Co-parentalité et désir d’enfant : un business juteux !

dans Zones occupées

Alors que le projet de loi bio-éthique sur la PMA vient d’être voté par l’Assemblée Nationale, la toile voit fleurir pléthore de sites de « co-parentalité » qui proposent aux célibataires et autres LGBTQ etc. de trouver un ventre ou quelques gouttes de sperme dans le but d’avoir un enfant.


Klara Von Kustniz
Klara Von Kustniz

En France, une dizaine de sites propose de mettre en relation les célibataires, gays, lesbiennes et tous ceux que la famille traditionnelle rebute, afin de leur permettre de faire des enfants, puisque dans notre monde mercantile, l’enfant n’est plus un devoir mais un droit.
Sur Childable.fr , Co-Parents.fr ou CoparentaLys.fr, celui qui possède le plus grand nombre d’adhérents,  on vous propose de faire un enfant, de devenir géniteur ou de fonder une famille traditionnelle ou recomposée, le tout en écriture inclusive pour faire moderne. Vous pouvez aussi éventuellement rencontrer l’amour mais l’option n’est pas garantie. Le site s’adresse à cinq catégories de clients : les femmes qui veulent faire un bébé sans père et sont donc à la recherche d’un géniteur de passage et peu encombrant, les hommes et les femmes qui veulent un enfant sans famille et ne jurent que par la co-parentalité, les homosexuels à qui le site propose d’être parents à trois ou quatre, les déjà-parents solos qui veulent remettre ça et enfin, les hétéronormés qui souhaitent tout simplement fonder une famille ET accessoirement trouver l’amour. Nous voilà rassurés, cela existe encore. Pour les tenants du site, la co-parentalité, c’est l’histoire de deux individus, quels qu’ils soient, qui se rencontrent et mettent en commun leur désir d’enfant, sans pour autant vivre ensemble. Nul ne se pose la question de savoir ce qu’en pense l’enfant et si le fait de n’être qu’un désir et donc un objet commercial ne va pas lui nuire psychologiquement dans l’avenir.

Un repaire de chauds-lapins

Naturellement, le site regorge d’annonces de « géniteurs » tous plus motivés les uns que les autres et prêts à tout pour aider les femmes en mal d’enfant, ces chers « géniteurs » cherchant vraisemblablement bonne fortune et coup rapide sans débourser un rond. Il faut dire que Co-Parentalys fait bien les choses puisque le site vous explique très scientifiquement comment on fait des enfants, par insémination « naturelle » ou « semi-naturelle ». Il n’est guère difficile d’imaginer ce que signifie « naturelle » : un coup vite fait sans conséquences, palabres et autres circonvolutions. Pas besoin de parler, droit au but et au revoir madame. Quant à la « semi-naturelle » ou « technique dépositoire », la description vaut son pesant de gamètes puisqu’il s’agit (je cite) « d’une pénétration juste au moment de l’éjaculation », un peu le contraire de la méthode du retrait en quelque sorte. Voilà de quoi ameuter des légions de chauds-lapins qui, sous couvert de charité, assouviront leurs désirs malsains.

L’enfant pour tous

Mais la cible essentielle de ces sites reste le couple homosexuel désireux, lui aussi d’avoir un enfant. Le site regorge de rubriques pour gays et lesbiennes expliquant comment trouver une mère porteuse, c’est-à-dire comment dénicher la meilleure agence commerciale de GPA. Rendez-vous donc sur Babygest.com  pour comparer les prix et les services sachant que les prix s’échelonnent de 50 000 à 110 000 euros dans les pays où la législation permet ce type de commerce et où ces agences ont pignon sur rue. Le site met bien sûr les clients en garde contre les agences frauduleuses et insiste sur leur nécessaire déontologie. C’est oublier le récent scandale des usines à bébés découvertes au Nigéria dans lesquelles des jeunes femmes étaient mises enceintes dans le but de vendre leurs enfants. Pas moins de dix nourrissons étaient vendus par an.
Bien évidemment, les sites officiels de co-parentalité n’ont rien à voir dans ces sordides manipulations mercantiles mais il n’en reste pas moins qu’ils ne sont pas des associations de charité et que le but premier de leur existence est de gagner de l’argent en vendant des abonnements et en exploitant la détresse humaine même si les fondateurs s’en défendent comme les créatrices du site allemand Miriam Förster et Christine Wagner. Ces jeunes femmes, en couple à l’époque, eurent l’idée de lancer ce type de site pour trouver un géniteur. Une fois le donneur trouvé, l’enfant né, le business prit de l’ampleur soi-disant bien malgré elles qui ne pensaient qu’amour et philanthropie.

Jouissance, dépravation et maternité

Le site Co-Parentalys est une mine de renseignements pour tous ceux qui refusent la famille traditionnelle, en particulier la famille chrétienne, celle pour qui le mariage est avant tout un contrat destiné à élever dans l’amour le nombre d’enfants que Dieu voudra bien lui donner. Pour les co-parents, seul prime l’égoïsme ; on veut un enfant comme on veut un chien ou un chat et il n’est même pas sûr que le petit d’homme sera mieux traité que le chat de la voisine. Combien d’enfants traumatisés par l’absence d’un père ou d’une mère, combien d’enfants rejetés lorsque la contrainte aura remplacé le désir. Aux Etats-Unis, par exemple, il est loisible de « rendre » l’enfant adopté s’il ne vous convient pas.
L’enfant devient « jetable » et « ré-adoptable » lorsqu’il ne plaît plus. Il n’est plus qu’un objet de plaisir, amusant un temps mais dont on peut facilement se lasser.
Sur le même site, la responsabilité des parents semble céder le pas au plaisir immédiat, plaisir de « posséder » l’enfant de ses rêves, plaisir de jouir de cette possession de façon purement égoïste. Un article va même jusqu’à aborder « l’orgasme pendant l’accouchement »  que de pseudo-scientifiques prétendent assez courant pour motiver les femmes à être mamans. Ravaler le plus bel acte de la création à une simple jouissance est le propre d’une société dépravée, pourrie jusqu’à l’os par le matérialisme et l’argent.
Les lois bio-éthiques en France ont ouvert la boîte de Pandore et l’enfant, don de Dieu, fruit de l’amour et de toutes les attentions d’une famille aimante est en passe de n’être plus qu’un banal objet de consommation. Bienvenue dans le meilleur des mondes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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