Censure Talmudique : taire par prudence, mais surtout ne jamais rien en renier !

dans Réflexions & Histoire

Il faut savoir que si le Talmud de Babylone imprimé comme nous l’avons vu en 1520 à Venise (Bomberg), suivi du Talmud de Jérusalem, furent édités dans une version intégrale bénéficiant d’un privilège papal, très vite le Vatican entreprit de détruire l’édition du Talmud, qu’elle avait antérieurement autorisée, en raison du scandale que provoquait la lecture du livre.

Le 9 septembre 1553, date du nouvel an juif, tous les exemplaires du Talmud furent brûlés à Rome, et la censure pontificale fut appliquée très sévèrement à la suite de la bulle Cum sicut nuper de Jules III en 1554, le Talmud étant mis en 1559 à l’Index Expurgatorius; le pape Pie IV en 1565 ordonnant même, mesure extrême, que le Talmud soit privé de son propre nom, ce qui entraîna la diffusion de l’appellation de « Shass » pour le désigner….

De ce fait, dans la plupart des éditions ultérieures, notamment celles faites en Europe de l’est, un certain nombre de versets ont été officiellement “réécrits”…

L’abbé August Rohling (1839-1931), docteur en théologie, professeur d’exégèse à l’Université de Münster, chanoine de la collégiale de Prague, s’appuyant sur les travaux de Johann Andreas Eisenmenger (1654-1704), professeur d’hébreu à Heidelberg, qui se pencha avec attention sur le sujet en utilisant des versions non expurgées censées provenir du Talmud, et fit paraître en 1871 un ouvrage en Allemagne : Der Talmudjude (Le Juif talmudique), publié en France en 1888 par les soins de l’abbé Maximilien de Lamarque, docteur en théologie, dans lequel il citait de très nombreux passages censurés et expurgés du Talmud.

En fait, Eisenmenger et tous ses successeurs pleins de bonne volonté ont recueillis toutes sortent d’écrits hébraïques mélangeant à souhait ce qui ressort du Talmud, du Zohar, de divers traités de commentaires talmudiques et même des fameuses Toldot Yeshou. Il en résulte une succession de références paginées extrêmement précises qui, pour la plupart, n’appartiennent pas du tout au corpus talmudique proprement dit !
Les talmudistes ont ainsi beau jeu alors de soutenir alors que les traductions de l’abbé Rohling et plus tard de l’abbé Pranaitis sont fantaisistes, ne correspondent pas aux textes originaux, et donc que ce sont des faux …
Ils oublient évidemment de souligner que ces textes existent, que les références dûment notées ne sont pas inventées et correspondent bien à des textes juifs qui leur sont tombés dans les mains, traduisant l’esprit de la communauté et de ses dirigeants envers les chrétiens en particulier et les goyim en général…

Un grand merci donc aux rabbins qui nous rappellent aussi obligeamment ce que les talmudistes pensent encore aujourd’hui du Christ, d’une façon avouée ou censurée, mais toujours aussi haineuse.

Que le magistère de l’Eglise y songe avant de s’enliser plus avant dans un dialogue à sens unique !
Ce texte peut troubler des chrétiens – qui y verraient à première vue une relation totalement différente de ce qui est décrit dans la Passion – et qui finiraient par « douter » du récit évangélique.

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