Le Do It Yourself de la mort, compost humain et Sarco capsule

dans Zones occupées

Le 21 mai 2019, l’état de Washington a autorisé le compostage des corps humains. Cette mesure sera effective dès le 1er mai 2020. Les entrepreneurs et lobbyistes qui oeuvraient dans l’ombre à la légalisation se frottent les mains : ils vont enfin pouvoir commencer leur business.


Rédaction NSP
Klara Von Kustniz

Sous couvert d’écologie, les transhumanistes et autres partisans de la marchandisation de l’être humain sont prêts à faire croire n’importe quoi à l’humain soucieux de protéger la planète. Non content de lui bourrer le mou avec du pseudo changement climatique, de lui vendre des révolutions vertes  totalement inefficaces, de lui fourguer des produits écolos par le biais de l’imbécile DIY (Do It Yourself)- pratique que nos arrière-grands-mères utilisaient tous les jours, et autres fantasmagories prétendues novatrices, ne voilà-t-il pas qu’on veut lui faire croire qu’il peut s’offrir un enterrement « vert » ! A savoir, un enterrement écologique produisant le moins d’impact possible sur la nature puisque le corps serait transformé en compost afin de nourrir la terre. C’est un peu le DIY de la mort. Tout le monde sait qu’il suffit d’enterrer un corps pour qu’il se décompose et retourne à la terre mais les entrepreneurs du compost humain ont décidé d’en faire un business au même titre que le business de la lessive écologique hors de prix qui a remplacé le savon noir de mémé.
Aux Etats-Unis, l’affaire est bien engagée puisque l’état de Washington vient d’autoriser le compostage humain et qu’une entreprise est déjà sur les rangs et sa fondatrice, Katrina Spade, bien partie pour se bâtir un empire financier sur un projet qui ne fait que commencer.
L’équipe de Recompose est loin d’être composée de doux rêveurs amoureux des petits oiseaux. On y trouve d’anciens lobbyistes, des banquiers, des avocats, des entrepreneurs de pompes funèbres, une blogueuse du Huffington Post et même une « death doula » dont la juteuse entreprise Going with grace  vous propose, moyennant la modique somme de 294 $, les services d’un death doula- accompagnateur de mort- en 19 leçons, pour vous aider à passer la rude épreuve de la perte d’un proche.

Et les os ?

En ce qui concerne le compostage de mémé, le tarif n’est pas encore disponible mais soyez assurés que l’équipe y travaille afin de pouvoir fournir les meilleurs services dès le 1er mai 2020. Le processus de décomposition se déroule en accéléré grâce au système découvert par l’inventeur français Jean Pain. Même les os et les dents sont compostés et les prothèses en métal ou en plastique recyclées. C’est dire si on a fait des progrès depuis les années 30. Comme disait Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme », tout se transforme essentiellement en espèces sonnantes et trébuchantes pour les nouveaux entrepreneurs de la mort. La rédaction ne manquera pas de tenir ses lecteurs informés du tarif dès qu’elle le connaîtra.
En Europe, l’affaire est en marche et un entrepreneur belge Francis Busigny prend actuellement le même chemin que Katrina Spade avec son concept www.humusation.org. Il en est au stade du lobbying pour faire accepter la chose par le législateur. Cependant, sa fondation a été reconnue d’utilité publique et a reçu en mars 2015 l’approbation Royale et celle du ministère de la justice belge ce qui permet d’envisager un avenir prometteur. Ici encore, on ne parle pas d’argent, on parle de créations d’emplois- il faudra bien former des spécialistes du compostage-, d’impact écologique et de lutte contre le réchauffement climatique puisque le compost de mémé permettra de replanter des arbres et de rendre la terre auto-fertile pour créer une meilleure nourriture pour l’humanité. On n’est plus à une couleuvre près. Cependant, le procédé diffère de celui de Recompose aux Etats-Unis. Ici, point d’accélération fulgurante mais une décomposition lente de 12 mois plus « écologique » et on ne sait pas encore ce qu’on va faire des os … éventuellement, les récupérer dans un cercueil miniature pour rejoindre le caveau de famille…
Le site va jusqu’à citer les propos du pape François sur l’écologie pour justifier ce qui ne sera, finalement, qu’un nouveau business de pompes funèbres pour gogos écolos. En effet, si une petite partie du terreau sera à la disposition de la famille pour faire pousser un arbre dans un Jardin du souvenir ou elle le désire, les 95% restants seront utilisés pour régénérer les sols qui en ont le plus besoin (friches industrielles, terres de grandes cultures) . Après enquête de la rédaction de NSP, il a été impossible de savoir si ce terreau serait donné ou vendu et à quel prix. Car hélas, tout a un prix dans notre triste société et la mort n’échappe pas à la règle. Les charognards sont légion autour des cadavres.

La Sarco Capsule avant le compostage ?

Le business du compostage humain semble en bonne voie mais il faut bien réaliser que pour un entrepreneur digne de ce nom, le problème principal réside dans la matière première. Or, la matière première, ici, c’est le cadavre. Rien d’étonnant donc à ce que nos grands écologistes humanistes soient aussi de farouches partisans de l’euthanasie qu’ils nomment sobrement « le droit à mourir dans la dignité. » L’australien Philip Haig Nitschke, surnommé Doctor Death, a mis au point une machine destinée à permettre de mourir chez soi en douceur : la Sarco Capsule. Le fondateur de ExitInternational est un militant du suicide assisté qui promet une mort douce en moins de cinq minutes. On s’installe dans la machine, on enclenche la diffusion d’azote et en route pour l’au-delà. A noter que Doctor Death a été rayé de l’ordre des médecins, ce qui ne l’empêche pas de commercialiser des barbituriques en kit « d’essai » sur son site…
Viva la muerte !