6 juin 2019 : l’anniversaire de l’invasion n’aura pas lieu …

dans Réflexions & Histoire

Pourtant, de Londres et de Washington, des voix émouvantes s’élevaient tous les ans, les voix de la mémoire, du souvenir et de la reconnaissance éternelle, reconnaissance éternelle que nous devions à nos libérateurs, à ces milliers de soldats anglo-américains dont l’ultime témoignage historique résonne à jamais du sublime sacrifice des divisions américaines, préférant mourir que de se rendre et assurant du rempart de leurs poitrines la libération de l’Europe meurtrie. Le débarquement de Normandie, c’est le symbole immortel du dévouement de l’ami américain à l’ami français, c’est la certitude sanglante du désintéressement britannique, c’est le souvenir d’un furieux courage permettant aux pauvres français, affaiblis, démoralisés, vaincus, en fuite, courant comme des rats de rallier enfin une armée victorieuse, triomphante afin de former le futur noyau de la victoire contre la bête immonde.


Le débarquement, c’est l’égoïsme merveilleux des gouvernements alliés qui n’hésitèrent pas à sacrifier des milliers des leurs tant qu’un français de France demeurerait en danger, sur la plage où dans le désordre infernal du carnage venaient lamentablement s’échouer des centaines de navires sous le tir nourri d’une armée allemande peu encline à se laisser massacrer.
Le débarquement, c’est le volontaire suicide des équipages des glorieux Etats-Unis, couvrant de leur mort, pavillon haut, les intérêts financiers de leurs commanditaires apatrides.
Le débarquement, ce sont les mille et un récits de mille et un rescapés, clamant l’inépuisable constance des Américains, l’obscur sacrifice des Américains, la fière attitude des Américains, l’orgueilleuse sérénité des Américains, la gloire militaire des Américains.
Le débarquement, ce ne sont certes pas les mensonges de la propagande d’extrême-droite, ce ne sont pas les dizaines de milliers de victimes civiles, ce ne sont pas les dizaines de villes françaises rasées, ce ne sont pas les milliers de femmes françaises violées par les contingents de « libérateurs » car, comme on le disait dans Life afin de les motiver « la France est un bordel à ciel ouvert », et si les soldats américains condamnés pour viol étaient majoritairement noirs alors qu’ils ne représentaient que 10% du contingent, ce n’est pas parce qu’ils étaient « noirs » et que les autorités militaires étaient racistes, c’est parce que les violeurs étaient majoritairement noirs, ce ne sont pas les pillages des villages, les paysans écrasés sur les chemins de Normandie par des GI’s motorisés et avinés.
Le débarquement, ce n’est pas l’invasion culturelle de notre terre de France, ce n’est pas l’insupportable jazz, ce n’est pas l’arrivée de « l’American way of life » et l’essor d’une société de consommation avilissante qui ravale l’européen du rang d’homme au rang de consommateur, ce n’est pas la future destruction de notre agriculture , ce n’est pas le cinéma tout-puissant au service d’un impérialisme triomphant, ce n’est pas la mort de nos soldats dans la participation à nombres de guerres inutiles pour remercier nos alliés américains et maintenir leur hégémonie économique, ce n’est pas la négation de toutes les valeurs éternelles de l’Occident et nous n’incluons pas la glorieuse Amérique dans l’Occident traditionnel.
« Le débarquement, c’est l’espérance, la petite fleur qui pousse dans les ruines, la petite flamme qui n’est pas éteinte » aurait pu péroré un grand Général au lendemain de cette magnifique bataille de Normandie.
Nous n’aurons pas l’indécence de déflorer l’espérance, de cueillir la petite fleur et encore moins de souffler la petite flamme. Nous en sommes intimement persuadés : l’invasion, c’était pour notre bien. Vive l’Amérique, madame Merkel!…
L’Amérique, comme Carthage…

Propos librement inspirés de Jean-Hérold Paquis, assassiné par la République, le

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