Charles Martel

Exclusivité Bidon, Interview sensationnelle : Charles Martel nous parle !

dans Entretiens

Charles Martel, tout de brocard vêtu, nous reçoit en son château de Quierzy. Il y fait un peu frais mais de somptueuses tentures gardent la chaleur dispensée par l’immense cheminée de pierre où flambe un tronc entier. L’homme n’est pas très grand mais sa musculature et son regard démentent son âge ; il se tient très droit et serre entre ses mains robustes un minuscule crucifix d’argent.

Rédaction NSP
Propos recueillis par Klara von Kustnitz

Charles Martel, le 25 octobre marque l’anniversaire de votre victoire de Poitiers. 1286 ans plus tard, la doxa républicaine assimile votre victoire au combat d’extrême-droite. Qu’en pensez-vous ?

Charles Martel  : Je n’ai pas la moindre idée de ce que vous appelez « extrême-droite » mais être assimilé à la « dextera  manu» divine est bien plus noble que d’être comparé à la diabolique« sinistra  manu» (gauche en latin) . Quant à la « république », elle est le fruit d’un monde sans Dieu qui a assassiné son Roi. Je n’ai donc aucun compte à lui rendre, si ce n’est par l’épée.

Quel était le contexte de cette fameuse bataille ?

CM : Une bataille parmi tant d’autres mais qui m’a permis d’installer ma dynastie sur le trône de France. Savez-vous que les sarrasins l’ont surnommée « Bataille du pavé des martyrs » ? A vrai dire, ils furent surtout des martyrs de la course à pied. Nous les avons vus détaler comme des lapins face à la Croix et à nos armes ! Quand je pense qu’une mosquée qui porte ce nom s’élève à Poitiers, je me dis que Dieu a abandonné les francs et qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent.

Comment donc les sarrasins étaient-ils arrivés là ?

CM : Le califat omeyyade avait mis le sud de l’Europe à feu et à sang. Les troupes berbères et sarrasines, fraîchement islamisées et complètement fanatisées avaient conquis l’Espagne et commençaient à envahir l’Aquitaine, se croyant tout permis. De véritables sauvages sans foi ni loi qui pillaient, razziaient, incendiaient les églises et égorgeaient nos prêtres. Leur chef, Abd ar Rahman, aveuglé de cupidité, voulut s’en prendre aux richesses de l’église saint Martin de Tours. Ce fut l’occasion pour moi d’un accord avec Eudes qui n’avait pas réussi à les arrêter et qui en échange de mon aide se soumit à l’autorité franque. Voilà comment on unifie un royaume. Cela aura bien été la seule utilité de ces infidèles.

Que pensez-vous de la situation actuelle du royaume ?

CM : J’en pense que les francs ont oublié leur Dieu et leur courage et ne sont plus qu’une nation de lâches qui mérite son destin. Quand je vois les hordes de maures et autres sarrasins installés dans vos villes, se goinfrant de vos biens et de vos femmes, l’épée me démange ! Que ne levez-vous une armée pour chasser ces envahisseurs !

Les droits de l’Homme et les Immortels Principes nous enjoignent de les accueillir …

CM : Foutaise et calembredaine ! Vos Immortels Principes sont sataniques et offrent votre terre et vos filles à des hordes de sauvages mahométans. Quant à vos droits de l’Homme, leur créateur mérite le cul de basse fosse pour avoir inventé un tel prétexte à l’avilissement d’un peuple. Comme le dit le chroniqueur mozarabe Pereira 1et vous savez sans doute que c’est lui qui a employé pour la première fois le terme d’Europenses (européens), ma famille et ma dynastie ont fait l’Europe lors de la bataille de Poitiers. Je ne peux voir que l’oeuvre du diable dans votre décadence et votre soumission à l’envahisseur.

Quelle solution nous proposez-vous pour nous tirer de cette périlleuse situation ?

CM : Mais prenez donc les armes ! N’avez-vous pas un chant guerrier qui dit « Aux Armes citoyens » ? Que n’appliquez-vous cette maxime pour chasser les chefs qui vous vendent à l’étranger comme j’ai moi-même chassé du trône les rois fainéants ! Débarrassez-vous de ces parasites, chassez les mahométans à coup de chausses dans le séant, trouvez-vous un roi et croyez en Dieu !

  1. Cronica mozarabia, Pereira, 754