Abstention, piège à cons !

dans Editos/Zones occupées

Le premier tour des élections municipales 2020 vient de se dérouler sur fond de pandémie et affiche un taux record d’abstention d’environ 56%. Du jamais vu pour des municipales. A qui profite le crime ?


Rédaction NSP
Redaction NSP

Nul ne doutera de l’influence des médias sur l’électeur lambda, toujours prêt à se faire embobiner par la toute puissance de la société des images. Comment ne pas paniquer lorsque votre président, hâve, mal rasé, visiblement épuisé, vous annonce sur le coup de 20 heures, à l’heure de l’apéro-saucisson, que vous allez tous crever. Quel beau coup de communication, bien destiné à affoler les Français, doublé d’un coup de maître le lendemain avec l’annonce à la dernière minute de la fermeture des bars, cafés, restaurants et autres boîtes de nuit à minuit, pour cause de pandémie, le tout la veille du premier tour des élections municipales, terrorisant ainsi le malheureux électeur qui préférera donc rester chez lui plutôt que de se rendre au bureau de vote. Coup parfaitement réussi puisque 56 % des français, tremblants de peur, sont restés terrés sans même attendre le confinement, ce qui a assuré aux tenants du pouvoir et autres maires sortants une réélection sans risque puisque seuls les plus motivés, c’est-à-dire leurs militants sont allés voter. Et voilà qu’on vous annonce un report du deuxième tour au cas où les poulains du pouvoir n’auraient pas gagné du premier coup. De là à ce qu’on nous l’annule et qu’on nous passe tout ça à la proportionnelle, il n’y a qu’un pas que nos dirigeants, soucieux de notre santé, ne tarderont sans doute pas à franchir. De l’art d’escamoter la démocratie au profit des oligarques et autres ploutocrates qui tiennent plus que tout à garder leur gamelle et à continuer à croquer le gâteau de la république.

Qui se cache derrière les médias ?

Les médias ont donc parfaitement fait leur travail en relayant les informations destinées à affoler la population et en faisant la part belle au discours de l’ancien employé de Rothschild qui n’a pas oublié les leçons de son maître. Sachant que nos démocraties tentent à devenir ingouvernables et l’affaire des Gilets jaunes ainsi que la montée des différents mouvements d’ultra-gauche ou d’ultra-droite tendent bien à le prouver, certains personnages haut-placés estiment que «  Plus un système est démocratique, plus il est exposé à des menaces intrinsèques » 1.
Qui sont donc ces personnages qui estiment « l’autorité fondée sur la hiérarchie, la compétence et la fortune a été soumise à une rude attaque »  et qui s’inquiète du danger que représente « la dynamique démocratique interne de la démocratie elle-même dans une société hautement scolarisée, mobilisée et participante » ?
 La réponse est simple : ces phrases sont extraites du rapport The crisis of democracy. Report on the governability of Democraties to Trilateral Commission. New York University Press, 1975. La Trilatérale  – organisation semi-secrète et mondialiste – regroupe tous les hommes et toutes les femmes d’influence jugés capables de collaborer au grand dessein mondialiste et entend bien utiliser les rouages de la démocratie pour assoir sa domination sur le monde, domination uniquement tournée vers un but d’enrichissement des déjà trop riches et d’asservissement des déjà trop pauvres. La Trilatérale compte environ trois cents affiliés issus de quatorze pays et cette discrète organisation, dirigée par trois « chairmen » issu des différentes régions du globe, compte parmi ses membres les plus influents des Rockefeller, des Rothschild, un grand nombre de francs-maçons et parmi les français célèbres passés parmi cette société, on trouve les noms de Simone Veil ou Raymond Barre, déjà banquier employé des Rothschild comme notre cher président.
Le rapport évoqué plus haut est parfaitement explicite : la démocratie est un danger pour les ploutocrates qui souhaitent vraisemblablement remplacer une population éduquée et donc susceptible de se révolter par une « population marginale »* qui se taira et ne participera pas à la vie politique.
Un nouveau prolétariat issu de l’immigration peut-être, bien docile et sous-payé ? Puis une population de souche abêtie par la désinformation et la désinstruction et paupérisée par la pression migratoire ? « * « Cette marginalisation est en elle-même anti-démocratique, mais elle est l’un des facteurs qui ont permis à la démocratie de fonctionner normalement. » ( Entendez : qui ont permis aux oligarchies de régner sans partage). Puisque la démocratie est un danger pour les ploutocrates, il importe d’y mettre fin car de même qu’il y a «  des limites potentiellement désirables à l’extension économique », «  il y a aussi « des limites potentiellement désirables à l’extension indéfinie de la démocratie libérale. ».
Rassurons-nous, la Trilatérale a une solution toute trouvée qu’elle applique depuis de nombreuses années : asservir puis museler la presse afin qu’elle fasse correctement son travail de manipulation. « Un défi important, souligne le rapport de la Trilatérale, est lancé par les intellectuels et par les groupes proches d’eux, qui affirment leur dégoût de la corruption, du matérialisme et de l’inefficacité de la démocratie, en même temps que de la soumission des gouvernements démocratiques au capitalisme de monopole. »
En effet, le bon peuple s’est rendu compte qu’on se moquait de lui et que les gouvernements n’étaient rien d’autre que des marionnettes de la haute-finance. Il importe donc de museler ces sursauts démocratiques en faisant en sorte que les gouvernements conservent « le droit et la possibilité pratique de retenir l’information à la source ».* En clair, la Trilatérale souhaite que la presse soit muselée ou tout simplement aux ordres des gouvernements et donc des banksters tireurs de ficelle afin que disparaisse le plus rapidement possible le moindre sursaut démocratique préjudiciable à leurs intérêts.
Nous y voilà, un président dont nul ne niera qu’il est la marionnette de la haute-finance, des médias aux ordres, une campagne de désinformation destinée à générer l’affolement et le tour est joué : abstention record, maintien en place des élites dans un hallucinant déni de démocratie, car qui peut se dire légitimement élu lorsqu’il a été porté au pouvoir par à peine 20% des électeurs comme c’est le cas dans de nombreuses grandes villes françaises.
Finalement, là où la Trilatérale a raison, c’est que la démocratie est dangereuse, non pas parce qu’elle leurre le peuple avec un chiffon de liberté mais parce qu’elle est l’instrument idéal pour servir la synarchie mondiale. Il serait temps que le monde secoue ce joug abominable de l’esclavage, imposé par les plus riches assoiffés de pouvoir et de matérialisme. Ce n’est certes pas la démocratie qui nous sauvera du Veau d’or ! Un roi peut-être ? Soyons fous…


 

  1. The crisis of democracy. Report on the governability of Democraties to Trilateral Commission. New York University Press, 1975.

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