Les Brigandes

Les Brigandes : « Si la société ne vous convient pas, recréez-en une autre ! »

dans Arts & Lettres & Chansons

Les Brigandes viennent de sortir leur septième album baptisé « Aidez la France ». Un appel à la résistance, empreint d’un souvenir nostalgique de la France d’antan comme l’explique les artistes à Nous Sommes Partout.

Rédaction NSP
Par Clotaire Mercastel de la Rue

Vous sortez votre septième album « Aidez la France ». Cela veut dire que vous avez trouvé votre public mais plus important quel est le message politique que vous souhaitez transmettre avec cette nouvelle livraison ? Aidez la France est un vaste sujet !

Les Brigandes : Le message est simple : il faut aider la France qui tombe en ruines. Et surtout, il faut que ceux qui se sentent concernés par cela s’unissent face à l’ennemi commun – les forces mondialistes qui veulent détruire les patries. Un des problèmes majeurs de la résistance antimondialiste est d’arriver à unir ses forces, par-delà ses différences idéologiques, confessionnelles ou stratégiques. Les paroles de la chanson « Aidez la France », qui a donné son nom à l’album, ont été écrites afin que tout le monde puisse s’y retrouver : il s’agit juste d’un appel à la résistance, empreint d’un souvenir nostalgique de la France d’antan.

Il faut préciser que le but, avec ce chant, n’était pas de faire une « seconde Marseillaise », comme certains l’ont écrit. Il s’agit d’un chant unificateur dans le sens où il est dénué de toute idéologie particulière, et donc où toutes les mouvances de la résistance devraient pouvoir se retrouver. Mais il ne s’agit pas d’un « hymne national bis » !

Le morceau Promenade des Anglais a particulièrement touché les membres de la rédaction de NSP. Cette chanson vous a valu une procédure judiciaire car vous faites référence à une innocente victime du terrorisme islamiste, ce qui n’a pas été accepté par ses parents. Où en êtes-vous de cette triste affaire ?

L.B : Dans la première version du morceau Promenade des Anglais, nous citions dans le refrain le nom d’une petite fille qui a été tuée lors de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016. Le but était de mettre cette chanson en rapport avec la chanson Mercy de l’Eurovision, qui pleure sur la naissance d’un enfant migrant sur un bateau. Par contre, comme le dit notre chanson, pour les enfants victimes de la barbarie islamiste « pas de chanson à l’Eurovision ».
La famille de la petite-fille en question, adepte du « vous n’aurez pas notre haine », nous a menacées afin que nous retirions le nom du défunt enfant de notre chanson. Leur avocat était Me Soussi, qui n’est autre qu’un des adjoints du maire de Nice Christian Estrosi ! Or, on sait que la mairie de Nice, particulièrement mouillée dans cette sombre affaire du 14 juillet 2016, préfère étouffer les voix dissidentes qui pourraient avoir des choses à dire sur cet attentat ignoble. Cette affaire a été plus détaillée dans un article de notre blog.
Elle s’est terminée très simplement : nous avons préféré retirer le nom de l’enfant de notre chanson, pour le remplacer par « enfant blond » dans le refrain. Cela ne changeait pas le sens de la chanson, et nous évitait une longue et fastidieuse procédure judiciaire qui aurait pu nous coûter cher.

Les Brigandes c’est un clan. Comment décide-t-on de vivre en clan ? Le clan est-il l’issue à ce monde, à cette France plongée dans le chaos ?

L.B : « Si la société ne vous convient pas, recréez-en une autre ! » C’est un de nos axiomes de base.
Nous n’avons pas le pouvoir de changer la société aussi profondément qu’elle le nécessite. Notre remise en question de la société ne s’arrête pas aux changements des dernières décennies, à l’immigration massive ou à d’autres problèmes récents. C’est la civilisation moderne dans son entièreté, en tant que construction basée sur le matérialisme athée, et ses perspectives technocratiques terrifiantes que nous honnissons. Cela, on ne le changera pas avec des élections. C’est un mouvement du monde. Partout, par la simple existence de l’ordre marchand, on suit le chemin de ce qu’on appelle le « progrès », sous une forme ou sous une autre. La technologisation du quotidien, et le conditionnement matérialiste des mentalités qu’elle induit, concerne toute la Terre. En Russie comme aux USA, dans le monde musulman comme en Corée ! Si on refuse cette civilisation parce que l’on partage d’autres valeurs, que l’on met au premier plan le respect de la vie et de la conscience, il faut commencer par admettre qu’on ne pourra de toute façon pas changer le cours des choses : ce serait prétentieux et naïf. Il faut donc s’organiser pour recréer autre chose, une microsociété, un cadre social, culturel et spirituel différent. Un cadre duquel une autre génération pourrait émerger à l’avenir… C’est le sens du regroupement en clan communautaire, sur la base d’autres valeurs que celles du Système en place. Nous détaillons cela dans notre « Manifeste des Clans du Futur ».

Nous pensons qu’à l’avenir, au fur et à mesure que la civilisation technocratique et sa robotisation s’instaureront, d’autres initiatives communautaires apparaîtront pour créer des microsociétés différentes.

Comment décide-t-on de vivre en clan ? Parce que l’on a pas envie de vivre tout seul, comme un esclave isolé dans son appartement, que l’on veut retrouver ses frères d’âme et contribuer, avec eux, à l’émergence de quelque chose de différent !

Faisons dans le potin … Le directeur de Rivarol, Jérôme Bourbon vous a-t-il toujours dans le nez …

L.B : Plus de nouvelles de notre meilleur promoteur depuis quelques mois. Sa dernière crise d’hystérie date du clip « Monsieur Le Pen » : il avait affirmé que, horrible secte sataniste que nous sommes, nous avions ensorcelé le Menhir pour le gagner à notre cause ! Pire, il avait déformé les paroles de la chanson pour dire que nous avions maudit Jean-Marie Le Pen, ce qui serait passé sous le nez de tout le monde ! Notre chanson dit « Jean-Marie, Dieu le damne, n’a pas vendu son âme à un gouvernement ! » On comprendra aisément le caractère ironique du « Dieu le damne », qui va de soi pour tout le monde. Sauf pour le sieur Bourbon. Celui-ci a écrit que les Brigandes avaient chanté « Jean-Marie, que Dieu le damne ! », ce qui est faux. On devait en être à la 78ème diffamation de sa part à notre encontre (chiffre en l’air), et du coup nous nous sommes résolus à faire ce que nous n’avions pas encore fait : porter plainte. L’affaire sera jugée dans quelques mois.

Avec des exemples comme cela, on voit à quel point tout est bon à utiliser, retourner, détourner pour nous salir. Il faut bien que nos adversaires continuent à démontrer que nous sommes une secte de sorcières maléfiques ! On sombre dans le ridicule… (Enfin, avec Bourbon, on y était tombé depuis longtemps.)

Mais cette histoire est derrière nous maintenant. Pour ceux qui s’y intéresseraient vraiment, nous avions à l’époque fait plusieurs réponses aux premières accusations de Rivarol. En voici un dossier .

Plus sérieusement. Vous avez été menacées par la mouvance antifa, la Horde liée aux financiers qui tiennent la presse. Les choses se sont -elles calmées ? Quelles ont été les répercussions dans votre village ? Positives ? Négatives ?

L.B : Ça s’est calmé, du moins pour le moment…

La tentative d’attaque qu’il y a eu contre notre groupe au mois d’août a été très positive pour nous : le village de La-Salvetat-sur-Agoût voyait pour la première fois un rassemblement antifasciste en action, avec attaques contre la mairie et contre la charcuterie, collage de tracts sur les propriétés privées, etc. Il y a eu une réprobation générale de cette manifestation antifa, et donc une recrudescence de soutien en notre faveur.

Les antifas sont habitués aux actions dans les villes, beaucoup plus « anonymes » car noyées dans la masse, et que l’on peut ensuite relayer sous un autre angle dans les médias. Ils ne sont pas habitués aux actions dans un village, où toute la population voit directement qui ils sont et où le bouche-à-oreille communique directement ce qui a été vu. C’était donc un grand raté pour eux. Depuis 3 ans que nous habitons sur cette commune, nous n’avons jamais distribué des tracts ou fait un prosélytisme quelconque pour nos idées au sein du village. Les antifas viennent une après-midi et essaient de rentrer dans la tête de tout le monde, traitant de « fachos » ceux qui refusent de prendre leurs flyers ! Il n’en fallait pas plus pour que, par comparaison, la population locale se rende compte de quel côté était l’élément perturbateur…

 Déjà sept albums … Quels sont vos prochains chantiers de création ?

L.B : Le 8ème album ! On ne s’arrête pas, on entasse. On compense le manque de médiatisation sur nos chansons par une production intense qui sort du lot. Nous avions aussi un projet de DVD avec les clips, mais nous privilégions toujours la sortie d’albums audios pour mettre en valeur les chansons, qu’on écoute différemment lorsqu’il n’y a pas d’images.

Nous avons aussi un projet de revue mensuelle, dans l’idée d’un « Courrier du Clan des Brigandes », qui soit très éclectique et puisse parler de beaucoup de choses. Mais ce n’est qu’un projet pour le coup. S’il aboutit, il sera bien évidemment annoncé sur notre blog : www.le-clan-des-brigandes.fr

En résumé, la chanson est et demeure une arme de résistance nationale, au sens noble du terme ?

L.B : Oui, et malheureusement le camp identitaire l’a trop souvent délaissée. Pourtant, la guerre de la pensée est avant tout une guerre culturelle. Les gens ne sont pas marqués par des discours de Macron ou par les livres de Jacques Attali : ils sont marqués et conditionnés par les musiques qu’ils écoutent, les films qu’ils regardent, les clips et les publicités, etc.

Si on veut contrebalancer la culture décadente et ses messages subversifs, il faut lancer des initiatives culturelles porteuses d’autres messages. La chanson est particulière, car elle concentre un texte qui se doit d’être concis, et qui en plus de toucher la tête, touche aussi le cœur par la musique. D’autant plus quand il s’agit de chanson dans le sens traditionnel du terme : pas de la musique de gueulard, mais bien des chansons qui puissent être reprises par toutes les générations, des enfants aux personnes âgées. C’est-là tout le sens de l’œuvre des Brigandes.

 

 

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