L’enquête du pape François : une attaque inédite contre la messe traditionnelle !

dans Zones occupées

Le pape François vient d’ordonner une « enquête » pour savoir si la messe traditionnelle (rite romain extraordinaire en latin) répond à un vrai « besoin pastoral » des fidèles. Les présidents des conférences épiscopales recevront un questionnaire à transmettre aux évêques qui devront y répondre pour le 31 juillet 2020. Une attaque en règle contre la Tradition et la Vraie Eglise.


Klara Von Kustniz
Klara Von Kustniz

La lettre apostolique Summorum pontificum cura (la sollicitude des souverains pontifes) publiée le 7 juillet 2007 par le pape Benoît XVI reconnaissait l’inscription de la célébration de la messe de toujours au rite romain extraordinaire, dite messe tridentine, dans le cadre normal de la vie liturgique. Les prêtres n’avaient plus besoin d’autorisation et pouvaient la célébrer sur simple demande des fidèles. Il y avait donc deux formes d’un seul et même rite : le novus ordo missae (rite ordinaire) et le rite extraordinaire codifié par le concile de Trente en 1563 et le pape Pie V en 1570. Il s’agissait d’opérer un rapprochement avec les traditionalistes attachés au rite ancien. Un premier rapprochement avait été tenté en 1988 entre le cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI) et la Fraternité saint Pie X représentée par Mgr Lefebvre. Le Vatican avait alors proposé, le 5 mai 1988, à Mgr Lefebvre de signer un protocole d’accord, protocole prévoyant dans son point 3 que la FSSPX renonçait à toute polémique sur Vatican II et dans son point 5 qu’elle donnait une légitimité au nouveau code du droit canon promulgué par Jean-Paul II. Autant dire, un  parfaitement inacceptable pour les tenants de la Tradition. Mgr Lefebvre, aveuglé par son désir de réconciliation, avait signé cet accord provisoire avant de le désavouer en sacrant très rapidement les évêques de la FFSPX. La duplicité de Vatican II était apparue ici très clairement puisque si le protocole d’accord avait été signé, aucune date de sacre d’évêques n’était à l’ordre du jour et la FFSPX se trouvait contrainte d’accepter toutes les réformes du concile Vatican II sans contrepartie. Un bel accord de dupes proposé par le cardinal Ratzinger que d’aucuns estiment à cause du motu proprio autorisant la messe tridentine.

Le concile du Nouvel Ordre Mondial

Quelques rappels édifiants sur les rapports entre Vatican II et le Nouvel Ordre Mondial devraient ôter toute envie aux traditionalistes d’admirer Benoît XVI. Ses prédécesseurs ont bien sûr été à l’origine de l’apostasie vaticane : Jean XXIII ne trouve rien de mieux à faire que de promouvoir la disparition des nations et l’économie mondiale unique : «  Les économies nationales (sont) tellement liées ensemble qu’elles finissent par constituer chacune une partie intégrante d’une unique économie mondiale » et « un pays pris isolément, n’est absolument plus en mesure de subvenir convenablement à ses besoins » (1963, Pacem in terris, § 130 et § 131)*.
Ce même Jean XXIII reconnaît, au sujet de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948 : qu’« elle est un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » (§144). Benoît XVI sera encore plus clair, lui pour qui « il est urgent que soit mise en place une véritable autorité politique mondiale pour le gouvernement de l’économie mondiale » (Caritas in Veritate, 2009).*
Voilà qui nous éloigne beaucoup de la sainteté de l’Eglise qui devrait avoir bien autre chose à faire que de se mêler de l’économie mondiale. Pourtant Benoît XVI n’était sans doute pas encore assez moderniste pour les banksters et autres francs-maçons infiltrés au Vatican puisqu’il fut contraint de démissionner en 2013.
Le système bancaire SWIFT (société dont les actionnaires sont les plus grosses banques du monde, banques fort peu catholiques) avait déconnecté le Vatican, empêchant tout règlement par carte bancaire et lui faisant perdre près de 1.170.000 euros en 39 jours. Curieusement, le lendemain de la démission de Benoît XVI, les terminaux des cartes bancaires fonctionnaient de nouveau…* Le Vatican aurait pourtant parfaitement dû savoir qu’on ne peut pas servir deux maîtres. Place donc à François, encore plus progressiste et moderniste.

François contre la vraie messe

Dans une lettre du 7 mars 2020, le pape François charge le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi Mgr Luis Ladaria Ferrer de vérifier l’application du Summorum Pontificum et d’envoyer un questionnaire aux évêques. Notons que le cardinal Ladaria Ferrer, jésuite comme le pape François, a remplacé en 2017 à la tête de la Congrégation le cardinal Müller, sans doute démis de ses fonctions pour avoir négocié ouvertement avec le supérieur de la FSSPX, Mgr Fellay à l’époque, et avoir vertement critiqué les exhortations Amoris Laetitia dont il avait qualifié les interprétations de « confuses ». Le questionnaire envoyé aux évêques ne laisse rien présager de bon.

 

En voici les questions :

  • Quelle est la situation dans votre diocèse au sujet du rite romain extraordinaire ?
  • Lorsque le rite extraordinaire est pratiqué, est-ce que cela répond à un vrai besoin pastoral ou est-ce le fait d’un seul prêtre ?
  • Selon vous, y a-t-il des effets positifs ou négatifs dans l’utilisation du rite romain extraordinaire ?
  • Est-ce que les normes et les conditions établies par Summorum Pontificum sont respectées ?
  • Avez-vous eu l’impression que dans votre diocèse, le rite ordinaire a adopté des parties du rite extraordinaire ?
  • Pour la célébration de la messe, utilisez-vous le missel promulgué par Jean XXIII en 1962 ?
  • A côté de la célébration de la messe selon le rite extraordinaire, y a-t-il d’autres cérémonies (baptême, confirmation, mariage, pénitence, sacrement des malades, ordination, office divin, triduum pascal, obsèques) qui respectent le rite de Vatican II ?
  • Est-ce que Summorum Pontificum a une influence sur la vie des séminaires du diocèse et autres lieux de formation ?
  • Treize ans après le motu proprio Summorum Pontificum, quelle est votre opinion sur le rite romain extraordinaire ?

Voici un questionnaire qui fleure bon les réponses décidées d’avance et le liturgiste le plus libéral d’Italie Andrea Grillo se réjouit déjà sur sa page Facebook de la fin d’un « état d’exception » : « En juillet, tous les évêques consultés par le pape sur Summorum Pontificum. Est-ce la fin de l’état d’exception ? Désormais les théologiens et les liturgistes devront clarifier en détail les vices de l’état d’exception liturgique. Ce sera un service précieux. »

L’attaque est donc sérieuse et il est à craindre un retour à la situation précédente voire pire, une interdiction pure et simple. L’apostasie de Vatican II sera alors à son comble et il sera temps pour les tenants de la Vraie Foi de s’affirmer comme la vraie Eglise contre le schisme conciliaire.


Sources : 
*L’église et l’apostasie, Abbé Olivier Rioult, Editions Saint Agobard, 2016.
Cath.ch : Rite extraordinaire de la messe: le pape François ordonne une enquête.

 

 

 

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