Denain, élections municipales : soumission aux Frères Musulmans ?

dans Zones occupées

La maire sortante socialiste de Denain (département du Nord des Hauts-de-France)  Anne-Lise Dufour-Tonini aurait (selon Mediacité) noué, pour les municipales de mars prochain,  une alliance informelle avec la famille Iquioussen, très liée aux Frères musulmans, afin de contrer le candidat RN Sébastien Chenu. Un scénario à la Houellebecq …


Rédaction NSP
Ivan Lévy

Anne-Lise Dufour-Tonini, fille de communiste et maire socialiste de Denain, une ville classée en 2010 la plus pauvre de France parmi les communes de plus de 20 000 habitants, a peur pour son siège. L’élue de gauche craint la possible victoire de Sébastien Chenu, candidat RN, et se révèlerait prête aux pires compromissions pour éviter à sa ville de basculer aux mains de la « bête immonde ».
Mais une « bête immonde » peut en cacher une autre et il n’est pas sûr qu’en donnant le sentiment de faire allégeance à l’islam radical, la maire de Denain fasse le bien de ses administrés. Ce dont ont besoin les denaisiens, ce n’est pas de mosquées, mais d’emplois dans une ville à 13,80% de taux de chômage, ce taux n’ayant aucunement évolué sous l’administration de Mme Dufour-Tonini. Cela atteste d’une absence totale de résultats.
Une alliance « informelle » se préparerait  donc entre l’élue et la famille Iquioussen  dont le représentant le plus connu est Hassan Iquioussen, denaisien d’origine marocaine formé à l’école de l’UOIF ( Union des Organisations Islamiques de France) devenue depuis les Musulmans de France, l’adjectif « islamique » sentant sans doute trop la poudre. Hassan Iquioussen, auto-proclamé imam, et ses cinq fils semblent avoir la main-mise sur presque tous les musulmans des villes autour de Valenciennes. Certains sont imams (Othmane Iquioussen, mosquée de Raismes), d’autres oeuvrent dans le social ( Sofiane Iquioussen, Garage Solidaire) ou dans le commerce (Othmane Iquioussen, entrepreneur dans le commerce de gros) et tous se disent de bons républicains de gauche.
La république le leur rend bien d’ailleurs puisque le patrimoine de la famille a fait l’objet d’interrogations de la part de l’ancien responsable de l’UOIF Mohamed Louizi qui s’interroge sur le « luxueux train de vie de la famille » et sur son énorme patrimoine immobilier dans les Hauts-de-France, patrimoine qui serait, selon lui, issu des collectes d’argent dans les mosquées.

Ramener les populations vers l’Islam

Une chose est sûre, en tous cas, l’engagement dans la propagation de l’islam de la famille Iquioussen est inébranlable. Dans son rapport sur « La fabrique de l’islamisme » (2018) Hakim El Karaoui décrit le patriarche Hassan comme un représentant de l’islam le plus radical chez les Frères musulmans, en particulier en ce qui concerne la place des femmes et la perception des Juifs.
La famille Iquioussen pourrait appartenir à cette nébuleuse islamo-financière qui organise la montée en puissance de l’influence de l’islam, avec l’aide du Qatar, principal financement et de la chaîne Al Jazeera, instrument essentiel de propagande.
Les Frères Musulmans sont issus d’Egypte où naît la confrérie en 1928 en réaction à l’occupation coloniale britannique. Hassan-Al-Banna, le fondateur et grand-père de Tariq Ramadan, prône « l’islamisation par le bas », c’est-à-dire une action sociale dans le but de ramener les populations vers l’islam.
Après l’assassinat en 1949 de leur guide suprême Hassan-Al-Banna, les Frères Musulmans adopteront une ligne beaucoup plus violente, voire sanglante en créant une armée secrète et clandestine. Le 24 juin 2012, Mohamed Morsi, un Frère Musulman, sera élu président de l’Egypte mais ce gouvernement tombera très rapidement face à l’armée et une population effrayée par une telle radicalisation, ce qui aboutira au bain de sang du 14 août. Les Frères Musulmans avaient cependant débarqué en Europe dès les années 50 après leurs déboires avec Nasser qui souhaitait les tenir en laisse, en la personne de Saïd Ramadan, fidèle disciple d’Hassan-Al-Banna dont il épousera la fille. Il deviendra le père du tristement célèbre Tariq Ramadan. Saïd Ramadan se fixe à Genève en Suisse et étend les tentacules de son organisation dans toute l’Europe, poursuivant son idéal de panislamisme.
En France, c’est son fils Tariq Ramadan qui semble le plus représentatif de l’institution des Frères musulmans et ce, jusqu’à ses récents déboires avec la justice (multiples accusations de viol). L’UOIF et le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) pourraient  n’être que les vitrines respectables des Frères Musulmans dont le véritable but est l’expansion de l’islam dans le monde comme le recommande leur prophète : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus de polythéisme et que le culte soit exclusivement voué à Allah » (Coran 8/39).
La confrérie étend donc ses tentacules partout dans le monde et Denain semble un bien petit territoire de conquête.
Mais pour l’islam, il n’y a pas de petites victoires et ce qu’il ne peut obtenir par la force, il peut l’obtenir par la ruse et la manipulation. A ce sujet, les versets sur la taqiyya (art de la dissimulation) sont éloquents : «  Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour. Dis : Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien que vous le divulguiez, Allah le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est omnipotent » (3, 28-29).
A Denain, la taqiyya est à l’oeuvre et l’islam radical, sous couvert d’alliance républicaine, avance dissimulé sous un voile démocratique. Et il sait qu’il peut compter sur la compromission des mécréants, prêts à la pire dhimmitude pour garder une once de pouvoir ou une prébende. Le diable tente, le pécheur succombe. Un triste scénario se profile et il est à parier que dans le denaisis, les cinq mosquées seront bientôt dix ou vingt. « Mon nom est légion, car nous sommes nombreux » dit le démon ( Marc 5.9).