Big Brother se défend bien …

dans Zones occupées
Y a-t-il des symptômes réels de guerre civile ? L’étude des prémices est intéressante bien que le sujet soit toujours dramatique à vivre. Le Gouvernement peine à calmer le jeu mais il sait qu’il pourra compter sur l’appui des corps constitués pour éviter le pire car ni les syndicats ni les partis politiques n’ont intérêt à porter le chapeau d’une dégénérescence totale de laquelle aucun ne ressortirait indemne. Même l’opposition n’est pas en mesure de gouverner en rassemblant une majorité suffisante, quand bien même y aurait-il de nouvelles élections législatives, car elle est totalement éclatée en forces antagonistes.


Rédaction NSP
Le billet de Franck Timmermans
Seul le Président de la République pourrait en appeler au Salut public et constituer un nouveau gouvernement d’unité nationale mais nous n’en sommes pas là. Pourtant, les évènements peuvent empirer, et ce, malgré même l’inévitable et salutaire trêve de Noël. En effet, c’est en janvier que tout se jouera : les Français auront le porte-monnaie vidé par les fêtes traditionnelles, d’incontournables hausses des charges se feront sentir car cela sera malheureusement un processus mécanique en dépit des promesses gouvernementales, des restrictions plus sévères seront alors nécessaires, sans compter les effets (mécaniques aussi) des grèves, blocages et violences subies par usagers, commerçants et sous-traitants. Et alors viendra le prélèvement à la source et tout sera à craindre car le citoyen ne sera plus en mesure « d’apprécier » les avancées administratives promises en ce domaine. Même une éventuelle restauration de l’ISF pour l’heure écartée par Macron risquerait d’être inopérante pour calmer les colères.
Devenues dangereuses car incontrôlables, elles constituent un échec cinglant pour les syndicats, leur utilité et leur prétendue représentativité ; un échec cinglant aussi pour les partis d’opposition puisque du temps où chacune des formations traditionnelles PS et UMP se sont succédé au Pouvoir, les prédécesseurs de Macron ont marqué leurs quinquennats par l’aggravation du chômage, les dépenses et dettes galopantes, et l’incompétence absolue quand il s’agissait de défendre les humbles, nullité à laquelle une dose d’arrogance insupportable n’a fait qu’user davantage la patience du peuple profond. Échec cinglant aussi pour les partis dits populistes puisqu’ils sont tous deux mis en cause dans plusieurs affaires douteuses, tous deux en proie à des divisions et donc tous deux incapables d’aligner les compétences et réseaux suffisants pour prendre et garder le pouvoir. Échec enfin pour le concept constitutionnel de Quinquennat qui aura plombé nos institutions, désacralisé une autorité élyséenne déjà fort émoussée avec Chirac, et qui aura accéléré sur un mode presque américain le rythme infernal de la médiacratie, des campagnes électorales, des affaires judiciaires et des démagogies les plus affligeantes.
Que nous reste t-il sinon le calme des vieilles troupes ? Le cauchemar de BHL qui voit dans ces gilets jaunes la réminiscence du 6 février 1934, est là pour nous éclairer. Qui sont les vrais incendiaires, qui sont les vrais attiseurs des braises de la guerre civile ? On nous dit que les gilets jaunes menacent la République et profanent ses symboles en France, et on nous dit aussi qu’aux USA c’est Trump qui menace la démocratie à tout instant.
Comme si le Président US, après son dernier tweet en France avait provoqué en quelque sorte les manifestations contre l’Elysée ! Diable, la boucle est bouclée, tout vient des fachos !
Reste que des vraies questions se posent quant à ces fomenteurs de haines et complots.
Trump a été élu régulièrement ce qui n’empêche pas ses opposants de chercher par tous les moyens à créer une crise pour l’obliger à partir ce qui est absolument inédit dans ce berceau de la démocratie ! Et quand des colonnes de migrants hispaniques s’approchent des frontières US, il n’y a pas de mots assez forts pour condamner les menaces du Président américain.
Mais, qui a initié ces colonnes de migrants, qui les ravitaillent, qui les a mobilisés et motivés ?
Il y a là un sérieux paradoxe car du temps idyllique d’Obama, il n’y eut nul mouvement de la sorte ! Pourtant c’était l’homme idéal, Prix Nobel de la paix, et le moment rêvé pour une telle transhumance ! Obama serait venu au-devant de ces masses humaines ouvrir les frontières, tel Moïse écartant les flots et ses opposants auraient alors subi les foudres des médias galvanisés…
Rien de tout cela. Les migrants ont attendu patiemment que ce soit Trump pour venir, au risque d’un accueil présumé moins humanitaire… Qui manipule et dirige ces pauvres gens ?
Et quels sont les bilans de ces grands démocrates, Clinton en Haïti dont il est devenu le satrape après le désastre de 2010, et Obama après la catastrophe en Louisiane de Katrina en 2005 ? Haïti est-elle reconstruite ? Non. Les victimes de Katrina ont-elles bénéficié de mesures d’exception pour être soutenues, dédommagées, indemnisées ? Les assurances US ont-elles été astreintes à la célérité des procédures et à la solidarité dès 2008 ? Et toutes les victimes anonymes du grand crash financier de 2008 causé par les cartels bancaires, les spéculateurs et affairistes, ont-elles été un peu dédommagées, aidées par une administration Obamaise érigée partie civile pour elles ? Non. Les vrais responsables, PDG de ces cartels, ont-ils été punis, saisis de leurs biens et avoirs, emprisonnés ? Pas un. Car dans ce modèle de démocratie, la justice américaine ne juge pas ce genre d’élite, elle marchande car la recherche de la vérité ne compte pas, seule compte la préservation du Système. Et paradoxalement, c’est Trump, 10 ans après, bien que représentant d’un affairisme certain, permet aux défavorisés de retrouver plus facilement un travail qu’avant, de préserver leurs emplois pour faire face aux conséquences durables de la crise boursière mondiale ! Le bilan d’Obama est une imposture, en dehors du fait qu’il sait parler et pleurer comme un prédicateur de talent. Mais son acte le plus vil est à l’œuvre, contre un pouvoir légitime, en diabolisant sans cesse Donald Trump.
Et ce dernier serait-il assassiné demain que toute la classe politico-médiatique se mobiliserait pour sacraliser son meurtrier et lui épargner la chaise électrique. Et, pour l’occasion, rappeler au monde ses valeurs fondamentales d’opposition à la peine de mort, celle de Trump étant la conséquence de ses provocations fascistes ! Bien évidemment !
En France, nous avons un Obama junior à l’Élysée qui n’a de cesse de répéter que l’ambiance est mortifère comme avant 1939, que les nationalismes sont l’ennemi ; que l’Europe, la démocratie et la liberté sont en danger à cause des populismes émergents partout. Et d’asséner toutes sortes d’âneries sans oublier la provocation de Poutine en Mer d’Azov unanimement condamnée comme s’il s’agissait des Sudètes ou de la provocation de Gleiwist ! De fait, Macron a peur, et commence à parler comme Maduro.
Ce monde est devenu paranoiaque, non du fait des vrais dirigeants qui savent gouverner mais de celui des mondialistes, des progressistes bobos et de tous ceux pour qui une nouvelle guerre permettrait un nouvel enrichissement et surtout une gouvernance mondiale, une tutelle au-dessus des libertés nationales.
Alors on agite la vieille peau de loup fasciste des deux côtés de l’océan, bien que Trump ait largement jadis financé les Bush, Clinton et consorts, et bien qu’en France aucun bruit de bottes ne se fasse entendre en dehors de celui des CRS épuisés et de celui de Marine Le Pen arpentant le soir en hâte les rayons d’un supermarché, accrochée à son caddie.
Certains fantasmes tuent plus que le ridicule. Soyons donc sérieux mais vigilants.

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