Joël Labruyère, les Brigandes  : “Ce qui dérange le Système, ce sont les initiatives dissidentes”

dans Entretiens

Le clan des Brigandes fait l’objet d’attaques médiatiques depuis plusieurs semaines. Que reproche-t-on aux chanteuses qui ont fait le choix de vivre avec leurs familles en communauté ? Tout et n’importe quoi … C’est pourquoi Nous Sommes Partout a souhaité demander à Joël Labruyère, le directeur artistique des Brigandes pourquoi la communauté dérange tant.


Rédaction NSP
Par Clotaire de La Rue

Monsieur Joël Labruyère, le Clan des Brigandes fait de nouveau l’objet d’une attaque médiatique en règle, suite à une plainte contre X déposée en Belgique après le décès d’une personne ayant fait partie de votre communauté. On vous reproche une influence psychologique sur cette personne et une absence de soins, ce qui semble paradoxal puisque son mari s’est exprimé dans une vidéo que vous avez diffusée. Comment vous et votre Clan avez-vous géré le problème de santé de cette personne ?
Nous nous sommes déjà exprimés là-dessus à travers plusieurs vidéos, il est donc inutile d’aller dans les détails (voir notre récapitulatif sur nos réponses aux dernières attaques médiatiques, sur notre blog. La réponse est très simple : cette personne a géré sa maladie comme elle le voulait. Les accusations de « manipulation mentale » pour empêcher cette personne de se soigner, voire pire « d’assassinat », viennent d’une seule personne : Annick Lovinfosse. Cette femme très instable, hystérique et droguée aux médicaments ne s’est pas remise de notre rupture amoureuse, et depuis lors elle n’a visiblement qu’un but dans son existence : me poursuivre de sa haine. Nous avons diffusé une vidéo à son sujet : « Qui est Annick Lovinfosse, l’ennemie des Brigandes ? ».
Le simple fait que les accusations soient fondées sur son seul témoignage devrait alerter tout journaliste digne de ce nom. Et le fait que ces accusations aient motivé la sœur de la défunte à porter plainte contre X (8 ans plus tard) s’explique par la répulsion de la sœur envers nos idées et les préjugés dans lesquels elle et sa famille baignent. Il faut dire que cette famille n’a probablement pas digéré que la défunte préfère s’entourer durant sa maladie de quelques-unes de ses camarades, plutôt que de sa propre famille. Cette famille devrait se demander pourquoi. Bref : nous avons déjà expliqué tout cela dans les vidéos reprises par le récapitulatif que nous citons plus haut. (Les détails suffisants y sont donnés pour ceux qui seraient intéressés par cette affaire).
Concernant l’absence de soins, nous avons récolté des dizaines d’attestations témoignant que les personnes de notre communauté se soignent librement, selon leurs choix.
La défunte avait, à un moment donné, refusé de se faire greffer une vessie de porc. C’était son choix et celui de personne d’autre. Dans un cas normal, personne n’aurait rien à y redire. Mais dans le cas d’une communauté qu’il faut diaboliser (« secte » !), ce choix ne peut être que celui d’un gourou autocratique ! Cette propagande est grossière.
Vous faites l’objet d’une déchaînement médiatique de tous les milieux, de droite ou de gauche. Qui donc dérangez-vous?
Visiblement, un peu tout le monde !
Notre groupe musical fait de la chanson satirique, ce qui ne s’enferme pas dans une idéologie. Nous chatouillons les points sensibles des uns et des autres.
Notre démarche de rassemblement en clan dérange elle aussi quasiment tout le monde, puisqu’elle est fondée sur un rejet intégral de la civilisation en place. Pour ne prendre qu’un exemple, tous ceux qui font de la politique, qu’ils soient de gauche ou de droite, ne peuvent pas cautionner notre démarche : ils essaient de changer la société, alors que nous disons : laissez tomber tout ça, que ceux qui veulent faire différemment s’organisent entre eux.
Qui peut suivre ce courant de rupture totale ? Pas grand monde !
En fait, je pense que ceux qui nous défendent sont ceux qui, au-delà des idées, défendent sincèrement la liberté. Il n’y a que les véritables défenseurs de la liberté que nous ne pouvons pas déranger, et il n’y a qu’avec eux que nous pouvons partager un combat. Évidemment, dans une société basée sur une culture « de gauche », ces défenseurs de la liberté se retrouvent souvent, et parfois malgré eux, poussés dans une frange qu’on appelle « extrême-droite » – bien que ce qualificatif ne veuille rien dire.
Une certaine presse a dénoncé le fait que vous ayez créé une Loge maçonnique sauvage, voire une obédience, car vous avez visiblement été initié et vous connaissez parfaitement les codes maçonniques comme le prouvent les photos de vos tenues. Le Clan des Brigandes avait-il besoin d’une telle mascarade et si oui, pourquoi ?
C’est une vieille histoire : en 2012, nous avons créé une parodie de loge dont la vocation était d’être une « contre-franc-maçonnerie ». Notre but était d’attaquer les grandes obédiences maçonniques « de l’intérieur », et de remettre en avant une démarche initiatique authentique. C’était audacieux, et l’opération fut de courte durée : elle prit fin en 2014.
Beaucoup de catholiques ne comprennent pas que le monde maçonnique est un monde complexe qui ne se limite pas au seul Grand Orient ainsi qu’à des adeptes avérés du satanisme. Le terme « franc-maçonnerie » dans son sens élargi peut aussi englober des structures initiatiques dont la démarche est sincère et morale.
Radio Brigandes a réalisé une émission intéressante sur ce sujet, car il existe peu de points de vue nuancés sur la franc-maçonnerie, et je vous conseille de la regarder si ça vous intéresse : Radio Brigandes III – Novembre 2015 – Franc-maçonnerie, la blanche et la rouge).
Il serait bon que certains milieux de la droite radicale un peu trop obtus sur cette question relisent les écrits de Julius Evola sur la franc-maçonnerie – écrits dont nous sommes assez proches.  Après cette expérience entre 2012 et 2014, nous nous sommes servis de nos décors pour attaquer la Franc-Maçonnerie jacobine d’une autre manière : c’est le fameux clip « La loge des Jacobins » des Brigandes.
Ce clip, dans lequel on peut voir le décor d’une loge maçonnique, tourne royalement en dérision la franc-maçonnerie institutionnelle au point que certains maçons ont crié au blasphème !
Conclusion de tout ça : non nous ne sommes pas francs-maçons, et oui nous avons beaucoup d’ennemis dans les loges !
Vous vous décrivez vous-même comme un chef d’entreprise, ce qui n’a rien à voir avec un gourou. Comment fonctionne l’entreprise Les Brigandes ?
La plupart des gens ne se rendent pas compte que pour avoir une production artistique originale qui puisse durer dans le temps, il faut une certaine liberté. Un artiste ne crée pas sous la contrainte. L’image d’Épinal du gourou va de pair avec des écervelés incapables de penser et de créer – ce qui, à moins qu’on soit de très mauvaise foi, ne correspond pas aux membres de notre clan !
Comment fonctionne l’entreprise Les Brigandes ? Eh bien, je suis l’auteur-compositeur des chansons, que je communique ensuite à notre arrangeur musical Maxime. Avec les Brigandes, nous sélectionnons celles que nous voulons produire pour notre prochain album.
Maxime gère l’arrangement de la chanson, des instruments jusqu’aux voix des Brigandes. Bruce mixe le morceau. En tant que directeur artistique, je supervise évidemment tout le processus afin que la « couleur » du morceau corresponde à ce que j’avais projeté en le composant.
Vient ensuite l’équipe vidéo lorsqu’il y a un clip : Étienne et Florian sont responsables de ce secteur. Ils coordonnent leurs idées avec les Brigandes, qui ont évidemment leur mot à dire sur le clip qu’elles vont tourner ! (la chorégraphie, les costumes, etc.)
Ensuite, il y a les secteurs annexes, avec chacun son responsable : secrétariat, gestion administrative et juridique, vente par correspondance des CD, etc. C’est une petite entreprise.
Nous avons lu avec attention le Manifeste du Clan des Brigandes. Nous y avons ressenti une harmonie et une vie communautaire laissant place au libre-arbitre de chacun. Ce choix de vie n’est-il pas finalement dans la ligne de mire de la république qui refuse dans son ternaire que des hommes et des femmes puissent vivre en dehors de son système ?
Tout à fait. La propagande anti secte alimentée en France vise, en fait, toutes les minorités spirituelles, culturelles ou thérapeutiques qui partagent d’autres valeurs que celles de la République jacobine – et d’autant plus si ces minorités sont organisées de manière communautaire.
Le général de gendarmerie Morin, qui travaillait sur le dossier des sectes dans les années 90 (lorsque l’hystérie anti secte éclate en France), avait formulé la doxa suivante : si une crise quelconque éclate (crise économique, guerre civile, catastrophe climatique, etc.), une partie de la population pourrait trouver refuge dans des systèmes parallèles fonctionnant autour de personnes charismatiques : les « sectes » et leur « gourou ». L’unité de la République s’en trouverait donc menacée. Préventivement, il faut donc lutter contre ces « ordres sociaux parallèles », ou du moins les diaboliser afin de les rendre répulsifs aux yeux de l’opinion publique, pour que ceux-ci restent marginaux en cas de crise.
C’est exactement la politique suivie par la République Française. Hélas, les catholiques s’alignent sur la politique jacobine contre les communautés.
Vous développez un syncrétisme spirituel qui irrite parfois les différents courants de la droite nationale, païens ou chrétiens. Quelles sont les forces spirituelles qui vous animent ?
Nous ne sommes pas dogmatiques, nous estimons qu’on peut aussi bien trouver des éléments de Vérité et de Vertu chez Pythagore que dans les enseignements du Christ et jusque dans les mythes du Nord. Là encore, nous dérangeons toujours les dogmatiques et les fanatiques ! On ne voit pas pourquoi d’ailleurs, car on ne leur demande pas d’adhérer à nos idées. Certains milieux catholiques font partie des plus acharnés : ce doit être des relents de l’Inquisition, qui traquait le délit de pensée déviante. Et lorsqu’en plus nous dénonçons les méfaits de la Compagnie de Jésus – ordre de pointe du mondialisme dès le XVIe siècle – alors c’est l’excommunication ! Le directeur de Rivarol, Jérôme Bourbon, est représentatif de l’esprit sectaire qui anime ces « catho-jésuites ». D’où le fait que ses attaques à notre encontre soient encore plus viles et calomnieuses que celles des médias mainstream – et pourtant la concurrence est rude.
Pour en revenir à notre spiritualité : nous sommes des chercheurs de Vérité qui prenons en compte le cycle de civilisation indo-européen, de sa phase antique à sa phase chrétienne. L’idée d’une « Tradition primordiale », de laquelle nous devons essayer de nous approcher, est importante pour nous. C’est ce qu’on appelle la « Gnose » (du grec Gnôsis : « connaissance »), ce qui n’a rien à voir avec ce que l’Église catholique appelle « gnose » de son côté. La Gnose au sens antique et étymologique du terme est la recherche de la connaissance métaphysique, à travers plusieurs révélations spirituelles, et qui doit déboucher sur un changement intérieur pour s’élever vers la Vertu. Ce courant de la Gnose a été représenté dans l’Antiquité par les Écoles des Mystères, et par des courants comme les platoniciens ou les pythagoriciens (pour ne prendre que les plus connus, dans la Grèce antique).
Dans le Manifeste du Clan des Brigandes qui a le mérite de dire que nous devons créer des isolats, comme le préconise le très visionnaire Jean Raspail, vous êtes tout de même très indulgent avec l’islam ou le phénomène dit du “grand remplacement”. Pourquoi cette forme de complaisance face à une implantation étrangère qui génère des problèmes dans l’ensemble du territoire européen ?
Tout d’abord, je précise ne pas être l’auteur du Manifeste des Clans du futur : ce Manifeste a été essentiellement écrit par Maxime Billaud, notre arrangeur musical. J’en suis l’inspirateur, car chacun écrit et produit ce qu’il veut.
Si je me souviens bien, le but de cet ouvrage est de présenter la démarche du regroupement en clan, donc d’apporter des éléments constructifs et non une énième critique du Système. Il ne liste pas de manière exhaustive tout ce que nous reprochons à la société, et se contente de viser la « tête » : l’oligarchie internationale (il n’y a pas de grand remplacement sans ses décisions !). C’est un ouvrage court, qui reste axé sur un fil conducteur : pourquoi et comment créer une micro société alternative.  De plus, notre démarche communautaire est indépendante du problème migratoire. Ce problème est certes une catastrophe historique, et c’est pour cela que nous le dénonçons par nos chansons, mais notre communauté se fonde avant tout sur le rejet de la civilisation matérialiste – qu’elle soit accompagnée ou non du phénomène aggravant de l’immigration massive.
La France fait face à la multiplication des communautarismes. N’avez-vous pas le sentiment que le communautarisme “de souche” dérange davantage la république que les autres communautarismes et n’y a-t-il pas une volonté républicaine de tuer l’esprit de rébellion et le mode de vie qui sont les vôtres et qui sont en passe de devenir ceux de bien des Français ?
Tout à fait : le peuple français et les peuples européens en général sont écrasés, on leur fait comprendre que leur sol n’est plus le leur.  Mais si on parle des initiatives communautaristes, il ne faut pas se tromper : ce que le Système attaque, c’est le communautarisme qui lui échappe, qui crée un ordre parallèle refusant les valeurs et le mode de penser officiels. Ce n’est pas tant la couleur de peau de ceux qui se communautarisent. Le communautarisme blanc est attaqué dans la mesure où il est accompagné d’un esprit de dissidence. Si des personnes issues de l’immigration s’organisaient pour créer un communautarisme allant réellement contre le Système – donc contre la société multiculturelle et mondialiste, donc aussi contre la politique de l’immigration massive – la République serait beaucoup moins clémente avec ces communautarismes ! Mais le Système tient sous contrôle les pions dont il a besoin. S’il organise la venue de ces masses extra-européennes, c’est pour les utiliser dans une politique précise, pas pour les abandonner complètement à elles-mêmes. Mais c’est un autre sujet.
Ce qui dérange le Système, ce sont les initiatives dissidentes, celles qui entrent en rupture avec son ordre de valeurs. Voilà pourquoi notre combat ne vise pas à attiser une conscience raciale chez les Blancs, mais à diffuser un esprit de dissidence auprès de tous ceux qui peuvent le recevoir.
Qui, selon vous, est capable de recevoir cet esprit de dissidence que vous diffusez ?
Ceux qui ont assez d’esprit critique, de cœur et de force pour refuser le Système. Après, de là à passer à une démarche comme la nôtre, c’est autre chose. Mais il faut déjà voir lucidement l’ennemi, et si possible trouver ses amis. Pour nous, un véritable esprit de dissidence va de pair avec la conscience d’être dans l’Âge de Fer, l’âge de la dégénérescence qui doit se terminer par le chaos et la destruction. La civilisation mondiale va inéluctablement vers la décomposition, et on ne peut pas revenir en arrière. Inutile de vouloir redresser les choses à grande échelle. Les nations et les races s’engouffrent toutes dans ce grand tourbillon destructeur. Nous pouvons le constater dans les faits, et cela correspond aux enseignements des traditions indo-européennes : toutes affirment que nous sommes dans l’époque de l’Âge Noir, de la tradition grecque à la tradition hindoue en passant par la nordique !
Dans cette époque, seul ceux qui ont personnellement un sursaut de réveil, une révolte profonde, pourront changer leur réalité pour vivre différemment. C’est une question individuelle, pas une question de race ou de religion (quoique certaines religions favorisent plus cette conscience que d’autres !).
Ceci dit, ce sont évidemment des Européens qui sont très majoritairement réceptifs à nos idées, puisque nous formulons ces idées selon notre culture occidentale. Nous parlons d’abord aux gens de nos peuples. Mais si nous devons éveiller ces personnes, c’est avant tout pour leur rappeler qu’en tant qu’êtres humains elles ont une vocation spirituelle, qui dépasse de loin le simple « communautarisme de sang », et qu’il faut donc lutter contre l’esprit de l’Âge Noir qui étouffe de plus en plus leurs dispositions spirituelles.

 

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