Le Covid-19 infecte l’ensemble de l’activité économique

dans Zones occupées

Si la priorité est aujourd’hui légitimement accordée à l’endiguement de l’épidémie du Covid-19 et à la préservation des populations, elle portera ensuite, dès que possible et sans doute très prochainement, sur les conséquences économiques de cette crise sanitaire inédite et planétaire.


Rédaction NSP
Arnaud Raffard de Brienne

Pas un secteur d’activité n’échappe au coup d’arrêt brutal porté à la vie sociale et économique par les mesures prophylactiques de confinement qu’impose le virus. Aux prémices de la récession qui vient, le secteur bancaire encaisse un terrible coup de boutoir avec une chute de 40% de sa valeur sur les dernières semaines et les conséquences que l’on imagine déjà pour les épargnants et les futurs emprunteurs, notamment la fragilisation des avoirs et un crédit plus rare à des taux plus élevés.
Aucune activité n’est épargnée qu’il s’agisse de l’agriculture, l’industrie, du commerce, des services, de l’événementiel, les spectacles, le sport, l’hôtellerie, la restauration et l’on enregistre déjà, selon les secteurs, des baisses de chiffre d’affaires de l’ordre de 70 à 90%. La parenthèse imposée à la vie familiale, professionnelle, amicale, culturelle, religieuse, de l’ensemble des établissement éducatifs, de la maternelle à la faculté, l’annulation des épreuves de permis de conduire, examens, concours, tournages de film, la fermeture des 2 100 salles de cinéma, des théâtres, stades, médiathèques, l’annulation des festivals et manifestations sportives, des stations de sports d’hiver et pour résumer de « tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays » annoncent une période de crise économique de durée indéterminée aux conséquences, notamment financières et sociales, incalculables.

La crise économique à venir

Et ce ne sont pas les mesures annoncées en matière d’indemnisation du chômage partiel qui suffiront à rassurer les petites et moyennes entreprises ou start-up à la trésorerie chancelante voire inexistante. Lorsque le président Emmanuel Macron annonce, trémolos dans la voix à l’appui, sa décision de faire prendre en charge par l’État l’indemnisation des salariés contraints de rester chez eux « quoi qu’il en coûte » afin de préserver les emplois et les compétences, il omet d’évoquer le financement de l’opération, les modalités de reconnaissance et d’acceptation des dossiers et les délais de règlement. Combien des entreprises impactées succomberont-elles avant le versement hypothétique du premier fifrelin, si fifrelin il y a ? D’autant que l’ajournement des charges sociales et de la TVA – 52% des recettes de l’État – n’offre qu’un sursis, juste un répit, forcément insuffisant pour une entreprise en péril.
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, annonce, l’air dégagé et le regard placide, un coût global des diverses indemnisations qui pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines des milliards d’euros, ce qui est déjà considérable et particulièrement inquiétant mais l’important se trouve sans doute ailleurs : nul ne peut aujourd’hui anticiper les conditions et le tempo de redémarrage d’une machine économique considérablement affaiblie, servie par un corps social pour le moins déstabilisé.

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