Liberté, Egalité, Fraternité … mon cul !

dans Editos

Ah la République ! Ils en ont plein la bouche de la République, nos oligarques, ils la mâchent, ils la bavent ; elle dégouline, la sacrée Gueuse, de leurs bouches impures à l’haleine fétide de podagres trop nourris. Elle sent la digestion difficile du caviar à la louche et le rot de champagne millésimé, la République. Elle pue du bec, l’Indivisible.
Au même titre que ses représentants ont un postérieur si gras qu’il faut leur faire des fauteuils sur mesure à leur entrée au Sénat, la République a un énorme fondement. Ses fesses s’appellent Liberté, Egalité, Fraternité. Une trilogie, deux fesses et un orifice. Elle a le ternaire avenant, la République. L’histoire ne dit pas quel concept est sis dans l’orifice, à vous guetter comme un rat au fond de son terrier, l’œil chafouin et la dent acérée.


Rédaction NSP
Rédaction NSP

La Gueuse est née dans le sang et les larmes et a planté au bout d’une pique les droits intangibles du citoyen, en même temps que certaines parties de son anatomie, arrachées à coups de sabre. Elle a inventé le « citoyen » pour mieux tuer l’homme car l’homme est l’œuvre de Dieu et le citoyen est l’œuvre du bourgeois prévaricateur aux dents longues. Elle lui a offert les droits de l’homme, le suffrage universel et le droit au référendum. Il paraît que le peuple est souverain. Il a surtout le souverain droit de la fermer et de ne s’exprimer que dans les limites autorisées par Marianne. C’est Marianne qui décide, maîtresse femme en bottes de cuir, les seins à l’air et le fouet à la main. La robe blanche, l’air candide et le bonnet phrygien, c’est pour la frime. Marianne est la reine du déguisement, c’est le carnaval de Rio à elle toute seule, la fanfreluche avenante et la plume dans le fondement de l’égalité pour avoir l’air d’une démocratie alors qu’on n’est qu’une vilaine dictature sanguinaire. Et que je t’embobine avec de la laïcité pour mieux te détruire ta religion et faire de toi un esclave consumériste, et que je te baratine avec le suffrage universel dans lequel le citoyen peut « s’exprimer à l’écart de toute pression » pour mieux te bourrer le mou avec l’aide de quelques plumitifs cupides et arrivistes. La République est généreuse avec ses sbires, elle rince, elle arrose, elle couvre d’or, elle est la Cléopâtre de la larve incompétente et servile. Rampe, petit élu, rampe, petit fonctionnaire, rampe, petit associatif, rampe et lève bien tes fesses pour que la Gueuse les couvre d’or, un peu plus bas le nez, un peu plus haut les fesses ! Songe au caractère social de l’Indivisible et profite de ses largesses pendant que le pays d’en bas sue sang et eau pour payer tes émoluments. Puisqu’on vous dit que la République est sociale et garantit l’égalité ! Aucun doute là-dessus, tous égaux dans la reptation.

La sacro sainte vous assure que le peuple s’est constitué en corps politique par l’intermédiaire de ses représentants. Parce qu’il faut que cette souveraineté soit déléguée, sinon c’est l’anarchie ou pire, la Révolution. La Révolution, elle se fera quand Elle l’aura décidé. Qui mieux qu’Elle sait manipuler le peuple souverain ? Autant dire que les représentants couverts d’or ne se gênent pas pour enfiler le corps politique, l’enfiler et le vider jusqu’à la substantifique moelle pour en faire un ectoplasme affamé et ahuri. La garce a les moyens, elle prend les enfants et les roulent dans la Nationale Déséducation, leur bourre le crâne d’Immortels Principes en évitant soigneusement de leur donner la possibilité de penser parce que comme disait Voltaire : « Penser, c’est déjà désobéir ». L’homme pense, le citoyen obéit. Et Voltaire n’a jamais été républicain.

Alors, toi le peuple, petit myrmidon inculte, tais-toi, travaille, paye, ne te révolte pas. Souviens-toi que tu n’es rien et que la République Une et Indivisible veille sur ton bien-être.

Si par hasard il te venait des velléités de rébellion, songe bien que tu as des crédits et des impôts à payer et que la police te surveille, car la police, c’est l’ordre et l’ordre, c’est la République. N’oublie pas qu’elle est la bonté même et te protège contre la bête immonde.

Pourtant, depuis quelques temps troublés, il semble que tu commences à ouvrir les yeux et à comprendre le sirupeux et mensonger chant des Sirènes républicaines. Ouvre tes yeux, ouvre tes oreilles, prends ta fourche et ta pique, citoyen et redeviens un homme.

Que crève la gueuse !

 

Derniers articles Editos

Haut De Page