Diên Biên Phù, la chute …

dans Réflexions & Histoire

Le 7 mai 1954 , triste date à laquelle le rideau est tombé définitivement sur des yeux mi-clos ou des yeux ouverts et figés éternellement vers un horizon de calme et de repos bien mérité, une date à laquelle la mort s’est servie, a fauché et  s’est abreuvée de sang.


Rédaction NSP
JULIUS CAIUS

Ce que j’écris n’engage que moi et loin de moi l’idée de manquer de respect à tous ces valeureux soldats, ces hommes qui sautaient, ces hommes qui rejoignaient les morts, leurs frères de combat, leurs frères d’armes, parachutés  sans peur mais avec un courage hors norme. Diên Biên Phù est tombée , le drapeau rouge a été hissé au dessus de cette cuvette maudite.  La joie des vainqueurs, la tristesse des vaincus et pour tous les légionnaires un deuxième Camerone. Mes chers amis, je n’ai pas vécu cette époque, je n’ai pas 80 ans, je suis juste le fils d’un de ces soldats, d’un de ces anciens légionnaires, un fils ordinaire, mais un fils riche d’avoir grandi auprès d’un héros! Combien de choses à raconter, combien de mots écrits pour lui qui, tout là-haut dans son paradis éternel, veille encore sur moi .
Diên Biên Phû est un tournant de l’histoire de France car ces soldats honorés pour leurs hauts faits durant la seconde guerre mondiale sont devenus des oubliés pour les mêmes actes d’héroïsme  de 1954. Combien sont restés là-bas? Combien ne sont devenus qu’un souvenir au détour d’une page poussiéreuse de notre histoire? Je voudrais que l’on se souvienne de ces soldats morts pour la France, je voudrais qu’une partie de la France se souvienne qu’un jour des hommes se sont fait trouer la peau pendant que certains mangeaient des petits fours, je voudrais qu’une partie de la France se souvienne de ces étrangers qui ont donné leur sang pour une patrie pendant que certains jouaient aux révolutionnaires rouges dans les salons parisiens et je souhaiterais que la France ait un dégoût profond pour ces sans âmes de salon, mais un respect sans limite pour nos soldats.
Je n’ai pas fait d’études dans l’écriture, pas fait l’E.N.A., je veux juste parler de mes souvenirs, parler de ceux qui méritent bien plus qu’une légion d’honneur, je veux juste parler pour rendre hommage même si je ne suis rien, même si je suis l’anonyme. Je veux juste parler de ceux qui ont fait notre histoire et notre fierté. J’ai parfois des souvenirs lointains qui renaissent,  des camarades de mon père qui ensemble se jetaient un verre à la mémoire du passé, de leurs batailles vécues, de leurs anecdotes, parfois en éclatant de rire, parfois avec un regard vide. Je garde en particulier  le souvenir d’un homme, un gars de Sardaigne, un para de Diên Biên Phû, le visage taillé à la serpe, un boxeur champion inter-régiment, je le vis avec des larmes dans les yeux raconter comment il n’y avait eu que trois survivants dans son régiment. Là-haut dans ce ciel, dans ce royaume de Dieu, même les anges baissent la tête devant ces Képis Blancs. Au delà de toute analyse, des réponses que nous connaissons sans même poser les questions, des regards sur ces politiques, nous avons tous le même désir, celui de rendre hommage à tous ces hommes et de le faire devant le monde entier!
A tous ces ados, épris de justice, avides de faire l’éloge de l’assassin communiste Che Guevara  et qui connaissent tout de la vie de la niaise Greta Thunberg sur la banquise polaire, armés de pancartes révolutionnaires sur lesquelles j ‘ai pu lire la phrase imbécile: «la jeunesse n’aime pas les nationalistes»,  j’aimerais  poser une question: “où étaient vos grand-pères au temps de Diên Biên Phù? Faisait-il partie de ces vermines aux drapeaux rouges espérant une victoire Vietminh et brandissant la carte du Parti Communiste Français sans prendre le moindre risque de recevoir un éclat d’obus , et rayonnant de bonheur au coup de sifflet final d’une partie jouée d’avance?”
En vérité, je vous le dis, ces traîtres-là n’auront jamais de reconnaissance, ne marcheront jamais sous l’arche immense de la gloire. La terre ennemie est imprégnée du sang de nos héros mais nos livres d’histoire sont beaucoup trop vides de leurs exploits. Cependant, nous sommes là pour eux, pour continuer à écrire des chapitres, pour honorer ces hommes qui ont hissé haut leur courage, faisant face la tête haute et espérant jusqu’au bout la victoire au bout de la baïonnette.
Protégeons ceux qui restent encore parmi nous, honorons les “tombés pour la France”, certains qu’une lumière éternelle brille au-dessus de leurs casques, au dessus de leurs képis. Dans ton dernier regard papa, il y avait comme un adieu que je n ai pas su voir mais était-ce vraiment un adieu ou un appel à poursuivre le combat?

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