Finlande : les révisionnistes à l’asile !

dans Tour d'horizon

En Finlande, le déni de l’holocauste est maintenant juridiquement considéré comme une affection psychiatrique et les délinquants révisionnistes subissent un traitement dit « involontaire ».


Rédaction NSP
Ivan Lévy

A l’hôpital Niuvanniemi, à Koupio,   Finlande, le Dr Tero Haillikenen et son équipe appliquent désormais un traitement psychiatrique aux délinquants soupçonnés de révisionnisme, celui-ci étant considéré officiellement comme une manifestation d’un trouble mental. Naturellement, le déni de l’holocauste est déjà criminalisé dans de nombreux pays mais en faire une affection psychiatrique est un fait nouveau qui pourrait générer de nombreuses dérives. S’agit-il de ne plus porter ces affaires de révisionnisme devant les tribunaux afin d’éviter la publicité à une idéologie controversée  ou de porter la répression à sa forme ultime, comme au bon vieux temps de la Russie soviétique ?

Une psychiatrie politique

Le système soviétique a couramment utilisé la répression psychiatrique pour éliminer ses dissidents en les diagnostiquant « schizophrènes ». En 1966, le décret du Soviet suprême visait particulièrement les propagateurs de mensonges diffamant l’état et son système ou l’organisation et la participation à des actions collectives portant atteinte au système communiste.  « Les auteurs d’actes socialement dangereux commis dans un état de démence, soit qu’ils étaient déjà malades avant de les commettre, soit qu’ils purgeaient une peine liée à une maladie mentale qui les empêchait de prendre conscience de leurs actes ou de les contrôler, peuvent se voir imposer par le tribunal des mesures médicales obligatoires auprès des institutions hospitalières suivantes :un hôpital psychiatrique général ; un hôpital psychiatrique spécial. » précise l’article 58.B du code criminel de l’U.R.S.S.
Les déviants étaient le plus souvent diagnostiqués schizophrènes, paranoïaques ou psychotiques, ce qui permettait bien des abus en cas de non-conformisme politique.
Cette forme de répression a été, naturellement, longuement combattue et dénoncée par toutes les démocraties. Il est donc curieux de découvrir que la Finlande, pays hautement démocratique, s’y livre sans vergogne. Espérons qu’une autorité internationale prendra en main l’affaire afin de vérifier si ce type de répression a réellement des bases légales. Auquel cas, il faudra se demander si, au pays du Père Noël, ne pas y croire relèvera aussi de la psychiatrie.

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