La Vision de Drumont, éditions Reconquista Press

dans Arts & Lettres & Chansons

L’excellente maison d’édition Reconquista vient d’éditer une Anthologie des œuvres d’Edouard Drumont sous le titre La vision de Drumont, anthologie préfacée par l’abbé Olivier Rioult, élaborée et présentée par Joseph-Marie Rouault et suivie d’un article de Lucien Rebatet, paru dans Je suis Partout, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Drumont …


Rédaction NSP
Rédaction NSP

Pour les jeunes gens élevés à l’école de la république, le nom d’Edouard Drumont – si tant est qu’ils l’aient entendu prononcer – fait partie des plus honnis de l’histoire littéraire, en particulier à cause de son œuvre La France juive. Il était donc grand temps de réhabiliter l’écrivain, l’historien, le journaliste et le poète qu’était Edouard Drumont car son œuvre ne se résume absolument pas à ce seul ouvrage. Le lecteur curieux trouvera bien sûr dans cette anthologie des extraits de La France juive, mais il y découvrira le Drumont poète dans La dernière bataille dans laquelle il décrit le monde bucolique des forêts et des campagnes de France enchantées par les cris des oiseaux car « il n’appartenait pas à notre poétique (sic) Zola de vilipender le rossignol et de l’appeler « un gueulard », visionnaire dans La Fin d’un monde, ouvrage dans lequel l’auteur apparaît désabusé et ne semble plus rien attendre de bon de la France, trop corrompue et rongée par – dit-il – les francs-maçons et les juifs car « c’est ainsi que les choses se terminent avec les Francs-maçons, princes, fonctionnaires ou simples particuliers ; ils commencent par parler d’émanciper l’Humanité et finissent par priver les gens des libertés les plus élémentaires. », polémiste et homme de lettres volant au secours de l’opprimé – oui, comme le Zola – dans Le Testament d’un antisémite : « Qui de vous n’a lu, avec un serrement de cœur, l’histoire de ce malheureux sur lequel, le 27 mars dernier, on a tiré impitoyablement parce qu’il s’était introduit dans la propriété de M. de Rothschild à Boulogne ? L’homme était sans travail, les siens avaient faim, il se glissa dans le parc seigneurial pour y cueillir des fleurs de magnolia qui se vendent quelques sous aux Halles.(…) La justice féodale de Messire Rothschild (ou un français tué pour une fleur) .» Portraitiste à la plume trempée dans le vitriol lorsqu’il décrit Eugène Mayer, directeur de l’abominable journal anticlérical La Lanterne, « petit youtre de Cologne », ou Le catholique enjuivé :  « c’est précisément le contraire du catholique tel que je le comprends.(…) On se demande, encore une fois, de quel droit ces gens-là se permettent de traiter les républicains d’affamés et de jouisseurs. La comparaison entre eux et les républicains serait, au contraire, tout à l’avantage de ces derniers. »
L’ouvrage se termine par quelques aphorismes et réflexions qui révèleront, s’il en était encore besoin, à quel point Drumont était avant tout catholique, monarchiste et amoureux de la France qui, pour lui, n’avait qu’un seul ennemi sous de multiples formes : « cette république telle qu’elle est : excrémentielle… ».
Cette anthologie indispensable a été publiée une première fois en 1944 et mise au pilon après la « libération ».  Elle reste une somme pour tous ceux qui combattent pour la civilisation chrétienne.
« Ce qui est sans doute le plus admirable chez Drumont, c’est que, partant de causes encore si anodines ou voilées, il ait déroulé avec cette dramatique lucidité toute la chaîne del eurs effets, abouti à sa terrible cosmogonie du judaïsme et de l’or. C’est ici que, cherchant un pamphlétaire, nous faisons la rencontre solennelle d’un génie. » Lucien Rebatet, Je suis Partout, n°663, 28 avril 1944.


La Vision de Drumont. Auteurs : Édouard Drumont, Joseph-Marie Rouault, Lucien Rebatet. Préface : Abbé Olivier Rioult. 420 pagers. 24 euros. Editions Reconquista Press.

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