Lettre à Macron  : Cher Grand Manitou, cher Chef vénéré, mon cher Duce …

dans Résister

Dans cette période que tu qualifies d’incertitudes et d’interrogations, moi, français de souche, je ne pose aucune question, je sais qui je suis : français, blanc, chrétien et descendant des celtes et des romains. La France est un pays comme les autres où l’injustice règne depuis que règne ta République. L’entraide et la justice, ce sera entre nous, si tu le permets.


Rédaction NSP
Par un lecteur de Nous Sommes Partout

Chez nous, un grand nombre de travailleurs paient les retraites mais, tu vois, Super Méga Chef, on préfère payer les retraites des nôtres plutôt que celles des allogènes subsahariens qui n’ont jamais cotisé. Beaucoup paient l’impôt, beaucoup, c’est-à-dire pas tout le monde et surtout pas les trop riches, tous tes potes, les oligarques qui ont posé tes fesses sur le trône, les gentils patrons du CAC40 qui créent tant d’emplois ne paient rien ou presque rien, ce qui, tu en conviendras, ne réduit pas les inégalités.

L’éducation, la justice et la santé ne sont pas accessibles à tous. Mon voisin smicard n’a pas pu offrir les études de médecine à son fils surdoué et encore moins payer des frais de justice pour se défendre contre un patronat aux dents longues. On veut bien faire des efforts, Ô Grand Timonier doré à l’or fin mais ton histoire d’égalité, c’est pire que la fable du Père Noël.

Et pour tout te dire, ta fraternité de bac à sable, on n’en veut pas. Et ta liberté de conscience à la noix, tu peux te la garder. Quant à ce que tu appelles la liberté d’expression, elle nous fait doucement rigoler. Nous, ce qu’on veut, c’est pouvoir dire ce qu’on veut, dire du mal des africains et du peuple élu, des grosses et des arabes, des pédés et des gouines, des adulateurs de la Marine, des connards qui ont voté Macron, des gauchos crasseux, des antifas transgenres, des cathos pédophiles  et bien se marrer en faisant des blagues sexistes et en buvant l’apéro. Tu vois, Maximus Caesar, on est des gens simples au fond, on veut juste être libres. Et ta liberté de philosophie ou de croyance, elle nous gonfle. Nous, avant le bistrot, on va à la messe et après le bistrot, on rentre chez nous manger du cochon et pincer les fesses de bobonne qui ne demande que ça vu qu’elle a mis une mini-jupe exprès, la cochonne. Ta tolérance, tu peux te la garder. On veut du pinard, de la viande saignante et une bonne partie de jambes en l’air avec une femme libre qui sait chanter « Ah le petit vin blanc ! ». Finalement, je me demande si tu es vraiment français, Grand Mamamouchi, parce que ça n’a pas l’air d’être ton truc, le gigot du dimanche et la sieste crapuleuse. D’ailleurs je te soupçonne de ne boire que de l’eau ou pire, du coca cola.

Tu vois, Adulé Bidulechose, notre nation, on n’a pas besoin de toi pour en être fiers. Notre Nation, c’est un royaume millénaire, ce sont des provinces, ce sont des fromages et des gnôles artisanales. A ce sujet, ce qu’on voudrait bien aussi, c’est faire bouillir nos pommes et nos prunes tranquillement sans que tes sbires viennent fourrer leurs nez dans nos alambics. On veut pouvoir se bourrer la gueule en fumant des cigares fabriqués avec du tabac de jardin sans entendre des leçons de morale sur notre foie et tes cinq légumes par jour.

Effectivement, on n’est pas satisfaits. On en a marre de faire la queue à l’hôpital pour crever sur un brancard pendant que n’importe quel roi nègre profite des largesses du meilleur service public du monde. On veut des soins pour tous, pas pour engraisser tes potes de Big Pharma. Et tant qu’on y est, faudra penser à rétablir les services publics dans leur ensemble. On veut des trains même dans les bleds pourris ; on veut des employés d’Electricité de France et des Eaux de France et des facteurs des P.T.T. pas des gugusses de chez la Privatisation, des esclaves de la concurrence et des vacataires du courrier. Le service public, ça a existé, ça peut revenir, tu sais comme au temps où quand un plomb pétait, le gars de l’EDF se pointait te le changer, gratuitement, et buvait un coup de gnôle artisanale en mangeant un bout de lard sur le coin de la table. La vraie vie quoi.

Tu vois, Grand Vizir, mes espérances dominent mes peurs. Je suis un français de souche, d’ascendance gauloise et romaine. Je te rappelle que les Gaulois n’avaient peur que d’une chose, que le ciel leur tombe sur la tête et que les Romains ont conquis le monde. Alors, tes guignolades sur l’égalité et la fraternité, tu peux les garder pour tes copains de Loge maçonnique et ton grand débat à la noix, tu peux l’oublier vu qu’il se fera entre élus privilégiés et gavés par tes soins.

On va être clairs, on ne veut plus d’intermédiaires. Tes représentants du peuple ne représentent que leur fric et leurs privilèges.

Pour faire simple, Mini Führer, on veut être libres, manger ce qu’on veut, rigoler de ce qu’on veut, boire ce qu’on veut, fumer si ça nous chante et rouler vite sur des routes éclairées avec des bagnoles qui polluent parce que ta transition énergétique, on s’en tamponne le coquillard. Tes éoliennes enquiquinent nos oiseaux et on ne peut même plus chasser le colvert en paix. Tes limitations de vitesse nous mettent en retard pour l’apéro. Tes potes vegans ruinent le petit commerce et ton monopole du tabac et de la gnôle, tu peux te le fourrer quelque part.

Tu vois, Munificent Monarque, on est des gros beaufs racistes, chasseurs, fumeurs, pollueurs et mangeurs de viande saignante et nos femmes sont pires, elles adorent se reproduire avec nous et uniquement avec nous, sans qu’on vienne leur seriner l’érotisme de la diversité.

Tu ne nous empêcheras pas d’être heureux, Sublime Oligarque, parce que la liberté, tu ne pourras pas nous la donner. On l’a déjà. Et le maquis, s’il le faut, on le prendra. Il y a de vieilles habitudes qui ne s’oublient pas.

 

 

 

 

 

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