Communiqué de presse : bilan et résultats de la Liste de la Reconquête

dans Résister

La campagne des élections européennes s’est achevée hier par la proclamation des résultats de métropole et d’Outre-Mer. Sur 47 344 735 électeurs inscrits, 23 613 483 se sont abstenus (soit 49,88% d’abstention). Pour rappel, les élections européennes se déroulent sur une circonscription nationale unique et au scrutin proportionnel à un tour, le seuil de qualification étant de 5% et celui du remboursement des frais de campagne de 3%.


Moins d’un an après sa transformation en parti politique, la Dissidence Française se lançait pour la première fois dans la bataille électorale en présentant la Liste de la Reconquête. Bilan, analyse et résultats de cette candidature.

  • Les résultats nationaux

La Liste de la Reconquête a recueilli 4 835 voix, soit 0,02% des suffrages exprimés, selon les derniers chiffres du Ministère de l’intérieur (à consulter ici).

La Liste de la Reconquête arrive donc en 28ème position sur 34 listes, devant les listes « Démocratie représentative » (Hadama Traoré), « Une France royale » (Robert de Prévoisin), « Neutre et actif » (Cathy Corbet), « Evolution citoyenne » (Christophe Chalençon), « Ligne claire » (Renaud Camus) et « Révolutionnaire » (Antonio Shanchez).

  • Les résultats en régions

Île-de-France : 932 voix – Hauts-de-France : 472 voix – Normandie : 441 voix – Auvergne Rhône-Alpes : 432 voix – Provence-Alpes-Côte d’Azur : 396 voix – Bretagne : 345 voix – Nouvelle-Aquitaine : 326 voix – Occitanie : 319 voix ; Grand-Est : 319 voix – Pays de la Loire : 298 voix – Centre Val-de-Loire : 211 voix – Bourgogne-Franche-Comté : 180 voix – Français établis hors de France : 45 voix – Martinique : 16 voix – La Réunion : 14 voix – Corse : 6 voix – Guadeloupe : 3 voix – Mayotte : 3 voix – Guyane : 1 voix.

  • Analyse

Ce score est un premier résultat encourageant pour un parti qui ne s’était jamais présenté aux élections et qui ne dispose que de très peu de moyens. Cette campagne constitue ainsi une avancée majeure pour notre famille politique qui est parvenu à s’extraire d’une forme de marginalité politique pour partir à la reconquête des électeurs et réinvestir le terrain électoral.

  • Menée jusqu’à son terme malgré des moyens extrêmement limités, notre candidature a permis :
  • d’accroître considérablement la médiatisation de la Dissidence Française ;
  • de mobiliser massivement des militants venus de tous les horizons dans une campagne à l’échelle nationale ;
  • de développer des réseaux locaux pour préparer les futures échéances électorales ;
  • de faire émerger durablement un pôle de droite alternative dans le paysage politique français.
  • Pour la première fois, notre discours sans concession sur la réalité de l’immigration, du Grand Remplacement et la nécessité de la remigration a été entendu par des centaines de milliers de Français. Notre clip de campagne a été diffusé sur France 2, France 3, France Ô, France 24, France Inter, France Info et RFI. La fréquentation de notre site internet a bondi et le nombre de visites quotidiennes a été multiplié par 10.

Si ces victoires sont le résultat d’une mobilisation remarquable de centaines de militants partout en France, elles démontrent aussi qu’il est possible d’accomplir beaucoup avec des moyens très limités : le budget qui fut consacré à cette campagne par la Dissidence Française s’élève ainsi à moins de 2 500 euros. En deux semaines, plus de 3 500 affiches ont été collées et 10 000 tracts distribués aux quatre coins de la France par nos bénévoles.

  • Une campagne électorale faussée

Malgré ces résultats encourageants, le score définitif de la Liste de la Reconquête n’est pas représentatif de la réalité de notre potentiel électoral. En effet, ces élections furent entachées d’irrégularités, de fraudes et de dispositions réglementaires particulièrement défavorables à notre candidature.

Des élections sans bulletins de vote : en France, contrairement à d’autres pays européens, l’impression et la distribution des bulletins de vote est à la charge de la liste, ce qui représente un coût de plusieurs centaines de milliers d’euros. Comme la majorité des autres listes, nous avons été dans l’obligation d’inviter nos électeurs à télécharger et imprimer eux-même leur bulletin de vote. Ces dispositions favorisent naturellement les partis du Système qui bénéficient de subventions publiques et de financements occultes, au détriment du pluralisme démocratique. Et si nous avons, malgré tout, fait imprimer et livrer des bulletins de vote dans plusieurs mairies, certaines municipalités ont tout simplement refusé les lots de bulletins de vote que nous leur présentions – bulletins pourtant parfaitement règlementaires – en invoquant des arrêtés préfectoraux de dernière minute, ce qui constitue une infraction manifeste à l’article R.55 du Code électoral.

Des votes non-comptabilisés : à cela s’ajoute une disposition absurde, l’obligation d’imprimer le bulletin de vote sur du papier d’un grammage 70g/m2 (jusqu’ici, le grammage requis se situait entre 60g/m2 à 80g/m2). Or, le papier 70g/m2 est quasiment introuvable dans le commerce, ce qui a obligé beaucoup de nos électeurs à imprimer leur bulletin sur du papier d’un grammage supérieur. Nombre de bulletins de vote ont donc été déclarés « nuls » par des présidents du bureaux de vote qui pouvaient en décider de manière parfaitement arbitraire. Ainsi, entre le scrutin de 2014 et celui de 2019, le nombre de bulletins considérés comme « nuls » a plus que doublé (de 245 531 en 2014 à 526 191 en 2019).

Une couverture médiatique partiale et inéquitable : aucun représentant de la Liste de la Reconquête n’a été invité à participer à l’un des onze grands débats télévisés. Ces débats ont donc consisté à mettre en scène les partis et candidats choisis par les médias et les instituts de sondage, au détriment du pluralisme démocratique. Sur le même principe, la plupart des comparateurs de programmes n’ont pas intégré les propositions de la Liste de la Reconquête, et proposaient donc une illusion de choix entre une dizaine de listes, sur les 34 déclarées et régulièrement enregistrées.

Facebook porte atteinte à la sincérité du scrutin : si les réseaux sociaux ont aujourd’hui une place importante dans toutes les campagnes électorales, et particulièrement dans celle-ci où il s’agit de l’une des seules possibilités de médiatiser notre candidature, nous devons ici dénoncer les graves manoeuvres de Facebook. En effet, il est formellement interdit à une entreprise privée d’intervenir dans le financement d’une campagne électorale, soit par un financement direct, soit en octroyant un avantage en nature à un parti politique au détriment d’un autre. Or, Facebook a depuis plusieurs mois réduit artificiellement l’audience de la page Dissidence Française à environ 10% de son potentiel, bloquant son compteur de « likes » et limitant la visibilité de ses publications (procédé dit de shadowban). Ce faisant, Facebook a favorisé les autres partis et listes en leur offrant davantage de visibilité, en infraction à la législation relative au financement de la vie politique et aux règles du Code électoral. En tant qu’entreprise étrangère, il s’agit par ailleurs d’une manoeuvre d’ingérence de Facebook dans le processus électoral d’un État souverain. Nous avons adressé nos griefs aux services juridiques de Facebook durant la campagne électorale, et n’avons reçu aucune réponse. Nous étudions donc la possibilité de saisir la justice pour obtenir réparation.

  • En conclusion

Cette première campagne marque l’entrée de la Dissidence Française sur la scène électorale. S’ils restent modestes, nos résultats démontrent cependant qu’il existe un espace politique pour faire entendre plus largement nos idées, et que la Dissidence Française dispose de la capacité d’organiser et de mener à son terme une campagne électorale à l’échelle nationale.

C’est donc une victoire, tant pour la Dissidence Française que pour les idées nationalistes de manière générale, car la dynamique née de cette campagne ouvre la voie à des succès futurs sur le terrain électoral comme sur le terrain militant. Fiers du travail accompli, c’est avec détermination que nous nous engagerons dans la bataille des élections municipales en 2020 et que nous travaillerons au développement de la Dissidence Française dans les semaines et les mois qui viennent.

Nous remercions les milliers d’électeurs qui nous ont apporté leur suffrage lors de ces élections, ainsi que tous les militants, adhérents et sympathisants qui se sont engagés dans cette campagne pour faire connaître la Liste de la Reconquête partout en France.

Si vous souhaitez nous aider à relever les défis à venir et à bâtir cette grande force antisystème dont la France a besoin, adhérez ou faites un don desfiscalisé, et donnez-nous les moyens d’accomplir encore davantage.

Pour la France et les Français d’abord !

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