Maréchal Pétain

Exclusivité Bidon, Interview sensationnelle : le Maréchal Pétain nous parle

dans Entretiens

Le Maréchal Philippe Pétain*, pour le centenaire de la « boucherie héroïque » de 1918, a bien voulu accorder un entretien exclusif à la rédaction de Nous Sommes Partout. Il nous reçoit, dans son grand fauteuil, face à la cheminée allumée de sa ferme de Cauchy à la Tour, dans le Pas-de-Calais ; son regard bleu horizon dans lequel se reflètent les flammes de l’héroïsme et de l’amour de la Patrie se fige vers la fenêtre, sur les collines rougeoyantes des couleurs de l’automne, collines où le sang de trente millions d’européens abreuve encore la terre féconde.

Rédaction NSP
Propos recueillis par Klara von Kustnitz

Maréchal, voici bientôt un siècle que la première guerre mondiale s’est achevée et l’Europe s’apprête à commémorer la fin de ce qui fut un massacre. Pourquoi avoir choisi de vous exprimer en cette année 2018 ?

Depuis bien des années, j’ai gardé le silence. Je sais que ce silence étonne et parfois inquiète certains d’entre vous. Qu’ils se rassurent. Je n’ai ni perdu mon indépendance de langage, ni le souci des intérêts du pays. Je ne me suis éloigné ni de vos esprits, ni de vos cœurs. Si je me suis tu, c’est que j’ai travaillé à ce message de redressement de la France. Je vous demande, mes amis, de le lire attentivement. Méditez-le. Qu’il soit le réconfort de ceux qui souffrent, le mot d’ordre de ceux qui espèrent.

L’époque actuelle ,historiquement inculte et toujours prompte aux jugements péremptoires vous reproche d’avoir cédé la France aux nazis. Il est de bon ton en 2018 de hurler avec les loups sur la collaboration sans en connaître les tenants et les aboutissants. Pouvez-vous éclairer nos lecteurs sur les vraies raisons de l’armistice de 1940 ?

J’ai demandé à mes adversaires de mettre fin aux hostilités. J’ai pris cette décision, dure au cœur d’un soldat, parce que la situation militaire l’imposait. Cet échec vous a surpris. Vous souvenant de 1914 et de 1918, vous en cherchez les raisons. Je vais vous les dire.Le 1er mai 1917, nous avions encore 3 280 000 hommes aux armées. En 1940, 500 000 de moins. En mai 1918, nous avions 85 divisions britanniques ; en 1940, 10 seulement et aucune division américaine ou italienne. L’infériorité de notre matériel a été plus grande encore que celle de nos effectifs. Trop peu d’enfants, trop peu d’armes, trop peu d’alliés, voilà les causes de notre défaite. Nous tirerons la leçon des batailles perdues. J’ai été avec vous dans les jours glorieux de 1918, j’ai été avec vous dans les jours sombres de 1940, je suis et je resterai avec vous. Le combat actuel reste le même. Il s’agit de la France, de son sol, de ses fiils.

 Vous avez précisé que la défaite de 1940 a été une responsabilité collective mais vous insistez particulièrement sur le manque d’engagement du Royaume Uni.

En effet, M. Churchill a été juge des intérêts de son pays ; il ne l’a pas été des intérêts du nôtre. Il l’a encore moins été de l’honneur français.

Votre gouvernement de Vichy fait l’objet à notre époque de toutes les attaques. Que répondez-vous à vos détracteurs ?

De faux amis qui sont souvent de vrais ennemis ont entrepris de vous persuader que le gouvernement de Vichy, comme ils disent, n’a pas pensé au peuple, n’a rien fait pour lui, ne s’est ni soucié des besoins communs à l’ensemble de la population française ni de ceux des compatriotes les plus éprouvés. Les faits suffisent à réfuter ces accusations mensongères. En France, la règle du jeu consiste à aviver tous les motifs d’irritation, légitimes ou illégitimes, jusqu’à faire croire à notre peuple, qu’il était le plus déshérité ou à votre époque qu’il est le plus mauvais, intolérant, inhumain ou colonialiste. Aujourd’hui que la France est en proie au malheur véritable, il n’y a plus de place pour les mensonges et les chimères. Faites votre devoir, les uns et les autres, en toute conscience.

Justement, que diriez-vous aux jeunes de 2018 ?

Je leur dirais que le cœur humain ne va pas directement à la bonté ; la nature humaine ne va pas naturellement à la fermeté, à la constance, au courage . Nos jeunes ont besoin, pour y atteindre et pour s’y fixer, d’une vigoureuse et opiniâtre discipline. La vie n’est pas neutre. Elle consiste à prendre parti hardiment. Il n’y a pas de neutralité possible entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, entre l’ordre et le désordre, entre la France et l’anti-France.

Que pensez-vous de la situation actuelle de la France ?

La France a perdu bien des guerres depuis un siècle. Son territoire est en grande partie occupé. Elle s’apprête à vivre un hiver pénible. Elle doit faire face aux tâches les plus rudes . C’est une pitoyable histoire que celle des lois de votre époque. Elles n’ont pas relevé la condition ouvrière, elles n’ont pas- bien au contraire- abaissé la féodalité capitaliste, elles ont simplement ruiné l’économie nationale.

 A quoi, selon vous, faut-il attribuer un tel échec ?

Non pas à la méchanceté ou à l’incapacité des hommes mais à la faiblesse de l’état et à l’insuffisance de l’appareil gouvernemental. Aussi vous étonnerai-je en vous disant que, dans l’histoire de la France, jamais l’Etat n’a été plus asservi qu’à votre époque. Asservi de diverses manières : successivement, et parfois simultanément, par des conditions d’intérêts économiques et par des équipes politiques et syndicales prétendant, fallacieusement, représenter la classe ouvrière. Selon la prédominance de l’une ou l’autre de ces deux servitudes, des majorités se sont succédé au pouvoir, animées le plus souvent du souci d’abattre la minorité rivale. Ces luttes ont provoqué des désastres. Avec ces oscillations et et ces vassalités, tout crie l’impuissance d’un régime qui ne se maintient qu’en renonçant à lui-même tant en politique intérieure qu’en politique extérieure. C’est sur cet amas de ruines qu’il vous faudra désormais reconstruire la France.

Vous avez été mis au ban des commémorations du centenaire de 1918. Quelle est votre réaction ?

J’ai fait don de ma personne à la France et aucune des lâchetés d’un gouvernement corrompu ne peut m’atteindre. Croyez-moi, le moment n’est pas venu de vous réfugier dans l’amertume ou le désespoir. Vous jeunes français avides d’idéal, vous n’êtes comme moi, ni vendus, ni trahis, ni abandonnés. Ceux qui vous le disent vous mentent et vous jettent dans les bras du communisme. J’ai souffert bien sûr et vous souffrez aussi. Vous souffrirez encore longtemps. L’épreuve est dure et beaucoup de bons français l’acceptent avec noblesse.

Mais il faut mieux à la France , il lui faut votre foi, la foi de votre cœur, la foi de votre raison. Il lui faut votre sagesse et votre patience. Vous ne les acquérerez que dans la discipline que vous vous imposerez et dont seuls, les oublieux de l’histoire ou les adversaires de notre unité, cherchent à s’évader. Rappelez-vous que vous êtes des hommes, les hommes d’une vieille et glorieuse nation. Ressaisissez-vous. Chassez vos alarmes. Marchez avec confiance. Tous unis, vous sortirez de la nuit où nous ont plongés les ennemis de la France.

*Les propos du Maréchal Pétain sont extraits de l’ouvrage: La France Nouvelle, Appels et Messages, 17 juin 1940- 17 juin 1941.

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