Devra-t-on maintenant protéger notre patrimoine des exigences ethniques ?

dans Tour d'horizon

Tout est bon pour qu’une certaine communauté ethno-religieuse impose ses diktats aux divers pays européens, et maintenant à l’Europe elle-même, puisqu’ils ont eu le culot de s’inventer un « parlement juif européen » qui n’a évidemment aucune légitimité ni aucune légalité, mais qui a permis de pouvoir suivre – dès l’annonce de sa création –  des commentaires savoureux de la part de certains, furieux de ne pas avoir été retenus comme  « parlementaires » lors de la désignation de ses membres par des instances, aux procédés des plus opaques, censées émaner des « institutions représentatives »…


Rédaction NSP
  Claude Timmermani

Et là évidemment les recalés de la combine sont les premiers à dénoncer la non représentativité dans les faits de ces institutions supposées « représentatives ». Cela ne manquait d’ailleurs pas de saveur en mars 2012 quand la dénonciation de cet état de chose, en France, émanait  … du CRIF dont on sait que la « représentativité » était déjà remise en cause par la communauté elle-même : devenue à 75% sépharade notamment depuis l’immigration maghrébine consécutive à la guerre d’Algérie, cette communauté voyait sa représentativité systématiquement verrouillée par la minorité Ashkénaze…
Comme le soulignait alors l’inamovible poly-président Roger Cukierman : ex (et alors futur) président du CRIF, vice-président du congrès juif européen, vice-président du congrès juif mondial, etc. : « Disons les choses clairement : le pseudo parlement juif européen est une vaste fumisterie ! »
Cette cacophonie apparente n’empêche nullement de voir se manifester les diktats de la communauté dont la voix est trop souvent relayée par celles trop complaisantes de chrétiens dits vétérotestamentaires (protestants, évangélistes, etc.).
C’est ainsi qu’« on »  a osé exiger l’enlèvement de la judensau (la” truie juive”)  de Wittenberg : un célèbre bas-relief daté de 1305 qui orne la façade arrière de l’église Saint Marie où officiera plus tard Luther qui dira à son sujet : « Ici à Wittenberg, on peut voir, sur notre église, une truie sculptée dans la pierre. Dessous, se trouvent des porcelets et des juifs qui la tètent. Derrière, se tient un rabbin qui soulève la patte droite de la truie, tire sa queue avec sa main gauche, se penche et contemple avec zèle le Talmud sous la croupe de l’animal, comme s’il y lisait quelque chose d’extraordinaire. Ce qui signale certainement l’endroit où se trouve leur Shem Hamphoras [le nom de Dieu]. »
C’est un certain Richard Harvey, théologien londonien, qui, après être venu sur place, jouant les indignés, a demandé son retrait en lançant en 2016 une pétition… qui a rassemblé 7 500 signatures !
On ne donc peut pas dire que cela ait été un franc succès ni que la communauté juive allemande se soit « scandalisée » ni massivement mobilisée, vu ce piètre résultat !
Mais on y trouve un pasteur protestant de Leipzig, Thomas Piehler, bien connu pour avoir déjà dénoncé « les collusions entre l’Eglise protestante et le régime nazi »  ainsi que pour son engagement en faveur du « dialogue judéo-chrétien ». Nous y revoilà…
C’est vrai aussi qu’en 1543 Luther avait demandé la destruction des synagogues…
Les autorités ecclésiastiques protestantes appuyées par la grande majorité de la population locale (aussitôt qualifiée d‘extrême droite pour ne pas dire de « nazie » par les méfias aux ordres) se sont évidemment prononcées contre le retrait du bas-relief de la façade.
Le conseil municipal pourtant dûment sollicité par la bien pensance ayant refusé le 5 juillet, sous la pression de la population locale, de laisser retirer le bas-relief, une association s’est alors constituée.
Irmgard Schwaetzer, la présidente du synode de l’Église évangélique d’Allemagne, a proposé d’intégrer la «Judensau» de Wittenberg à un nouveau (car il y en a déjà un !) monument commémoratif dénonçant l’antisémitisme, en face de l’église de Wittenberg.

Insa Christiane Hennen, docteur en philosophie à l’université de Wittenberg, a estimé que : « les problèmes d’antisémitisme actuel ne peuvent être résolus en éliminant des objets médiévaux».
Du simple bon sens qui n’est pas du goût de tout le monde…
C’est ainsi que le Figaro, jamais en reste en matière de judéolâtrie, n’a pas hésité à titrer :  « Faut-il démonter la sculpture médiévale de la truie aux juifs qui orne l’église de Wittenberg ? »
Une action en justice a donc été lancée par  un certain Michael Düllmann, membre de la communauté juive. Pour l’honneur de la justice allemande, les magistrats ne se sont pas laissés impressionner. Après la décision du 24 mai 2019 du tribunal de Dessau-Roßlau de ne pas retirer le bas-relief de l’église, Michel Dïllmann a fait appel.
Mardi 4 février 2020, la cour d’appel régionale de Saxe-Anhalt, à Naumburg, a tranché : la sculpture ne sera pas enlevée, et la cour a proposé à Düllmann de porter l’affaire devant la plus haute juridiction allemande à Karlsruhe s’il le souhaitait…
Or une trentaine d’édifices religieux d’origine médiévale présentent une telle judensau (truie des Juifs).
Une dizaine encore des églises en Allemagne dont la cathédrale de Cologne.
Trois sont recensées en France : l’une se trouve dans la chapelle Notre-Dame du Carmel, sans la cathédrale de Metz et deux autres se trouvent à Colmar (une sur la façade de la cathédrale, l’autre sous forme de gargouille à la collégiale Saint-Martin).
Le bas-relief de Wittenberg est protégé dans le cadre d’un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pourquoi donc alors s’arrêter en si bon chemin ?
Demain, en France,  ce sera la synagogue aveuglée de Paris, ou de Reims (ci-contre), de Metz  ou de Strasbourg qui sera visée, et ensuite bien sûr d’autres sujets jugés non assez « judéo-apologétiques » !
Et on ne parle pas des peintures !
C’est donc, si on n’y prend garde, tout un patrimoine architectural et artistique médiéval qui serait menacé !