Français, encore un effort pour être antirépublicains !

dans Résister

Je viens offrir de grandes idées ; on les écoutera. Elles seront réfléchies, si toutes ne plaisent pas, au moins en restera-t-il quelques-unes. J’aurai contribué à quelque chose, au recul des Lumières et je serai content.


Rédaction NSP
Par l’Iconoclaste

Je ne le cache pas, c’est avec peine que je vois la lenteur avec laquelle nous tentons d’arriver au but et c’est avec inquiétude que je vois que nous sommes à la veille de le manquer encore une fois. Croit-on que ce but sera atteint quand on nous aura donné des lois ? Que ferions-nous de lois sans religion ? Il nous faut un culte fait pour le caractère d’un antirépublicain, bien éloigné de celui de la Raison imposé par Marianne. Dans un siècle où nous sommes convaincus que s’il n’y a plus de religion, il n’y a plus de morale, il faut une religion qui aille aux bonnes mœurs et qui en soit, en élevant l’âme, comme la suite nécessaire et qui puisse la tenir le plus loin possible du dogme imbécile de la République, idole malfaisante et sanguinaire. Peut-on être libre en étant esclave des serviteurs du Veau d’or ? Non, mes compatriotes, vous ne le croyez pas. Si malheureusement pour lui, le français se rensevelissait dans les ténèbres jacobines, d’un côté l’orgueil, la tyrannie, le despotisme des commissaires politiques, vices toujours renaissant de cette horde impure, de l’autre la bassesse, la corruption, la platitude de pensée de cette indigne et fabuleuse République, en émoussant la fierté de l’âme chrétienne, l’aurait bientôt ramené sous le joug que son énergie tente de briser ; n’oublions pas que le puéril humanisme est une arme puissante entre les mains de nos tyrans, un de ses premiers dogmes mensongers étant « Liberté, Egalité, Fraternité » mais pour le seul profit de ses sectateurs corrompus. Français, c’est en vain que vous vous flatteriez que l’esprit d’une assemblée élue de gauche ne serait plus celui d’une assemblée élue de droite, il est des vices d’état dont on ne se corrige jamais et malgré leurs serments, vos députés vous renchaîneront aux puissances de l’argent parce que les puissances de l’argent ont toujours étayé celles du pouvoir et votre édifice républicain ne peut que s’écrouler sur ses bases et vous écraser sous son poids.

Ô vous qui avez la faux à la main, peuple de France, portez le dernier coup à l’arbre de la République, ne vous contentez pas d’élaguer les branches pourries, déracinez tout à fait une plante dont les effets sont si désastreux ! Soyez parfaitement convaincus que votre ordre naturel des choses contrarie trop ouvertement les ministres des autels de la Gueuse, pour qu’il en soit un seul qui le respecte ou l’adopte ou qui ne cherche à l’ébranler par la reprise en main des consciences et par la tentation de l’or et de la luxure. Quel sera l’élu républicain, chassé de ses prébendes, qui en comparant l’état où la Foi vient de le réduire ne fera pas tout ce qui dépendra de lui pour recouvrer la confiance, l’autorité et la rente qu’on lui a fait perdre. Et que d’êtres faibles et pusillanimes deviendront aussitôt la proie de cet humaniste corrompu ? Pourquoi ne voyez- vous pas que les inconvénients que vous cherchez à faire disparaître sont tout prêts à renaître ? Le politicien corrompu était-il moins corrompu aux prémices de la République ? Vous voyez où ils étaient parvenus et pourtant vous les aviez conduits là par l’invention mensongère de la démocratie et du suffrage universel. N’était-ce pas les moyens qui leur ont fourni le pouvoir ? Or si vous ne défendez pas absolument votre Foi, ce sont les mêmes qui, ayant toujours les mêmes moyens que vous leur avez donnés qui arriveront au même but : vous asservir. Anéantissez donc tout ce qui peut nuire à votre ouvrage, songez que le fruit de vos révoltes n’étant réservé qu’à vos descendants, il est de votre devoir, de votre probité, de ne laisser aucun des germes dangereux qui pourraient les replonger dans le chaos capitaliste où la République tente de vous maintenir. Déjà, vos préjugés se dissipent, déjà le peuple abjure les absurdités républicaines. Il a déjà abattu les idoles de la démocratie, il peut en abattre les temples. Que l’Elysée serve de nid aux souris et aux rats et que les prétendus fidèles abandonnent les agapes républicaines et maçonniques pour revenir vers la seule vraie Foi, celle de leurs pères. Français, ne vous arrêtez point, d’autres peuples d’Europe, celle des nations, pas celle des marchands, ont déjà commencé à lever le bandeau qui fascine leurs yeux et attendent de vous l’effort qui doit l’arracher définitivement. Hâtez-vous, ne laissez pas à Marianne la Grande Prostituée de Babylone, le loisir de former d’autres prosélytes. Frappez sans attendre sa tête altière et salie du sang de vos frères et qu’avant deux mois, la croix du Christ et la couronne du Prince de France couvrent de leur ombre les méprisables idoles républicaines et maçonniques. Je vous le répète, l’Europe attend de vous d’être délivrée de la cocarde et du bonnet phrygien. Songez qu’il vous est impossible de l’affranchir de la tyrannie financière sans lui faire briser en même temps les freins de la démocratie. Ce n’est plus devant une vile Marianne, ni devant un Panthéon de traîtres que le vrai français doit fléchir le genou mais devant son roi et son Dieu. Qu’on examine avec attention les dogmes absurdes, les mystères effrayants, les cérémonies monstrueuses, la morale impossible de cette dégoûtante République, et l’on verra si elle peut convenir à une France chrétienne. Croyez-vous que je me laisserais dominer par l’opinion d’un homme que je viendrais de voir entrer dans un temple maçonnique ? Non certes, car cet homme toujours vil tiendra toujours par la bassesse de ses vues aux atrocités de la Terreur républicaine pour peu qu’elles lui procurent du profit.

Cessons de croire que la République peut être utile à l’homme et nous saurons nous passer de République. Ayons de bonnes lois qui ramèneront l’homme vers l’ordre naturel voulu par Dieu. Nous ne voulons plus d’une République qui dérange la nature, création divine, et fasse frémir d’horreur et d’indignation l’homme respectueux du Beau, du Bien et du Vrai.

N’employons la force que pour les idoles républicaines. Détruisons à jamais toute idée de République, faisons de ses soldats des prêtres, quelques-uns le sont déjà et il n’est métier si noble pour un français. Mais qu’ils ne nous parlent plus de leurs idées chimériques et de leur Raison fabuleuse qui ne sert qu’à asservir le peuple. Condamnons à être bafoués, ridiculisés, couverts de boue dans tous les carrefours des plus grandes villes de France, le premier de ces charlatans républicains qui viendrait encore nous servir ses mensonges démocratiques. Une éternelle prison sera la peine de celui qui persistera dans les mêmes fautes.

Dans six mois, tout sera fini. Votre République infâme sera dans le néant et cela sans cesser d’être juste, de mériter l’estime des autres et sans cesser de redouter le glaive des lois car les seules lois que vous suivrez seront celles de Dieu et du roi qui doivent conduire un français dont les seuls guides sont la Foi, l’Espérance et la Charité, comme l’unique frein au remords.

Librement inspiré du pamphlet du F:. Sade: « Français, encore un effort pour être républicains! » in La Philosophie dans le boudoir, tome 2, 1795.

Derniers articles Résister

Haut De Page