Histoire des guerres d’Israël par David Elkaïm

dans Arts & Lettres & Chansons

Ce livre, écrit par David Elkaïm, retrace Les guerres d’Israël de 1948 à nos jours. L’auteur est chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement. Il a également travaillé au ministère des Affaires étrangères et a enseigné à Sciences-Po Paris. Depuis sa création, au sens littéral du terme, l’Etat Hébreu a dû mener différentes guerres, subies ou provoquées, pour imposer à ses voisins et à la communauté internationale son existence.

Rédaction NSP
Franck Abed

Dans son ouvrage très clair et pédagogique, Elkaïm explique la genèse du sionisme. Il évoque la figure de Theodore Herzl, l’auteur de Der Judenstaat  1, qui fut également l’initiateur du « Fonds pour l’implantation juive pour l’achat de terres en Palestine à l’empire ottoman ». Herzl développa en premier l’idée de fonder un Etat autonome juif. Elkaïm présente les accords Sykes-Picot et la déclaration de Balfour de 1917, pour permettre aux lecteurs d’avoir une approche globale de ce vaste sujet. Il insiste également sur les non-dits, les malentendus, les mensonges, l’hypocrisie voire la haine des différents protagonistes de cet imbroglio historique. Il montre également les aberrations diplomatiques et militaires des pays arabes face à leur ennemi commun. En effet, certains dirigeants arabes préfèrent favoriser l’individualisme que de privilégier l’union panarabe, au mépris de l’adage « l’union fait la force ». Ainsi, les Israéliens en profitent pour jouer à fond la carte divide et impera  2, afin de s’imposer comme les maîtres de la région, ce qu’ils sont réellement devenus.

En réalité, écrire sur les guerre d’Israël revient, de fait, à se plonger dans l’histoire complexe et passionnante du Proche-Orient, bien avant la naissance de cet Etat : « au lendemain de la Première Guerre mondiale, le Proche-Orient entre dans une période de recomposition comparable à celle qu’a connue l’Europe au cours du grand XIXè siècle. Dès avant sa chute, le territoire de l’Empire Ottoman est ainsi découpé en vertu de deux principes souvent contradictoires : d’une part, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, d’autre part, les ambitions régionales des puissances coloniales britannique et française ». Il convient de ne pas oublier le contexte religieux bouillonnant qui augmente les difficultés d’une situation déjà bien complexe.

 

  1. L’Etat des Juifs est le titre du livre publié en 1896 par Theodor Herzl. Celui-ci reste considéré comme le fondateur du sionisme. Dans son ouvrage, il analyse la question juive et développe deux idées, selon lui, fondamentales :
    – Les peuples du monde ne pourront supporter, à longue échéance, ni le Peuple d’Israël en leur sein, ni son particularisme religieux, ni ses leaders, ni sa mentalité.
    – L’antisémitisme grandissant, à la base du réveil national du Peuple d’Israël, obligera, tôt ou tard, les peuples du monde à trouver une solution adéquate à ce problème.
    Dans son livre, écrit en moins de deux mois, il développe également l’organisation interne du futur pays.
  2.  Diviser pour régner. La maxime divide et impera est attribuée à Philippe II de Macédoine. 
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