Le monde meurt, les Rothschild s’enrichissent

dans Tour d'horizon

Le Canard enchaîné vient de révéler dans son numéro du 18 mars que les grands spéculateurs sortent clairement gagnants de la crise du Coronavirus qui n’est pour eux, finalement, qu’une excellente occasion de faire des affaires en bourse.


Rédaction NSP
Ivan Lévy

Alexandre et David Rothschild ont, en deux jours, les 11 et 12 mars derniers, racheté – directement ou à l’aide de la Holding Concordia – 570 000 actions de la banque Rothschild & Co au vil prix de 16,60€ au lieu de 25,50 €, leur valeur un mois plus tôt. Soit un gain de plus de 5 millions. Pour les Rothschild, cinq millions ne sont vraisemblablement que de la menue monnaie mais il n’y a pas de petites économies et un sou reste un sou, surtout en ces temps troublés où la bourse s’effondre et où la FED fait tourner la planche à billets pour sauver la peau des plus riches.
La fausse monnaie va envahir le monde, monnaie de singe ne reposant plus sur rien de concret puisque la FED vient aussi de supprimer l’obligation de réserve fractionnaire pour les banques américaines. En clair, les banques pouvaient jusqu’alors prêter l’argent déposé sur les comptes des clients et donc faire de l’argent avec rien en récupérant des intérêts sur ces prêts, mais elles étaient tenues jusqu’alors de garder une « fraction » de l’argent déposé sur ces comptes. Depuis le 15 mars 2020, c’est fini, plus de réserve fractionnaire : les banques peuvent tout vider pour continuer à faire de l’argent en prêtant la totalité des dépôts. Autant dire que les malheureux qui croient avoir placé leurs économies en sécurité et attendent patiemment de les voir faire des petits pour leurs vieux jours pourront aller se brosser. Au jour J, le coffre sera vide mais l’économie mondiale sera sauve. Le petit porteur pourra aller faire la manche dans la rue tandis que les banksters comme les Rothschild continueront de s’enrichir de plus en plus.

Une lignée de banquiers

Le 1er février 1812, un rapport arrivait sur le bureau du ministre de la police, signalant l’arrivée à Paris d’un certain sieur Rothschild, établi à Dunkerque et connu pour pratiquer la contrebande en liaison avec son frère établi à Londres. Une enquête s’ensuivit mais les Rothschild parvinrent à s’enfuir à Francfort, berceau de la famille, avant d’être arrêtés. Le Rothschild dont il est question dans le rapport de police était le fils de Mayer Amshel qui avait pris le nom de Rothschild (Rotes Schild, écu rouge) qui avait fait fortune en fournissant les souverains d’Europe en mercenaires contre espèces sonnantes et trébuchantes.
En 1810, fut créée la banque Rothschild et son capital fut réparti entre le père et ses quatre fils Amschel, Salomon, Charles et Jacob (futur James). Officiellement, Nathan, un cinquième fils, ne faisait pas partie de l’affaire mais ce n’était qu’un stratagème pour tromper les autorités françaises.
A la mort du père, les cinq fils héritèrent de l’affaire et continuèrent leurs fructueux négoces entre la fRance et l’Angleterre, prêtant de l’argent à Wellington par l’intermédiaire de banquiers espagnols. Waterloo fut l’occasion d’un formidable et très lucratif coup de bourse qui enrichit la famille de plus de 30 millions. Nathan, devenu par la suite associé officiel, vit monter le capital de la banque à des sommes astronomiques …
Les Rothschild, anoblis par l’empereur d’Autriche, poursuivirent leur ascension en prêtant de l’argent à tous les gouvernements d’Europe et en épousant la noblesse française.
Très liée à la franc-maçonnerie – on tira des « batteries de deuil à la mort de James dans les Loges du Suprême Conseil du Rite écossais – la famille n’eut aucun mal à faire sa place auprès des gouvernements et à devenir incontournable dès qu’il s’agissait d’un quelconque emprunt, les Rothschild – que le socialiste Jules Guesde nommait « les rois de la république » – étant les seuls banquiers à posséder une puissance financière suffisante, ce qui leur épargna tous déboires ou désagréments même dans les transactions les plus douteuses. A la mort du baron Edmond de Rothschild en 1934, toute la république se pressa aux obsèques. Pendant la seconde guerre mondiale, le siège des Rothschild fut transféré à La Bourboule et la banque fut administrée par les Domaines et non par le Commissariat aux questions juives et son siège, rue Laffitte, fut occupé par le Secours National – Entraide d’hiver du Maréchal. Le retour aux affaires ne fut guère compliqué, les Rothschild, noblesse oblige, n’ayant jamais été inquiétés.
La banque Rotshchild et ses dirigeants dominent un vaste empire reposant sur des banques, des industries minières, de navigation, de transports, de tourisme, d’hôtellerie, de construction et de presse. On retrouve la famille parmi les actionnaires des plus grands titres. On la retrouvera également parmi les actionnaires de laboratoires pharmaceutiques ou par exemple, dans la Fondation Edmond de Rothschild Healthcare chargée d’investir dans le domaine de la santé ou la Fondation FondaMental, spécialisée dans la recherche contre les troubles psychiatriques qui reçut pour un exposé Mme Agnès Buzyn en 2017.
Une famille de philanthropes, donc, mais comme nous le disions plus haut, la philanthropie n’exclut pas le bénéfice.

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