Au tribunal pour avoir dénoncé le tout-halal de « La Mie Câline » !

dans Zones occupées

Les cinéastes qui osent rompre avec le politiquement sont fort rares. Nous connaissions Gérard Boyadjian, et voici Éric Dick, qui n’a rien à voir avec notre contributeur historique, Bernard Dick.

Riposte Laïque : Avant d’aborder le sujet qui a provoqué cet entretien, pouvez-vous expliquer votre parcours à nos lecteurs. Qui êtes-vous, Éric Dick ?

Éric Dick : Je suis né le 26 août 1964 en Vendée. Fils d’un propriétaire de cinéma et d’une professeur d’école. Dans les années 1980, j’entre au service des cinémas des armées où j’apprends les métiers du cinéma à l’ECPAD, puis me retrouve à l’école militaire de St Cyr dans la cellule audiovisuelle. Je continue ma carrière cinématographique dans la société « Pathé Cinéma ». Depuis, 2010, je produis et réalise mes propres films, documentaires, courts-métrages et films de fiction, une trentaine à mon actif et des récompenses internationales.

Riposte Laïque : Vous vous êtes donc retrouvé devant un tribunal, il y a quelque temps. Qu’avez-vous donc fait de si grave ?

Éric Dick : Je me suis retrouvé au tribunal pour avoir dénoncé les façons de faire irresponsables d’une société « La Mie-Câline ». En effet, je suis en tournage de mon prochain film « Et les cloches se sont tues » et lors d’investigations sur le marché du halal, j’ai constaté que cette fameuse société ne proposait à ses clients rien d’autre que des sandwichs halal et plus fort encore, ne l’indiquait pas sur les marchandises. J’ai donc posté une vidéo, extraite de mon film qui démontre parfaitement la tromperie. Mais la Mie Câline m’a attaqué en justice pour le commentaire suivant « D’autant plus qu’il faut savoir que l’entreprise qui vous vend ces sandwichs reverse une taxe à l’état islamique, en fonction du poids du kilo de viande acheté aux abattoirs halal. »

Riposte Laïque : Comment s’est déroulé votre procès ? Cette affaire vous-a-t-elle pénalisé professionnellement, et financièrement ?

Éric Dick : Nous ne nous faisons pas d’illusion, mon avocat et moi-même, sur la sentence. Le résultat est le 10 janvier. Cependant, j’estime avoir gagné car depuis cette entreprise a édité une note de service confidentielle à tous les franchisés en stipulant que « maintenant l’affichage doit être fait sur les produits et qu’il est important de présenter aussi des sandwichs non-halal. » Je joins cette note d’information. Donc, quoi qu’il arrive au procès, je considère avoir gagné cette première manche. Je précise qu’il a été demandé contre moi 50 000 euros de dommage et intérêt.

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