Electro : Numérobé ou la gégène du néant jungle …

dans Arts & Lettres & Chansons

Numérobé, c’est du made in Calais et ça ne fait pas rêver. Le « faiseur de rythmes » dévoile à nos oreilles ébaubies un extrait de son nouveau colombin électronique, une exclusivité dont on se serait bien passé tant le titre « Velvet » (Velours), du tissu du même nom, s’avère aussi désagréable au toucher qu’une vieille toile de sac à patates.


Rédaction NSP
DJ Sturm

C’est doux, c’est mou, c’est flasque, c’est soporifique. L’avantage du velours, c’est qu’on peut dormir très confortablement dessus. Velvet ne déroge pas à la règle. Un album de Numérobé, c’est le Laudanum du pauvre, la Mélatonine du dépressif. La tisane de mémé, c’est du Redbull à côté. Il paraît que ça croise l’électronique brittonne. Si ça croise, ça croise au large et en canot pneumatique. Quand au côté « dub », on l’aurait plutôt écrit « daube » tant les paupières nous tombent dès la première écoute. Numérobé s’inspire du reggae jamaïcain mais uniquement de ses fumées et son électronique est tellement planante qu’au bout de deux titres, le malheureux amateur de tempo lent risque de se retrouver sur Mars. Prévoyez des matelas sur le dancefloor, la nuit va être longue. Cela vous berce, vous berce jusqu’à l’ultime bâillement d’ennui.

Star de La Jungle

Surfant sur la vague cosmopolite qui rapporte des subventions et lui ouvre les portes des scènes nationales bien-pensantes, le roi nordiste de la gégène aime frayer avec les rythmes primitifs et la Jungle l’inspire. Faut dire que ça rapporte. Numérobé, entre deux nuits enfumées, fait dans la création à base congoïde avec sa partenaire et « video jockey » Loup blaster, création destinée à livrer leur propre regard sur la jungle de Calais, à savoir, un regard idyllique de gentil Bisounours altermondialiste. La chose que l’on peut qualifier de performance dans la nullité répondait à un appel de projet de l’Institut du monde Arabe.
Les images étaient tirées d’un pseudo court-métrage réalisé par la dite Loup Blaster, calaisienne elle aussi, Al Hurriya, Freedom, Liberté. A cette sombre affaire culturelle s’ajoutaient quelques vidéos réalisées à l’aide de téléphones portables, sans doute ceux des clandestins offerts gracieusement par Soros and CO. Au moins, vous savez où passent vos impôts : en gargouillis électroniques, dessins de gosses de cinq ans calqués sur des photos et en borborygmes inarticulés. Les communistes de la dernière Fête de l’huma ont même eu droit à une performance live, c’est dire si c’est dur d’être communiste de nos jours. Après un concert de Numérobé et Loup Blaster, on en viendrait presque à regretter le goulag.

Voix de garage

Les plus courageux de nos lecteurs pourront cliquer sur le lien ci-dessus et écouter l’inénarrable Loup Blaster éructer « Liberté », « Freedom » et autres poncifs. Que les vrais amateurs de Bel Canto passent leur chemin. La belle chante horriblement faux. Mais qu’importe, l’important est de se caser dans le milieu bien-pensant et d’accéder aux subventions, aux aides culturelles en tous genres et pourquoi pas de faire une carrière politique. Au moins lorsque Loup Blaster milite pour EELV, elle ne chante pas et nous ne pouvons que l’encourager, pour la sauvegarde de nos sensibles oreilles, à poursuivre une grande carrière politique. En politique comme dans la chansonnette,  s’il fallait du talent pour réussir ça se saurait … Tout n’est question que d’opportunité.

Au fait, Laïbach passe bientôt à Paris, ça vous changera de la daubemusic. Vous aurez de belles images, du bon son et du politiquement incorrect.


 

 

 

 

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