L’Élysée nous coûte « un pognon de dingue »

dans Zones occupées

L’inénarrable Cour des Comptes dont le rôle semble se limiter aux constats impuissants sur les innombrables dérives et débordements budgétaires de notre république dispendieuse, vient d’épingler la gestion de l’institution élyséenne en 2018. 


Rédaction NSP
Arnaud Raffard de Brienne

Emmanuel Macron dont les jours et les nuits devraient être hantés par l’obsession de l’équilibre budgétaire et la nécessité de réduire la dépense publique subit un nouveau camouflet avec la publication du rapport de la vénérable administration sur la gestion de l’Élysée en 2018. Pour un budget annuel généreusement établi à 105,07 millions d’euros en 2018, les dépenses du palais présidentiel se sont élevées à 108,88 millions, soit un dépassement de 3,81 millions qu’il a forcément fallu piocher dans les réserves. Ce surpassement de plus de 3,5% suffirait, dans la vraie vie, celle des entreprises par exemple, à justifier le « remerciement » rapide et énergique du dirigeant par trop négligent. Mais en comptabilité publique, ces rudes lois s’imposant au commun des mortels ne prévalent pas : il suffit de creuser à l’infini le déficit et d’emprunter.
Ce dernier bilan s’inscrit dans le cadre d’une situation résolument dégradée si l’on considère qu’en 2017, la situation était déjà déficitaire. Bien sûr, la presse a largement glosé sur le renouvellement de la vaisselle élyséenne pour la bagatelle de 500 000 euros mais que dire d’un autre demi-million affecté à la rénovation de la salle des fêtes dont la moquette promet d’être moelleuse ? Sans parler de la piscine du fort de Brégançon pour 34 000 euros et des frais de coiffure et de maquillage du couple présidentiel puisqu’il semble acquis que nos concitoyens, croyant avoir voté pour un homme, ont en réalité élu un couple. Petite consolation, ce couple présidentiel s’avère moins dépensier en coiffure et maquillage que le seul François Hollande dont la chevelure ne semble pourtant pas avoir laissé un souvenir impérissable.

Un effectif pléthorique au service du président de la république

Mais tout ceci semble peu de choses en regard du coût de l’effectif pléthorique de la maison Élysée fort de 816 agents dont 30% représentant le commandement militaire (sic). Est-ce bien raisonnable ? Était-il indispensable aussi d’acquérir dix véhicules l’an dernier alors que le parc automobile de l’Élysée en comptait déjà 72 ? Quant à Brigitte Macron dont le niveau de notoriété apparait inédit dans l’histoire des premières dames de la république française, à quel titre ses pompes et ses œuvres viennent-elles alourdir la facture du palais ? Candidate à rien et par conséquent élue par personne, ne détenant aucune autre responsabilité officieuse que de canaliser son hyperactif et souvent maladroit mari et de paraitre publiquement à son bras, que lui vaut la mise à son service de quatre agents rémunérés par l’Élysée, pour un budget annuel de 279 144 euros, chargés de répondre aux 19 500 courriers reçus l’an dernier. Les services de la présidence de la république ont-ils maintenant à offrir un emploi à l’épouse et à financer le courrier du cœur ?
Dans tous les cas, comment pareil président de la république pourrait-il prétendre réduire le déficit de la nation alors même qu’il s’avère incapable de tenir le budget de l’administration qui lui est dédiée ?


Article paru initialement dans le journal Présent.

 

 

 

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