A Grande-Synthe, les nettoyeurs du Puythouck vont-ils jeter l’éponge ?

dans Résister

A Grande Synthe ( Nord, Hauts de France), le maire EELV Damien Carême a pris sous son aile les clandestins locaux en obtenant l’installation du camp de La Linière. Depuis que ce dernier a brûlé en avril 2017 après une rixe entre ethnies, les clandestins se sont répandus dans les zones alentours et en particulier dans la zone naturelle du bois du Puythouck, véritable poumon vert de la région. Naturellement, de nombreuses nuisances ont été constatées par les riverains et les habitués de la zone naturelle.

Une association totalement apolitique de défense du Puythouck a vu le jour  « Unis Pour Préserver le Puythouck ». Ses membres se sont donné pour mission d’entretenir et de nettoyer la zone naturelle. La semaine dernière, environ cinq cents clandestins ont été évacués de la zone mais il en reste encore au moins la moitié dans des camps sauvages. La colère gronde chez les riverains, scandalisés par le laxisme du maire « écologiste ». Excédée, l’association de bénévoles qui nettoient régulièrement les détritus accumulés dans la zone naturelle a interpellé le maire Damien Carême pour lui exprimer son ras-le-bol. Le président de l’association Hervé Hecht répond à nos questions.

Klara Von Kustniz
Par Klara Von Kustniz

Le Puythouck est une zone proche de la ville de Grande-Synthe ; pouvez-vous nous expliquer les spécificités de cette zone ?

Hervé Hecht : La zone naturelle du Puythouck est riche en biodiversité, elle présente un intérêt écologique pour l’avifaune. Cet espace est un lieu de halte lors des migrations mais aussi pour la nidification grâce à la présence de zones arbustives denses, de boisements et de zones humides favorables à l’accueil des espèces patrimoniales.

Pourquoi avez-vous ressenti le besoin de créer une association de défense de cette zone ?

H.H: Depuis l’incendie du camp de la linière, un grand nombre de camps sauvages s’est installé aux abords du lac du Puythouck, provoquant des nuisances inacceptables envers la flore et la faune. Des arbres et des animaux ont été massacrés, les détritus se sont accumulés, la pêche illégale a été utilisée et l’implantation de camps sauvages a favorisé les réseaux de passeurs. C’est pourquoi nous avons décidé, moi et mes trois enfants, de créer l’association UPPP. Cette association a pour but essentiel de préserver la zone naturelle et protégée du Puythouck à Grande-Synthe. Nous visons également à veiller au respect de cet environnement.

Quels sont vos moyens d’action ?

H.H: Nous ramassons régulièrement les déchets de cette zone que nous mettons dans des sacs poubelles de 130 L. Nous avisons le service technique de la municipalité qui les récupère. Nous avons depuis le mois de mars amassé plus de 35 m³ de détritus. Nous avons mis en place une page Facebook intitulée « Unis Pour Préserver le Puythouck » sur laquelle nous annonçons des dates de ramassages et sur laquelle nous publions des photos de nos actions.

Etes-vous aidé dans vos démarches et votre travail par le maire EELV de Grande-Synthe Damien Carême qui prétend faire de sa ville un « modèle écologique » ?

H.H: Nous avons eu récemment un don de 200 € de la part de la municipalité, une somme dérisoire par rapport aux dons de l’association LUGOVA que nous remercions encore. Grande-Synthe est loin d’être un « modèle écologique », en tout cas plus maintenant. Nous considérons que « l’accueil sauvage des migrants » n’est pas compatible avec l’écologie.

Etes-vous soutenu par la population et de quelle manière ?

Nous sommes soutenus par un grand nombre d’habitants via notre page, mais par contre sur le terrain, à part quelques volontaires de temps en temps que nous remercions, seuls moi et mes enfants intervenons. Nous comprenons néanmoins la crainte et l’opinion de nos abonnés qui ne souhaitent pas participer à nos actions.

Le communiqué envoyé au maire EELV Damien Carême par l’Association « Unis pour préserver le Puythouck » :

Voici l’état de la zone naturelle …