Euphoria, une série transgenre pour un monde décadent

dans Zones occupées

Euphoria, série pour « ados », débarque sur les écrans. Elle met en scène des adolescents racisés, transgenres et drogués comme si la Génération Z devait obligatoirement s’identifier à ce type de personnage. Parents, planquez vos enfants !


Klara Von Kustniz
Klara Von Kustniz

Pour parler la novlangue actuelle, la « génération Z » représente la tranche d’âge des moins de vingt ans nés dans un monde hyperconnecté et accros aux réseaux sociaux, à la pornographie et aux séries télé, une génération perdue dans laquelle il ne fait pas bon être un mâle blanc cisgenre ou une jeune demoiselle catholique traditionnaliste. La série « Euphoria », développée par HBO, a pour origine une mini-série israélienne du même nom, diffusée en Israël entre 2012 et 2013 et mettant en scène une adolescente afro-américaine toxicomane qui tombe amoureuse d’un garçon qui se prend pour une fille. « Euphoria » sera produite par A24Films, maison dirigée par Katz et Jenkel, et réalisée par Sam Levinson, le fils du célèbre producteur juif Barry Levinson. A l’équipe de production s’ajoutera, sans doute attiré par de juteux bénéfices, le rappeur Drake qui depuis sa Bar Mitzvah au Canada, a grimpé tous les échelons du monde artistique et atteint le milliard de vues sur Youtube.

Le démon connaît son métier !

Les quatre premiers épisodes « d’Euphoria », ont été diffusés en France par OCS (Orange Cinéma Séries) dont le capital appartient pour un tiers au groupe Canal+ et une nouvelle saison devrait voir le jour en 2020. Les titres des premiers épisodes sont éloquents et d’une élégance rare toute faite pour élever l’esprit de nos enfants : «  Les tribulations d’une dépressive qui essaie de pisser » (épisode 7) ou « Répands du sel derrière toi » (Episode 8). « Euphoria » met en scène la jeune Rue Bennett qui après un séjour dans un centre de désintoxication, revient au lycée et rencontre Jules, un jeune garçon qui se prend pour une fille et que l’on peut donc, en novlangue, qualifier de « transgenre ». Vont s’en suivre de multiples aventures sur fond de sexe, d’alcool et de drogue, le jeune Jules ayant une fâcheuse propension à fréquenter des vieux messieurs moyennant finance. Une belle histoire d’amour romantique en somme que les réalisateurs n’hésitent pas à comparer à l’histoire de Roméo et Juliette puisque, comble de l’imagination, les prénoms des héros Rue et Jules, commencent par les mêmes lettres que Roméo et Juliette. Sauf que dans « Euphoria », Roméo devient Juliette et Juliette ne sait plus où elle en est. Une raison de plus de se suicider pour les héros romantiques modernes et c’est bien ce qui transpire de la série : un univers glauque, dépressif, déconstruit, un vrai univers de 2019 comme les maîtres du monde en rêvent. Comment mieux dominer une génération qu’en détruisant ses racines et en lui proposant toutes les tentations et perversions possibles ? Le démon connaît son métier.
Les rôles principaux sont interprétés par Zendaya Coleman, actrice afro-américaine-(la jeune Rue Bennett) et Hunter Schafer (Jules). Le choix de Zendaya n’est pas anodin puisqu’elle est l’idole d’une génération d’ados élevés aux séries, star du Disney Channel et Spiderman girl. A Hollywood, il n’y a qu’un pas de Mickey Mouse aux paradis artificiels des backrooms. Celui de Hunter Schafer est encore moins anodin puisque le jeune acteur est une égérie transgenre de la mode, défiant sur les catwalks les plus prestigieux, fils d’un pasteur presbytérien qui ne s’inquiétait visiblement pas que son fils de trois ans porte des robes roses pour aller à l’école.

Pas assez de phallus selon Têtu …

Hunter s’est déclaré gay à l’école primaire puis, affolé par les signes extérieurs de la puberté masculine, a décrété qu’il était une fille et a donc suivi un traitement hormonal avant de décider récemment d’essayer le non-binaire, c’est-à-dire d’être soit une fille soit un garçon, selon l’humeur du moment, la force du vent et l’âge du capitaine. C’est dire si ce jeune homme ou cette jeune fille- cela dépend les jours- est un modèle pour nos adolescents. Ajoutons à la distribution la participation, entre autres, de Barbie Ferreira, « modèle + » afin de lutter contre la grossophobie et nous aurons un florilège de toutes les machinphobies qui nous pourrissent la vie et transforment la génération Z en larves bien-pensantes victimaires. Voilà qui explique sans doute le succès de la série, à moins que, comme le dit le journal Têtu qui trouve que c’est franchement insuffisant, il ne s’explique que par le chiffre d’une vingtaine de phallus présentés à l’écran dans une scène. What else ?
D’après les scénaristes « d’Euphoria », l’ado « actuel-le » est donc dépressif, suicidaire, drogué, discriminé, opprimé, accro au sexe, obèse ou anorexique, s’exhibe sur la toile, se vend pour payer ses doses, réalise des sex-tapes pour ses camarades de classe et passe ses jours et ses nuits à regarder des séries débiles sans manger, sans boire et sans aller aux toilettes au point d’en finir à l’hôpital comme cette pauvre Rue Bennett, le tout sous le regard bienveillant de parents compréhensifs de toutes ses turpitudes et de professeurs démocrates admiratifs de sa liberté sexuelle et spirituelle.
A regarder « Euphoria », on en vient à rêver de pensionnats bien stricts où des jeunes filles en uniforme réciteraient des Ave tous les matins à la mère supérieure et où des jeunes gens égrèneraient des déclinaisons latines et des citations grecques, le tout dans une saine ambiance de camaraderie et de respect mutuel. « Euphoria », c’est tellement immonde que c’est un coup à vous rendre réac.  Enfin non, tout simplement lucide sur la destruction de notre société qui s’est accélérée depuis les années 80 sous l’emprise de l’oligarchie financière …


Histoire de vomir, la bande annonce …

Derniers articles Zones occupées

Haut De Page