Dissidence Française : “Il faut terrasser l’esprit de défaite qui ronge le nationalisme français”

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La Dissidence Française tiendra le samedi 7 décembre son assemblée annuelle baptisée Revolt. De belles têtes d’affiches au programme pour une formation politique qui compte bien, selon son président Vincent Vauclin, continuer à  s’affirmer comme le nouveau parti de la reconquête nationale, sociale et identitaire.


Rédaction NSP
Clotaire de La Rue

Le samedi 7 décembre prochain, la Dissidence Française organise la 4ème édition de ReVolt, son assemblée annuelle. Quels sont les objectifs de cet évènement ? 
Vincent Vauclin : Cet évènement est un rendez-vous majeur de l’année militante de la Dissidence Française. C’est l’occasion pour les militants et les sympathisants de notre parti de se retrouver, de débattre et d’échanger avec les cadres de la DF. Comme chaque année, cet évènement se déroule en deux parties. La première partie, le matin, est réservée aux adhérents du mouvement et s’articule autour du bilan politique et financier de notre organisation pour l’année qui s’achève, de la présentation de nos projets militants pour l’année qui vient, et d’ateliers de formation. La seconde partie est ouverte au public, sur inscription préalable, et s’organise autour de conférences et de débats entre les intervenants et le public.
Cette année, nous accueillons ainsi Lucien Cerise (spécialiste de l’ingénierie sociale), Georges Feltin-Tracol (essayiste), Gabriele Adinolfi (militant et penseur italien), Damien Lenoir (conseiller régional de Normandie et conseiller municipal du Havre). J’aurais l’honneur de clore cette série d’interventions par un discours d’orientation à la fin de la journée. Et bien sûr, tous les participants pourront retrouver sur place tous nos tracts, livres et stickers sur les stands du mouvement.

Quel bilan tirez-vous de cette année militante qui s’achève ?
Vincent Vauclin

L’année 2019 fut particulièrement active pour la Dissidence Française, qui a franchi un cap historique en terme de médiatisation, de notoriété et de développement.
Sur le terrain militant d’abord, puisque nous avons lancé deux campagnes militantes de grande ampleur au cours desquelles nos militants ont collé des milliers d’affiches et diffusé des dizaines de milliers de tracts partout en France. Nous avons également inauguré deux nouveaux collectifs militants dédiés à l’action concrète (l’Assistance Populaire – Solidarité Nationale, qui agit concrètement pour aider les Français de la rue, et l’Initiative Ecologiste Enracinée, qui oeuvre à la défense de notre environnement et à la promotion du localisme) et nous avons poursuivi le développement de notre webradio Fréquence Europa qui multiplie les interviews et les reportages. Nous avons par ailleurs organisé, avec nos camarades nationalistes, notre traditionnel hommage à sainte Jeanne d’Arc en mai dernier, et nous avons organisé la 4ème édition de ReWild, notre camp d’été annuel en août dernier. Enfin, nous avons évidemment participé, comme chaque année, aux évènements incontournables organisés par nos camarades, lors des Journées de Synthèse Nationale de notre ami Roland Hélie, lors de la Fête du Pays Réel organisée par Civitas, et lors de la Fête de la Ligue du Midi.
Sur le terrain électoral ensuite, puisque pour la première fois la Dissidence Française s’est lancée dans la campagne des élections européennes en présentant la Liste de la Reconquête que j’ai eu l’honneur de conduire. Après une campagne particulièrement active et intense, qui a mobilisé bien au-delà des rangs de la DF, notre liste a recueilli près de 5 000 voix et s’est hissée à la 28ème place sur 34 listes ce qui, compte-tenu du budget de moins de 3 000 euros que nous y avons consacré, constitue déjà une belle performance et une première étape encourageante.
Sur le terrain politique également, puisque tout au long de l’année 2019 la Dissidence Française a publié des dizaines de communiqués et a formulé des propositions politiques nouvelles pour répondre à la profonde crise de représentation politique qui traverse notre pays, en particulier dans le cadre de la mobilisation des Gilets Jaunes et du Grand Débat National. Au niveau médiatique, nous avons ainsi réussi à médiatiser considérablement notre discours, en particulier durant la campagne des européennes, et à faire connaître nos propositions à des centaines de milliers de Français ce qui, compte-tenu de la censure, de l’ostracisation et de la marginalisation du discours nationaliste depuis des décennies, constitue une victoire sans précédent.
Enfin au niveau international, la Dissidence Française a choisi d’intégrer une grande coalition nationaliste européenne qui compte plusieurs députés au Parlement Européen : l’Alliance for Peace and Freedom. Notre participation à l’APF nous permet désormais d’agir au niveau européen et d’organiser une riposte identitaire coordonnée à l’échelle continentale avec nos alliés du NPD (Allemagne), de Forza Nuova (Italie), de l’Aube Dorée (Grèce), de Nation (Belgique), de LSNS (Slovaquie) ou encore de Democracia Nacional (Espagne).
Notre mouvement a donc connu un développement sans précédent en 2019, qui s’est accompagné  d’un accroissement du nombre de nos adhérents et de nos donateurs, nous donnant ainsi les moyens de développer notre organisation et de préparer les batailles à venir. Malgré les intimidations, les menaces et la censure, la Dissidence Française s’est affirmée comme le nouveau parti de la reconquête nationale, sociale et identitaire, en première ligne pour la défense de notre nation et de notre civilisation.

Quels sont les projets de la Dissidence Française pour 2020 ?
Nous avons déjà accompli beaucoup, mais il faut aller plus loin. Notre objectif est de constituer un vaste front de résistance au mondialisme libéral et une alternative politique crédible aux imposteurs de la fausse droite. C’est la raison pour laquelle en 2020, nous continuerons de développer notre organisation en mettant particulièrement l’accent sur notre implantation locale, sur la coordination de nos réseaux militants et sur l’actualisation de notre programme. Nous participerons évidemment aux élections municipales et sénatoriales, et nous multiplierons les actions et les campagnes militantes de grande ampleur pour imposer nos thématiques dans le débat public.

En guise de conclusion ?
S’il est un ennemi implacable qu’il nous faut terrasser en priorité, c’est cet esprit de défaite et de démobilisation qui ronge le nationalisme français depuis des décennies. La démarche initiée par la Dissidence Française prouve qu’il est possible d’agir et de se faire entendre malgré des moyens très limités, et malgré la répression mise en oeuvre par le Système contre les nationalistes. Nous pouvons accomplir encore davantage mais nous avons besoin du soutien et de la mobilisation de chacun : ne restez pas spectateurs !

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