1918-2018 : les véritables causes de la boucherie héroïque

dans Franc-Maçonnerie

Toute la période de 1906 à août 1914 fut dominée par l’idée de la guerre à venir. Douze gouvernements se succédèrent où les francs-maçons furent assez largement représentés. Les partis ainsi que la maçonnerie étaient divisés en deux clans, les pro-anglais et les pro-allemands mais la France finit par se placer dans le sillage de l’Angleterre en même temps que se poursuivait son désarmement moral et matériel par des campagnes anti-militaristes et l’insuffisance des crédits consacrés à l’armée. La Franc-Maçonnerie était bel et bien  à l’oeuvre pour préparer la boucherie de 1914-18.


La fraternité plus importante que la paix

Rédaction NSP
Klara Von Kustniz

Qu’en est-il de l’influence des sociétés secrètes dans le déclenchement de la première guerre mondiale ? Citons Disraeli, l’homme d’état britannique qui déclarait dans un discours prononcé à Aglesburg le 20 septembre 1876 : « Les hommes au pouvoir de ce siècle n’ont pas affaire seulement aux gouvernements, aux empereurs, aux rois et aux ministres, mais encore aux sociétés secrètes, éléments dont il faut tenir compte. Elles ont des agents partout, des agents sans scrupules qui poussent à l’assassinat et peuvent ,si elles le jugent à propos, amener un massacre. » Benjamin Disraeli savait sans aucun doute de quoi il parlait, lui qui avait pour aide de camp le franc-maçon Lord Balfour et comme ami le frère du B’naï B’rith Benjamin Franklin Peixotto qui oeuvraient déjà pendant ce temps à la création d’un foyer israélite en Palestine.

L’Histoire officielle ne mentionne jamais le rôle des sociétés secrètes dans l’Histoire . Contentons-nous de quelques faits qui permettront aux lecteurs de se faire une opinion.

Le 15 septembre 1912 , paraissaient ces lignes dans la Revue Internationale des Sociétés Secrètes (pages 787-788) : « Peut-être la lumière se fera-t-elle un jour sur cette parole d’un haut-maçon suisse au sujet de l’héritier du trône d’Autriche. « Il est bien ; c’est dommage qu’il soit condamné ; il mourra sur les marches du trône. »

Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche, était assassiné avec son épouse à Sarajevo. Qui étaient les meurtriers ? Qui les avait armés ?

Les quatre plus coupables avaient tous moins de vingt ans : Princip, Cabrinovic, Grabez et Illitch. Ils avaient reçu leurs armes d’une société secrète serbe Narodna Odbrana, genre carbonari, qui sous une apparence humanitaire, fomentait l’agitation révolutionnaire parmi la population. Ses chefs, comme ceux de la plupart des pseudo-mouvements de libération existant en Europe depuis le XIXème siècle, appartenaient sans doute à la franc-maçonnerie. Les minutes du procès dans lesquelles Princip s’exprime en disent un peu plus  : «  Oui Ciganovic (un de ses chefs) m’a dit qu’il était franc-maçon. Il me le dit lorsque je l’interrogeai sur les moyens d’exécuter l’attentat. Et il ajouta qu’il parlerait avec une certaine personne et qu’il en recevrait les moyens nécessaires. A une autre occasion, il me raconta que l’héritier du trône avait été condamné à mort dans une loge maçonnique. »* (Der Prozess gegen die attentäter von Sarajevo, extrait du compte-rendu sténographique du procès réuni par le Pr Pharos de Berlin, publié par Deckers Verlag, 1918)

Si la franc-maçonnerie ne peut être directement incriminée, il y avait bien cependant des francs-maçons dans l’affaire, franc-maçons connus pour être les adversaires acharnés des monarchies catholiques qui empêchaient l’éclosion de petites républiques d’Europe orientale, bien plus propices aux commerces en tous genres.

Le conflit vit le début du déclin de l’Europe, la montée du communisme et le triomphe de l’Amérique capitaliste. Il aurait pu pourtant se terminer vingt mois plus tôt et bien des vies auraient été économisées. Anatole France écrivait : « L’empereur Charles (de Habsbourg monté sur le trône en 1916) a offert la paix. Un roi de France aurait eu pitié de notre pauvre peuple exsangue, exténué, n’en pouvant plus. Mais la démocratie est sans cœur et sans entrailles. Au service des puissances d’argent, elle est impitoyable et inhumaine. »

Cette paix allait, hélas, être refusée par le cabinet Ribot, président du conseil et ministre de la guerre très lié aux francs-maçons (19 mars 1917) qui conditionna cette paix à la création de la Société des Nations qui verrait le triomphe des idées maçonniques et la chute définitive des monarchies chrétiennes. C’est lors du congrès du Grand Orient de France, rue Cadet, les 28,29 et 30 juin 1917 que le frère Corneau prit la parole en présence de frères du monde entier et en ces termes :  « De Waterloo à Sedan, de Sedan à la Marne, de La Fayette et de Washington au président Wilson et au général Joffre, une logique obscure paraît mener le monde à un but inconnu.[…] La France en armes, pour l’abolition du militarisme, va plus loin. Elle ne saurait arrêter son apostolat. Elle revendique la Société des Nations et celle-ci devient le but même de la guerre, la préface du traité de paix… »

Curieuse préface au traité de paix, qui fit mourir des millions d’hommes…

Pendant ce temps, au moment même où Washington refusait toute conciliation et toute paix avec l’Autriche, à Wall Street, le banquier et frère du B’naï B’rith Jacob Schiff , représentant légal des Rothschild pour les Etats-Unis et organisateur de la fameuse banque Kuhn, Loeb et Cie( Mystères et secrets du B’naï B’rith, Editions FACTA, 1993) , apportait son aide financière aux agitateurs bolchéviques qui venaient de contraindre la Sainte Russie, alliée de la France, à signer la paix honteuse de Brest-Litovsk. ( La Haute Finance et les révolutions, pièces extraites du « Livre Blanc » américain sur l’aide financière de Schiff et consort aux dirigeants communistes de 1917, Ed. Henry Coston, Paris, 1963.)

On croit mourir pour des idées…

La guerre a toujours été une source de profits considérables pour les marchands de canons et autres fabricants d’armes. Dès le début du conflit, le Kaiser s’était emparé du bassin de Briey en Lorraine, centre minier et sidérurgique qui devait fournir à la France le métal nécessaire à l’armement. Curieusement, les installations, qui appartenaient à la famille de Wendel, ne furent jamais touchées par le moindre bombardement et la France, qui auraient pu, en les reconquérant, récupérer la main-mise sur l’armement, n’y porta jamais la main…Certains intérêts sont décidément bien protégés. Il faut dire qu’un des Wendel était député au Reichstag alors que l’autre était député français. Ce même Wendel était également un des actionnaires et administrateurs de la société minière Penarroya appartenant aux Rothschild et qui avait confié le monopole de la vente de plomb à la Metallgesellshaft de Francfort, plomb qui fut exporté moyennant d’énormes bénéfices vers l’Allemagne par MM. De Rothschild, Cahen d’Anvers, de Wendel et Mirabaud et qu’on retrouva dans la peau de nos soldats.

Autre métal qui se transformait en or : le nickel. En effet, le nickel de Nouvelle-Calédonie (français donc), était exporté en contre-bande par les Rothschild et vendu à l’Allemagne par l’intermédiaire de l’american Metal Co, représentant la même Metallgesellshaft de Francfort. Le sénateur Gaudin de Vilaine intervint le 25 janvier 1917 à ce sujet en ces termes : « Inutile d’insister sur l’omniprésence des Rothschild en Nouvelle-Calédonie, depuis l’origine du nickel, c’est un secret de polichinelle, depuis l’acquisition par eux des dernières mines de la famille Higgison, aujourd’hui dans la misère. Or la Société Le Nickel et la Banque Rothschild, ça ne fait qu’un » (Journal officiel Sénat, débats parlementaires, N° des 26 et 27 janvier 1917, numéro mystérieusement disparu de la Collection reliée de la Bibliothèque Nationale…)

Encore un métal qui s’est retrouvé dans la peau de nos soldats et bien entendu l’affaire fut vite étouffée au même titre que le scandale du trafic des blés qui fit l’objet du rapport Victor Boret (Documents parlementaires 1918, pp. 1201 et suiv., annexes 5142) et dont le héros fut le banquier Louis Louis-Dreyfus, membre du Grand Orient de France, Loge L’Etoile Polaire et dont la maison connut une prospérité phénoménale grâce au ravitaillement de l’armée française, ravitaillement d’un excellent rapport. Un de ses coreligionnaires, M. Emmanuel Berl, n’hésita pas à dénoncer les pratiques de certains financiers et à démontrer qu’un véritable « syndicat belliciste » alimentait la presse et manipulait l’opinion publique en faveur de la guerre au service des puissances de l’argent : «  L’action de ces puissances d’argent dans les dernières crises diplomatiques, écrivait-il dans sa revue, est trop éclatante pour qu’on puisse la dissimuler sous le système des mutations et des dénégations… » (Pavés de Paris, 2,2,1939)

Malgré les journalistes honnêtes qui criaient la vérité sur les scandaleux bénéfices que certains retiraient de la guerre, l’inévitable eut lieu, l’horreur s’accomplit, on fourra les pacifistes en prison et et le Veau d’Or s’installa sur le tas fumant de 30 millions de cadavres européens.

Pour avoir une idée de l’horreur, nous vous invitons à relire Le Grand Troupeau, de Jean Giono.

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