Connais « Ton Media » : Le Monde

dans La voix de son maître

« Comme un coucou, Le Monde est né, le 18 décembre 1944, dans le nid douillet du Temps, jeté par dessus bord au nom des principes sacrés de la Résistance », raconte Henry Coston dans son ouvrage Les Financiers qui mènent le monde 1 . Les locaux réquisitionnés et le matériel saisi sur le cadavre du Temps permettent au nouveau journal de démarrer sur de bonnes bases. Le premier rédacteur en chef Hubert Beuve-Méry, est connu pour avoir dirigé les études de l’Ecole des Cadres d’Uriage créée par le Maréchal Pétain.

Rédaction NSP
Rédaction NSP

Beuve-Méry était célèbre pour sa détestation du « gros argent » et son exécration du défunt journal Le Temps au conseil d’administration duquel on trouvait, entre autres, Ernest Roume, administrateur de la Compagnie de Suez, des mines de Boleo et du Nickel (contrôlé par Rothschild.)

Le Monde se rapprochera des puissances d’argent dès 1985 avec son nouveau rédacteur en chef André Fontaine qui, non content de fréquenter le groupe Bilderberg, adhérera au Centre d’études et de politique étrangère et à l’Institut français des relations internationales, animé par Thierry de Montbrial, membre influent de la Trilatérale 2. Les liens se nouent donc entre Le Monde et les ploutocrates. Ceux-ci, comme le richissime Marcel Bleustein-Blanchet, entrent au capital de l’entreprise.

Les financiers aux manettes

Aussitôt se crée La société des lecteurs du monde, composée uniquement d’ « amis » participant au capital. Quelques actionnaires actifs parmi d’autres  (liste non exhaustive) : Elisabeth Badinter, fille de Bleustein-Blanchet (patron de Publicis), Dominique de la Martinière (banque Lazard), Denis Defforey, patron de Carrefour, Claude Neuschwander, directeur de la FNAC, Jean-Louis Servan-Schreiber du groupe Expansion, Nicolas Seydoux, patron du groupe Gaumont et du magazine Le Point, Pierre Uri, ancien directeur pour l’Europe de la banque Lehman and Brothers et conseiller du banquier Edmond de Rothschild.

Pour le fauteuil de président, tout ce beau monde choisira le financier Alain Minc (Minkowsky) , ancien PDG d’Air Industrie, de Cockery et de Bourdin et Chausse et bras droit de son coreligionnaire Carlo de Benedetti, numéro deux de la finance italienne.

Tous ces rapprochements expliquent la phénoménale augmentation de capital du Monde qui passe à 11 millions de francs (environ 1,6 millions d’euros). La nouvelle société, devenue Société du journal Le Monde chapeaute l’édifice du quotidien vespéral.

La nouvelle collusion du Monde avec les puissances de l’argent se traduit par une entente Le Monde-Hachette. Un trust est né. Le Monde s’allie à l’édition, à l’imprimerie Le Monde Imprimeries, à la publicité Le Monde Publicité dont la firme Bleustein-Blanchet détient 49 % du capital. Le quotidien s’associera également avec le cinéaste Martin Karmitz pour la création de la société L.M.K.Images, spécialisée dans la production de programmes audiovisuels.

Ne doutons pas que tous ces rapprochements seront gage de sérieux et d’objectivité.

Le Monde est maintenant devenu incontournable et a perdu sa première étiquette « de gauche ». Les puissances financières, ne pouvant opérer du dehors ont tout organisé du dedans. Le ver est dans la pomme.

Erosion du lectorat

Cependant le succès éditorial ne suit pas. Le quotidien est tombé de 434 000 exemplaires en 1981 à 335 000 en 1985 et depuis, la chute ne fait que s’accélérer : 290 000 exemplaires en 2016. La compromission ne paye pas. En 1994, le journal devient Société Anonyme et ses dirigeants Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc dérangent le lectorat par leur mondialisme et leur anti-mitterandisme. Les affaires ne s’arrangent pas.
On recapitalise en 1995 et on se lance sur Internet avec Lemonde.fr.

Edwy Plenel quitte définitivement la rédaction du Monde en 2005, Colombani est remplacé par Pierre Jeantet directeur de l’Agence France Presse. Tout ce beau monde démissionne en 2008 pour désaccord financier … sauf Eric Fottorino qui trouve là l’occasion de s’emparer du siège de président du directoire en 2008.

Il est cependant révoqué en 2010 pour être remplacé par Louis Dreyfus qui fut successivement directeur financier de La Provence, puis de Libération avant de devenir directeur général du Nouvel Observateur puis des Inrocks et de présider le conseil d’administration de Sciences Po Lille et de l’ E.S.J. (Ecole Supérieure de Journalisme de Lille) , tout cela étant, bien sûr, la garantie de la plus parfaite objectivité des journalistes du Monde. Louis Dreyfus est un proche collaborateur de Mathieu Pigasse qui est devenu avec Pierre Bergé et Xavier Niel (fondateur de Free) propriétaire du quotidien vespéral.
La société des trois hommes Le Monde libre (sic) contrôle 64% du capital.

Se succéderont depuis au poste de directeur des publications Erik Israelewicz, Nathalie Nougayrède, Jérôme Fenoglio et Luc Bronner
Au Monde, on joue beaucoup aux chaises musicales pour plaire aux actionnaires.

Après le décès de Pierre Bergé en 2017, Xavier Niel et Mathieu Pigasse détiennent désormais 74,5% des parts de la société Le Monde libre alors que les ventes du journal ne cessent de diminuer. Le quotidien libre et indépendant « Média de vérification de l’information » vit en grande partie des subventions de l’Etat. Total de l’aide en 2017 : 5 438 216 € soit 0.06 euros par exemplaire 

Comme disait le regretté Pierre Desproges : « Le Monde, le poids de l’ennui, le choc des paupières. »

 

  1. Les financiers qui mènent le monde. Henry Coston H.C.
  2. Trilatérale : organisation plus ou moins secrète créée en 1973 par les principaux membres du groupe Bilderberg parmi lesquels David Rockfeller, Henry Kissinger. A l’instar du groupe Bilderberg, l’organisation prône une conception mondialiste. Citons parmi certains de ses membres célèbres:Edmond de Rothschild, Michel Rocard, Raymond Barre ou Simone Veil.

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