Le voile islamique autorisé lors des sorties scolaires

dans Zones occupées

Les députés et sénateurs ont décidé, ce 13 juin, d’autoriser le port du voile islamique pour les mères musulmanes accompagnant les sorties scolaires et en ont profité pour envoyer aux oubliettes l’amendement qui prévoyait la suppression des allocations familiales aux familles d’élèves absentéistes. L’occasion pour les féministes antiracistes de se réjouir.


Rédaction NSP
Klara Von Kustniz

L’inénarrable Sihame Assbague, célèbre entre autres, pour avoir été à la tête de l’organisation d’un camp d’été décolonial en août 2016, camp non-mixte et interdit aux blancs, crie sa joie sur tweeter :
« La suppression de l’amendement visant les mères voilées c’est bien mais c’est qu’une bataille. L’islamophobie n’a fait que gagner du terrain ces dernières années : terrain médiatique, politique, législatif. C’est un combat de tous les jours. Faut soutenir les collectifs en lutte. »

A féministe, féministe et demi

La demoiselle qui se dit militante antiraciste féministe intersectionnelle – pour ceux qui ne parlent pas la novlangue, l’intersectionnalité désigne le fait de subir plusieurs formes de discrimination en même temps dans une société, à savoir être noire et femme relève de l’intersectionnalité, le méchant patriarcat cumulant la phallocratie et le racisme- se roule par terre d’extase à l’idée que des mères voilées jusqu’aux yeux pourront accompagner leurs lardons lors des sorties scolaires. En clair, cette féministe de bac à sable se réjouit que des femmes cachent les neuf dixièmes de leur corps pour ne pas choquer les messieurs qui ne voient en elles que des gourgandines provocatrices dès qu’ils en aperçoivent une mèche de cheveux.
La Florence Nightingale des banlieues ne voit visiblement pas le rapport entre le voile islamique et la domination masculine et défend sans doute son point de vue au nom de la liberté de la femme et du refus de l’islamophobie. Ah, quel bonheur d’être une femme libre en islam, empaquetée tous les jours de l’année dans des voiles, soumise à papa ou à frérot ou à tout ce qui porte une barbe. Le voile est la négation de la féminité libre mais cela ne semble pas déranger mademoiselle Assbague qui enfourche sans crainte le cheval de bataille de la lutte contre l’islamophobie. En effet, selon elle, si on est contre le port du voile islamique, on est contre la liberté de la femme de le porter et on est donc islamophobe.
Que voilà du syllogisme en culottes courtes. Depuis quand la femme est-elle libre de porter le voile ? Ou plutôt depuis quand est-elle libre de ne pas le porter ? Je conseille à toutes les musulmanes voilées de tenter de l’enlever et de se promener tête nue dans nos chères banlieues, juste pour tester la fameuse liberté dont nous parle mademoiselle Assbague. Nous verrons bien si l’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance.
L’islam sera une religion de paix, d’amour et de tolérance, le jour où les femmes seront libres et égales aux hommes, le jour où les pays musulmans accepteront la construction d’églises chrétiennes ou de temples bouddhistes sur leur sol, le jour où les musulmans ne risqueront plus la peine de mort pour apostasie, le jour où l’homosexualité ou l’adultère ne seront plus des délits passibles de prison ou pire mais seront considérés simplement comme des péchés et relèveront de la conscience du croyant, le jour où un vieux barbu ne pourra plus épouser une gamine, le jour où des fous d’Allah cesseront d’égorger les mécréants, le jour où Asia Bibi pourra vivre sa foi au grand jour dans son pays d’origine et sans craindre pour sa vie. L’islam n’est pas une religion de paix et d’amour, l’islam est un fait politique et conquérant et le port du voile est une arme pour l’islamisation rampante de nos terres. Associer port du voile et féminisme relève de la plus énorme imbécillité et du manque de respect total des millions de femmes qui souffrent dans le monde de l’oppression islamique. Mademoiselle Assbague trahit les femmes, trahit leur cause et les vend aux plus offrant au nom de la politique politicienne et pour asseoir son petit prestige personnel de militante activiste intersectiomachin.

L’école est finie ?

De plus, les sorties scolaires, comme nous le rabâchent tous les règlements intérieurs scolaires, font partie intégrante de l’école. Tous les enseignants le savent qui s’obstinent à empêcher les élèves de fumer ou de faire des bêtises pendant ces fameuses sorties, parce que, légalement, elles sont sur le terrain de l’école. Le règlement scolaire s’applique lors des sorties ainsi que la loi sur la laïcité et les signes ostentatoires de religion. Ce que le sénat et les députés viennent d’entériner, ce n’est ni plus ni moins qu’un crachat au visage de leur fameuse laïcité dont ils sont pourtant si fiers et pourquoi ? Au nom de la plus basse soumission à une communauté d’excités qui refuse de se soumettre à la loi qui est faite pour tous. Alors, soyons fous, adaptons la loi à chacun tant qu’on y est et faisons exploser la société en une multitude de petites structures qui auront chacune leurs propres lois. Cette république répugnante se vautre de plus en plus devant les communautaristes de tous poils.

Des sous pour les absents

Dans le même registre, mademoiselle Assbague se réjouit, au nom de l’antiracisme, que nos parlementaires aient envoyé aux oubliettes l’amendement qui prévoyait la suppression des allocations aux familles d’élèves trop ouvertement absentéistes. Quel rapport entre l’antiracisme et les élèves absents ? Mademoiselle Assbague sous-entendrait-elle que seuls les élèves « racisés », voire musulmans, sèchent l’école et que seuls les parents « racisés », voire musulmans, s’en moquent éperdument ?

Mais c’est terriblement raciste, tout ça, mademoiselle Assbague car, enfin, le petit blanc aussi sèche l’école pour courir les buissons avec ses copains ! Et il y a aussi des parents blancs qui préfèrent dormir devant la télé que d’emmener leur mioche à l’école ! Honte sur vous, mademoiselle Assbague, l’antiracisme et l’islamophobie n’ont rien à voir dans cette histoire d’allocations ! Que fait la LICRA ? Que font les ligues de vertu ?
En attendant, je vais de ce pas enfiler ma toge de templier et mon chapelet pour accompagner la sortie scolaire du lycée au dernier mémorial à la mode. Puisque maintenant on a le droit aux signes religieux, on ne va pas se gêner…