« Embellir Paris » pour mieux favoriser l’invasion ?

dans Zones occupées

Les élus de la Ville de Paris, toujours à la pointe de la propagande mondialiste, proposaient ce 15 juin aux parisiens et touristes ébahis l’inauguration d’une fresque éphémère de 15 000 m2 représentant une immense chaîne de mains en hommage au travail après des migrants des « sauveteurs » de l’association SOS Méditerranée.


Rédaction NSP
Ivan Lévy

Saype, de son vrai nom Guillaume Legros, est un artiste trentenaire originaire du territoire de Belfort et qui sévit partout dans le monde depuis son plus jeune âge. Surgi de nulle part, adulé dès ses débuts, poulain de l’agence MTArt Agency, le jeune homme et ses acolytes Simon, Robin et Lionel – des copains d’enfance paraît-il- ont déversé une tonne de pigments biodégradables à base de craie, de caséine et de charbon sur le Champ de Mars, pour y représenter ce que les plus initiés auront reconnu comme une chaîne d’union maçonnique, en hommage à SOS Méditerranée qui organisent le sauvetage des clandestins entre la Lybie et la France avec des financements « privés » et en particulier les dons de l’Open Society du grand humaniste Georges Soros, le tout dans le cadre de la Journée mondiale des réfugiés, dans un partenariat entre l’Agence Nationale des Nations Unies pour les réfugiés et la Ville de Paris.
Naturellement, ce sont les contribuables qui paient la sauterie qui sera le rendez-vous de tous les bobos bien-pensants de la capitale et l’occasion pour les milieux économiques et financiers parisiens, tous pro-Hidalgo, de se retrouver pour discuter de la vente à la découpe de la ville et du dernier outrage à faire subir à notre patrimoine au nom des marchés , du capitalisme et de la rentabilité.
La fresque de Guillaume Legros a été financée par La Ville de Paris, MTART Agency, B Corp et la SETE (Société d’Exploitation de la Tour Eiffel). Si l’on s’arrête au coût des matériaux, elle ne vaut pas bien cher, à 400 euros en moyenne la tonne de charbon, de craie et de caséine. L’artiste se veut écologiste et clame partout l’intérêt biodégradable de ses œuvres oubliant que la caséine, utilisée depuis l’Antiquité comme liant par les peintres- est un des composants essentiels du lait et donc une denrée alimentaire de première nécessité qu’on aurait préféré voir dans l’estomac des miséreux que répandue dans l’herbe du champ de mars. Puisqu’on vous dit que tout cela, c’est pour les gentils réfugiés !
A cela, il faudra ajouter la rémunération de l’artiste et de ses copains d’enfance : 15 jours de travail tout de même, ce qui explique sans doute qu’il y ait pléthore de mécènes dans l’affaire – un artiste de renommée internationale est rarement payé comme un smicard-, l’organisation des visites, la sécurité, le forum pour la journée des clandestins etc…

Combien ça coûte ?

Qui paye ? (Impossible de trouver le coût …).
La Ville de Paris, bien sûr, et donc les parisiens avec leurs impôts ; MTArt Agency, l’agence de Marine Tanguy, la petite agence qui monte qui veut faire de ses artistes des « leaders d’opinion », autrement dit de parfaits agents de la propagande mondialiste ; la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE) à actionnariat 100% public ( 60% Ville de Paris, 40% département de Paris : encore nos impôts) et B Corp, dite B Lab ou B Corporation, certification attribuée aux sociétés commerciales à but lucratif répondant à certaines exigences éthiques et sociétales, fondée en 2006 par Jay Coen Gilbert pour « faire évoluer le capitalisme » c’est-à-dire de faire prendre des vessies pour des lanternes au consommateur lambda humaniste et soucieux du bien de la planète. Jay Coen Gilbert prétend- sans rire- faire des affaires pour le bien commun, c’est-à-dire qu’il s’est rendu compte avec ses petits copains entrepreneurs que le profit à tout prix, le capitalisme bling-bling avaient mauvaise presse et que la mode était à l’écologie et au respect de tout ce qui bouge, surtout pour l’Ultima bobo qui ne veut surtout pas cesser de consommer mais veut, le pauvre naïf, consommer éthique.
Qu’à cela ne tienne, Monsieur Coen est là et lui vendra un label certifié « pour le bien de tous ». Si faire du business permettait de faire le bien, cela se saurait mais nous pouvons compter sur toute la propagande des médias aux ordres de l’oligarchie financière pour nous le faire croire. Et hop, une banque verte ! Et hop, une assurance éthique ! Et hop, un yaourt équitable ! Le tout sur fond de soutien aux réfugiés au nom du grand humanisme triomphant. Si l’Ultima bobo ne se rend pas compte qu’il y a contradiction entre le soutien aux réfugiés et le refus du capitalisme, c’est parce qu’on lui assène tous les jours la doxa sur la fraternité universelle et ses bienfaits en lui cachant soigneusement que plus de clandestins feront plus d’esclaves payés une misère par les mêmes capitalistes « éthiques ». L’Ultima bobo est non seulement naïf, mais parfaitement stupide et prêt à avaler toutes les couleuvres de M. Soros et de ses confrères.

L’arbre qui cache la forêt

Revenons à nos moutons et à notre fresque financée par les impôts de bobos pour enrichir les capitalistes « éthiques », le tout sous l’égide de la Ville de Paris, de Anne Hidalgo et de ses adjoints Dominique Versini chargée de la solidarité, de la protection de l’enfance, de la lutte contre les exclusions et des personnes âgées et Christophe Girard, adjoint à la culture. Si la première est passée de l’UMP au MODEM puis au Parti socialiste, son camarade Girard est un fier guerrier du PS, passé de Pierre Bergé à Bertrand Delanoë et ancien directeur de la stratégie mode au groupe LVMH). Celui-ci a d’ailleurs lancé en novembre dernier, avec Jean-Louis Missika 1, adjoint à l’urbanisme de la Ville de Paris, l’opération « Embellir Paris » dont on peut craindre le pire et qui a déjà couronné une vingtaine d’artistes urbains chargés de ravager la ville à hauteur de 50000 euros par site avec 20 « œuvres d’art » réparties partout dans Paris.
Finalement, la fresque maçonnique de monsieur Legros n’est que l’arbre qui cache la forêt. Attendez-vous à voir surgir des bidules improbables à tous les coins de rue d’autant plus que le projet « Embellir Paris » est loin d’être le seul. Citons l’opération « Réinventons nos places ! » qui visera au réaménagement de sept grandes places parisiennes et dont les lauréats au dernier concours présidé par M. Jean-Louis Missika présentent des projets rigolos comme « un pont trempoline », « un îlot vert », « une piscine écologique flottante », « un prototype en terre crue issue de déblais de chantier », un « wagon-mouche » sur la ligne 6 du métro, ou le projet « Réinventer Paris » qui a permis de vendre au groupe Emerige associé à la Société parisienne du Nouvel Arsenal où siègent Bernard Arnault et son beau-fils Xavier Niel (Actionnaire du Monde et soutien des hordes antifas) l’ancienne préfecture de la Seine du boulevard Morland ou l’hôtel de Coulanges au Groupe Coulanges derrière lequel se cache encore M.Niel. Précisons que M. Missika, adjoint à l’urbanisme de la ville de Paris et M. Niel sont des amis de longue date puisqu’il avait rejoint en 2004 le conseil d’administration d’Iliad, la maison-mère du fournisseur d’accès à internet de Free de Xavier Niel. Ajoutons à tout cela l’opération Parisfutur  visant la métamorphose de l’île de la Cité. Il y a des incendies qui tombent à pic sachant qu’un tiers de la surface de l’Hôtel-Dieu a déjà été cédé pour 144 millions d’euros à Novaxia dont le président Joachim Azan a remporté pas moins de 4 projets sur 5 dans l’opération Réinventer Paris II, la validation des lauréats étant réservée en dernier ressort à la Mairie de Paris et donc, sans doute, à son adjoint à l’urbanisme Jean-Louis Missika qui s’exprimait en 2015 dans La Tribune de Genève à propos de la rénovation de Paris : « A Paris, rien n’est simple, nous travaillons constamment sous le regard des architectes du service des monuments historiques, de la Commission du vieux Paris et de différentes associations pour qui la moindre intervention est un crime ».
Pour la petite histoire, un des projets de rénovation remporté par Novaxia et M. Joachim Azan concerne l’institut dentaire connu sous le nom de Fondation Georges Eastman où plus de 200 personnes seront séquestrées et torturées et fusillées lors de l’Epuration par les « résistants communistes de la dernière heure » qui n’hésiteront pas à jeter leurs cadavres dans la Seine. 2.
Que restera-t-il de tout cela ? Quelques œuvres d’art, quelques artistes-collabos, quelques ultimae bobos, quelques capitalistes éthiques, beaucoup d’argent et un Paris ravagé. Et sans doute aucune plaque à la mémoire des victimes de l’Epuration de l’Institut dentaire que monsieur Azan va transformer en un merveilleux « lieu de vie ».
Debout les morts !


 

 

 

 

 

 

  1. Nous vous invitons à lire son portrait dans le N°466 de Faits et Documents.
  2. L’ Âge de Caïn, Jean-Pierre Abel, Editions Omnia Veritas.

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