La fraude sociale : un pillage longtemps occulté

dans Zones occupées

Courageuses mais pas téméraires la sénatrice Nathalie Goulet et la députée Carole Grandjean, missionnées fin mai dernier par le Premier ministre Edouard Philippe pour tenter d’évaluer (enfin) le montant de la fraude aux prestations sociales en France, viennent de rendre un rapport bien incomplet. Face à l’ampleur du scandale redouté, elles évoquent benoîtement l’« impossibilité matérielle » d’aller plus avant dans leur mission, ce qui peut s’entendre au vu de la complexité du dossier, mais surtout l’ « inopportunité politique » de poursuivre leurs recherches, évoquant le risque que « des polémiques relatives aux montants de la fraude (n’)obèrent le fond de leur rapport et de leurs propositions ».


Rédaction NSP
Arnaud Raffard de Brienne

Dans le genre courage, fuyons, elles évoquent la nécessité d’un audit indépendant. Il faut reconnaître que leurs découvertes dépassent l’entendement de l’honnête homme et mettent sans doute en évidence la plus grande manipulation par occultation de l’Histoire dont ont pu se rendre coupables les gouvernements successifs ayant sciemment occulté, des décennies durant, le pillage de notre système social redistributif que l’on souhaiterait aujourd’hui escamoter dans les meilleurs délais, en souriant avec condescendance de sa caducité.
Pour planter le décor, rappelons d’abord que la population française et apparentée ne pèse que 1% de la population mondiale mais bénéficie de 750 milliards de prestations sociales, soit 15% de l’ensemble de la redistribution planétaire. Parmi les perles de ce rapport, citons en vrac les 1,8 millions de numéros de Sécurité sociale frauduleux. Ou encore les 8 millions de cartes Vitale surnuméraires toujours actives. Pourtant, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) épinglait déjà en 2013 les quelque 7,76 millions de cartes Vitale excédentaires. Qu’a-ton mis en œuvre depuis ces six dernières années pour mettre fin à cette ruineuse aberration ? Rien, strictement rien. Il ne fallait sans doute pas désespérer les « quartiers difficiles ». Et puis ce sont les femmes venues d’ailleurs accouchant trois fois la même année, les 4 milliards de retraite versés à des retraités vivant à l’étranger sans qu’aucune justification ne leur soit exigée, le fraudeur aux 70 enfants, les prolifiques polygames, les 3,1 millions de centenaires nationaux… et on en passe. Selon le Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP), il y aurait en France 84 millions de personnes ayant droit aux prestations sociales pour une population totale de 67 millions. Cherchez l’erreur…

La fraude a financé la submersion migratoire

C’est bien d’un scandale sans précédent qu’il s’agit avec la révélation de ce que d’aucuns pressentaient depuis longtemps. Dans un pays où les classes moyennes sont asphyxiées fiscalement alors que les services publics se dégradent et que 9 millions de citoyens vivent sous le seuil de pauvreté, l’État a failli en occultant délibérément l’ampleur de la fraude sociale qui n’est autre que du vol. Une inimaginable prédation s’élevant à plusieurs centaines de milliards sur les trente dernières années, longtemps cautionnée et sciemment dissimulée aux payeurs, les salariés, chefs d’entreprise, artisans, indépendants, retraités… auxquels il est maintenant demandé de se serrer la ceinture.
Car, il ressort à l’évidence que cette fraude a financé la submersion migratoire de notre nation, au détriment des équipements collectifs, routes, hôpitaux, de la recherche, de l’enseignement et de l’ensemble des activité régaliennes, avec la complicité des classes politique, médiatique, syndicale et même ecclésiale qui savaient ou tout au moins se doutaient mais se taisaient pour maintenir une paix fictive dans les banlieues et ne pas nourrir les populistes, les représentants du peuple. C’est le mensonge fondateur, celui qui englobe tout, servi par des démographes courtisans et imposteurs, des prestidigitateurs de haute volée dont Hervé Le Bras incarne, et de loin, l’archétype le plus abouti.
Ces silences, manipulations et dissimulations constituent le cœur nucléaire à l’origine de la submersion migratoire et de son financement par nos concitoyens. Si les études et audits devaient être menés à leur terme, nos découvriraient ébahis à quel point ils ont été trompés, taxés, ponctionnés, tondus même et appauvris, eux et leur famille, avec un cynisme effrayant.


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