Bacchanales à l’Elysée: Le Point taille la plume …

dans La voix de son maître

A la lecture de l’article de l’excellent magazine Le Point qui relate la fête de la musique à l’Elysée dans un style reptatoire inégalé , je découvre un nouveau genre éditorial : la fellation plumitive.

 

Klara Von Kustniz
Klara Von Kustniz

Le chapô est éloquent : il s’agissait d’une « première fois » et seuls « 1500 chanceux » y ont eu accès. La suite ne l’est pas moins : «  Jack Lang aurait adoré , Macron l’a fait ». Ils le font exprès, au Point  de démontrer à ce point la continuité décadente de nos différentes élites républicaines ? Ce prétendu ton iconoclaste n’est rien d’autre qu’une antiphrase de bas étage pour mieux rebondir dans le plus pur style épidictique  avec ronds-de-jambe incorporé  et lèvres en anus de gallinacé:s « Cher ami, vous en êtes un autre. »

Le tapis rouge, terme élogieux s’il en est, de l’Elysée s’est donc transformé en « dance-floor ». Le Point cultive l’art de l’euphémisme en employant le terme « dance-floor » pour désigner ce qui ressemblait plus à une boîte gay échangiste qu’à un dancing pour mémère des années 70. Mémère ne s’y est d’ailleurs pas trompée et n’a pas manqué d’exhiber son harmonieux déhanché sous les flashes émoustillés des paparazzis, créant ainsi avec son royal Manu ce que Le Point, qui a décidément la plume dégoulinante, désigne par « une belle carte postale ».

Et Macron danse !

Et le journal subventionné de préciser que « le chef de l’état souhaitait rompre avec ses prédécesseurs », montrés comme d’horribles ringards appréciant la musique militaire et la chanson française. Le volatile macroïde est moderne, il se trémousse sur de l’électro et il « tweete ». Le coucou des Rothschild a fait son nid dans les ors de la république et piaille sa modernité, modernité dont la définition n’est pour lui que le rejet absolu de tout ce qui fait le passé, à savoir la grandeur de la France.
Il faut vraiment être un beauf décérébré d’extrême-droite pour apprécier la chanson française et la musique militaire alors que toute la scène « French Touch » nous offre un si beau panorama de la diversité en couleur, en genre et en nombre.
La star de la soirée Kiddy Smile , de son vrai nom Pierre Hache ce qui est nettement moins glamour, est une star du « voguing », à savoir du déhanchement sur piste de boîte gay dans des groupes ou « houses » portant le nom de marques de haute-couture.
Voilà qui a dû considérablement plaire à Mémère qui ne s’habille qu’en fringues griffées. L’histoire ne dit pas si le tee-shirt porté par « l’artiste » sur lequel on lisait «  noir, fils d’immigré et pd » (sic)  était griffé Vuitton …
Non seulement le couple présidentiel a « passé une tête » en queue de soirée mais on a pu constater sur les réseaux sociaux leur amour de la scène moderne avec l’élégant Busy P, pseudonyme de Pierre Winter, un temps manager de Daft Punk nous précise le plumitif mais surtout fils d’un attaché culturel à l’ambassade de France au Canada puis au Venezuela et de la responsable presse à RTL – c’est dire si le musicos a de l’entregent- et qui affirme sans rire ne pas être matérialiste dans les colonnes de Libération : « j’ai assez d’argent pour me payer mes baskets à 200€ et payer le loyer de mon appartement à Montmartre. »
Les smicards qui vivent dans 9m2 en banlieue et achètent leurs chaussures de sport à Aldi apprécieront.

La République dans la continuité de sa décadence

Tout cela ne choque pas notre camarade journaleux. Ce qui le choque, c’est qu’on puisse être choqué et que « certains ne digèrent pas de voir le palais de l’Elysée reconverti en discothèque géante le temps d’un coup de com. » Un « coup de com » ? Notre plumitif a enfin un éclair de lucidité mais sa pensée est trop pervertie pour aller à son aboutissement. De plus, il manque cruellement de courage et n’a même pas les tripes de désigner ouvertement qui sont ces fâcheux « certains », à savoir les vilains méchants empêcheurs de se trémousser en rond de la fachosphère en fait la francosphère … A ce niveau de sous-entendu, on frise la couardise.
Il fallait bien finir en justifiant la bacchanale éhontée et en tous points décadente à laquelle les « 1500 chanceux » avaient assisté le 21 juin dernier en salissant le plus possible un édifice français de premier ordre par son architecture et son prestige. Jamais avare d’un raccourci historique, le plumitif occulte sciemment l’origine du bâtiment construit et inauguré par le comte d’Evreux en 1720 qui à sa mort laissera un des palais les plus remarquables de France par son architecture, sa décoration intérieure et ses jardins à la française créés par les plus grands artistes de l’époque. A la mort du comte d’Evreux, Sa Majesté Louis XV rachètera le palais pour en faire la résidence de sa favorite Mme de Pompadour afin qu’elle ait un lieu où se retirer en cas de disgrâce. Amoureux certes, mais prévoyant.La grande classe . Le palais deviendra ensuite l’hôtel des ambassadeurs extraordinaires puis un musée des Beaux-Arts et le peuple de Paris pourra s’y promener à son aise dans les jardins, la monarchie aimant à voir son peuple heureux. Plusieurs propriétaires s’y succéderont n’entamant en rien le prestige de la demeure jusqu’à la Révolution républicaine qui en fera une prison, la dernière propriétaire étant contrainte d’offrir l’Elysée à la république pour sauver sa tête, avant qu’il ne devienne un lupanar sous la Terreur.

Enfin, le scribouillard du Point arrive enfin à la vérité toute nue dans son dernier paragraphe en décrivant l’infâme décadence républicaine car si ce palais a eu toute sa grandeur sous la monarchie, c’est bien la république qui en a fait un lieu de stupre et de vice, exactement comme en cette soirée du 21 juin 2018 qui, comme il le dit, paraît « en comparaison » des vices de la révolution jacobine « une parenthèse bien sympathique ».

Nous ne parlerons pas de « parenthèse » mais de continuité, continuité dans la décadence et l’abjection dont la république maçonnique et satanique sera toujours coutumière.


Le Point et les puissances de l’argent

Le Point journal fondé en 1972 par des transfuges de L’Express s’appuie pour sa création sur le groupe Hachette (dirigé alors par Simon Nora , de son vrai nom Aron, juif ashkénaze et résistant) et dont un des principaux actionnaires est Edmond de Rothschild . Le journal passe ensuite aux mains de Nicolas Seydoux*, patron du groupe Gaumont. En 1992, les financiers du journal inventeront une étrange alliance entre Le Point et L’Express (propriété de Jérôme Seydoux, frère du précédent, et de Claude Perdriel, ancien bras droit du banquier Edmond de Rothschild) dans un Groupement d’intérêt Economique pour gérer la publicité des deux parutions, publicité qui génère d’énormes revenus. Ces activités de presse seront ensuite cédées à CEP communication, filiale d’Havas groupe dont Alcatel, anciennement SACM fondée par André Koechlin, petit-fils de l’industriel alsacien Samuel Koechlin devient actionnaire principal. En 1997, Artemis, la holding de François Pinault* succède à Havas et devient le premier actionnaire du Point.

Le Point fait partie des journaux les plus subventionnés de France avec une somme de plus de 850 000€ par an.

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/33224-aide-a-la-presse-les-journaux-les-plus-aides-par-l-etat#le-point

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Nora

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Seydoux

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Pinault

 

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