Le Grand Dépouillement, conséquence du Grand Remplacement

dans Zones occupées

L’infinie chance pour la France que représenterait l’immigration massive qu’elle subit ne coulerait semble-t-il toujours pas de source si l’on s’en tient aux trésors de pédagogie qu’il convient de continuer à développer pour en convaincre les trop nombreux récalcitrants résiduels. Au cours d’une semaine riche en émotions et toute dédiée à la diversité, le président Emmanuel Macron accueillait, le 17 juillet dernier, sous les lambris de l’Élysée les dirigeants des cent plus grandes entreprises du pays après avoir reçu l’avant-veille les joueurs de l’équipe dite de France. Très hypocritement, la réunion s’intitulait sobrement « La France, une chance. Les entreprises s’engagent ». La France une chance pour qui et les entreprises s’engagent à quoi ? Il fallait bien entendu honorer l’invitation pour lever cet insoutenable suspens.

Cette petite sauterie avec le gratin de l’économie hexagonale n’avait d’autre finalité que d’inciter les éminents employeurs réunis à renforcer l’apprentissage et les embauches dans les quartiers en difficulté, en s’abstenant, bien entendu de rappeler en quoi et pourquoi ces quartiers se trouvent en difficulté. Entre initiés, personne ne commit la faute de goût de s’interroger sur le sujet. Moins de deux mois après la remise par l’inénarrable Jean-Louis Borloo, ancien ministre de la Ville, de son indigent pensum sur la politique de la Ville et son évincement méprisant par un président de la république ne supportant aucun autre vedettariat, aussi décati soit-il, que le sien, Emmanuel Macron relance la discrimination positive sans jamais la nommer. Le concept controversé s’applique plus que jamais mais une consigne implicite semble interdire désormais de l’évoquer.

Ce ne furent, on s’en doute, que platitudes et reptations et les courtisans renchérirent les uns sur les autres à qui manifesterait le plus d’enthousiasme pour imposer, au forceps si nécessaire, encore et toujours davantage de diversité dans son entreprise. C’est à qui ouvrirait le plus grand les portes de son groupe à ces populations « issues des quartiers prioritaires de la politique de la ville », dernière appellation labellisée en date pour évoquer les immigrés et leurs rejetons sans les désigner. L’expression en jette, il faut le reconnaitre et relègue au plan du langage vulgaire les quartiers et banlieues difficiles, sensibles ou à problèmes. On eut beau édulcorer et ruser ces dernières décennies en évoquant sobrement avec ou sans qualificatif les quartiers, les banlieues ou les territoires, rien n’y fit : le citoyen lambada dont le QI dépasse peu ou prou la moyenne de celui des Bleus finit toujours par comprendre que c’est d’immigration qu’on lui parle en langage grossièrement codé.

Outre les 15.000 stages dans les services de l’État, les entreprises en offriront 15 000 autres, dont 1 500 pour BNP-Paribas, 600 pour Accor ou 1 300 pour la fédération du Bâtiment Travaux publics. Le patron d’Adecco vanta sa signature la semaine précédente de l’accord PAQTE (Pacte avec les Quartiers pour Toutes les Entreprises) et son engagement avec l’association Tous en stage, émanation de la Fondation Entreprendre, créée et aux mains des rejetons de l’empire marchand Mulliez (Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Kiabi, Flunch, Pimkie et nombre d’autres enseignes). Et le dynamique patron d’Adecco d’insister sur France info, le lendemain, sur les 27 000 intérimaires équivalents-temps plein, issus des « quartiers », employés par le groupe, sans parler des 500 contrats d’alternance et des 1 000 intérimaires bénéficiant du contrat atypique dit CDI intérimaire, nettement moins précaire que le contrat d’intérim. Emmanuel Macron en campagne électorale s’était aussi engagé sur 30 000 stages pour élèves de 3ème et, qu’à cela ne tienne, Adecco prit l’engagement d’accueillir 400 élèves issus des « quartiers prioritaires de la ville ».

S’ajoutent à ces mesures directement orientées vers l’emploi et l’activité professionnelle, une débauche de moyens, passe-droit, exonérations, financements, investissements colossaux que le pays surendetté devra financer d’une manière ou d’une autre.

Tout cela semble pétri de bonnes intentions mais l’effort à déployer pour transmuter dans les esprits en chance ce qui s’avère être un épouvantable fléau voire une catastrophe pour reprendre le titre d’un ouvrage essentiel de Jean-Yves Le Gallou « Immigration. Catastrophe. Que faire ? », augmente d’année en année à mesure de la submersion migratoire. S’il venait à manquer une énième preuve tout ce qu’il y a de factuelle pour confirmer que, loin d’être la résultante d’une insouciance, innocence, distraction ou simple lâcheté de nos édiles, le remplacement de population résulte d’un plan pluri décennal froidement concocté et décliné, il suffirait de se relire les rapports de l’ONU.

60 millions d’immigrés afin de parer aux effets du vieillissement de la population

Dès janvier 2000, la presse évoquait un rapport préliminaire de la Division de la population de l’ONU préconisant l’importation dans les nations européennes, à l’horizon 2025, de 160 millions d’immigrés afin de parer aux effets du vieillissement de la population et de maintenir au niveau de 1995 l’équilibre entre actifs et inactifs. Pour maintenir simplement le niveau de population active, le besoin ne serait « que » de 25 millions. Joseph-Alfred Grinblat, l’un des auteurs du rapport admettait, sans doute afin d’atténuer le choc que ces chiffres risqueraient de provoquer sur une partie de la population assez lourdement anesthésiée car ils «ne sont pas réalistes et qu’il faudra chercher la solution autre part : soit dans le relèvement de l’âge de la retraite à 75 ans, soit dans le panachage entre davantage d’immigrés et une vie active plus longue ».

Ces propositions, notamment celle évoquant un relèvement à 75 ans de l’âge de la retraite, relèvent de la galéjade de mauvais goût si l’on considère que l’âge de l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire sans incapacité, ni maladie chronique, s’établit à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 pour les hommes, chiffres tout ce qu’il y a d’officiels publiés par l’INSEE et la Data Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). A noter que si l’espérance de vie progresse encore très modestement, cette donnée de vie en bonne santé marque le pas depuis plus de dix ans malgré les dizaines et centaines de milliards de chiffre d’affaires réalisés par les géants de la chimie médicamenteuse pour, officiellement, améliorer notre état de santé. De telles données limitent les solutions surannées consistant à rallonger indéfiniment la durée de cotisation, ce qui ne peut solutionner le problème lorsque l’on sait, de plus, que les entreprises n’embauchent quasiment pas de quadragénaires et quinquagénaires. Dans quelle entreprise continuera à travailler et donc à cotiser le salarié perdant son emploi à 45, 50 ou 60 ans et auquel il manquera donc 5, 10, 15 ou 20 ans de cotisations ? Tout au plus pourra-t-il prétendre à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) remplaçant depuis 2005 du minimum vieillesse. Soit 833 euros pour une personne seule et 1 293 pour un couple. Toute personne dont les ressources se situent en dessous d’un certain niveau peut prétendre à ce revenu minimum à partir de 65 ans même en n’ayant jamais cotisé ne seule heure. Il lui faudra juste, au moment de sa demande, avoir résidé six mois en France. Voici l’un des rouages de la formidable pompe aspirante qui a ruiné la France en même temps qu’elle a accéléré sa submersion migratoire. Le salarié au revenu modeste et à la carrière incomplète percevra une pension guère supérieure à l’allogène fraichement débarqué en France pour y couler une retraite sinon heureuse tout au moins libérés des tracas matériels, au frais de la princesse c’est-à-dire des cotisants et contribuables autochtones.

Imposer aux autochtones de financer leur propre remplacement

Ces données sont à mettre en perspective avec l’actualité de la réouverture prochaine des négociations sur les retraites dont les grignotages réguliers continuent de paupériser les retraités. Le dernier mauvais coup en date consistait à augmenter la CSG de 1,7% sur l’ensemble des revenus, retraites y compris à partir du 1er janvier 2018. C’est maintenant aux pensions de réversion que compte s’attaquer tout prochainement le gouvernement, au nom de l’équité et de la justice, bien sûr, tout en rajoutant sans doute encore quelques trimestres de cotisation que justifierait l’allongement de l’espérance de vie. À propos du vieillissement bien réel de la population, il est remarquable que jamais ne soient évoqués les effets dévastateurs de l’avortement sur la démographie et que, bien au contraire, d’année en année politiques et législateurs aient œuvré à faciliter le recours à l’avortement en même temps que la répression s’abattait sur ses opposants. Parallèlement, aucune mesure ambitieuse d’une politique authentiquement familiale ne fut jamais adoptée, bien au contraire.  

Avec le temps et le recul, il devient de plus en plus évident que nous assistons à gigantesque transfert de richesses de la France française d’hier vers la France métissée de demain. Il est imposé aux autochtones de financer leur propre remplacement au prix du renoncement à leur intérêt propre comme à celui de leur progéniture. La progressivité, l’étalement dans le temps et la technicité des mesures et dispositifs de prédation empêchent la plupart de nos concitoyens de percevoir le plan d’ensemble qui, une fois perçu s’impose comme une évidence que l’on s’en veut d’avoir trop longtemps ignorée.

Il apparait clairement aujourd’hui, mais un peu tard, aux yeux de quelques milliers ou dizaines de milliers de nos compatriotes que ce qui se passe en France et en Europe est le fruit d’une volonté concertée, d’envergure mondiale, et d’un plan de substitution de civilisation et des peuples, parfaitement conceptualisé, organisé, planifié et pleinement assumé par des castes dominantes visible et invisible. Entendre aujourd’hui certains responsables de mouvements patriotiques nier ce processus de remplacement planifié de population ne laisse plus guère d’autre choix que de les classer dans le camp de la bêtise ou celui de la trahison. Le cumul n’étant nullement exclu.

S’inscrivent dans ce processus de transfert contraint de richesses sur le principe des vases communicants, les centaines de mesures fiscales aboutissant à paupériser la population active. Chaque création et augmentation de taxe, suppression d’exonération, alourdissement des frais de succession, de transmission de patrimoine et d’entreprise, modification de seuil, suppression de prétendue niche fiscale, cotisation sociale supplémentaire, rabotage des retraites, augmentation des impôts et contraventions, des taxes sur les carburants, du tabac… aggrave le niveau de prélèvement sur la population active et sur le patrimoine au profit de l’implantation des néo-Français. Une gigantesque pompe aspirante parachève la ruine de nos concitoyens au profit de populations d’importation.

La déferlante de moyens envisagés s’ajoutant aux centaines de milliards déjà déversés dans les diverses politiques de la Ville laisse rêveur. Le président de la république décrète en effet une mobilisation générale en faveur des banlieues avec, notamment, l’opération « Cœur de ville » de rénovation des quartiers, la création d’une agence nationale de cohésion des territoires qui permettra sans doute de recaser quelques copains et coquins malchanceux en politique, la création d’une instance de recours pour les habitants comme pour les élus. Il est aussi question de mener un débat d’évaluation sur l’équité territoriale. Bref, cette fois, c’est l’artillerie lourde qui donne, une artillerie financée à crédit, annonciatrice d’une pression fiscale qui ne peut que s’aggraver encore.

Pour conclure sur une part de rêve, imaginons un instant que la moitié ou même un quart des sommes colossales – plusieurs centaines de milliards d’euros – affectées depuis trop longtemps, avec le succès que l’on sait, à l’intégration ou l’assimilation, on ne sait plus trop, des immigrés aient été destinées à une authentique politique nataliste, à la formation, au logement, à la santé, à l’insertion professionnelle des jeunes Français et au maintien d’un système de redistribution équitable, généreux mais contenu. Vertigineux, non ?

 Source RIVAROL, auteur Arnaud Raffard de Brienne.

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