M. Hulot ne prend pas de vacances

dans Tour d'horizon

Nous avions eu les Bonnets Rouges, les Gilets Jaunes, nous avons maintenant les Rolls Royce Vertes ! Pas polluantes, cuir bio, le grand air ! Voici le grand sauveur vert : Nicolas Hulot soi-même aux commandes d’un manifeste pour sauver le monde d’après «  100 principes pour un Nouveau Monde », publiés par le soporifique et bien pensant journal Le Monde qui n’est jamais en retard d’un train dans la reptation nombrilesque face au pouvoir.


Rédaction NSP
Dimitros Panagios

Nous connaissions  le goût du présentateur d’Ushuaïa pour les plateaux de la presse bourgeoise et pour les grosses cylindrées mais un écolo sérieux sait vivre avec son temps et le vélo, ça fait mal aux fesses, mais de là à voir en lui un législateur ! Semblable à Solon fondant la cité d’Athènes, le géant vert de la presse anti-française établit la constitution des temps nouveaux, sous les auspices du Monde  – rien que le titre est une bouillie de cosmopolitisme – et de son président du directoire Louis Dreyfus !
Le roi Louis et la pucelle antifa Thunberg ne peuvent qu’applaudir, eux qui levèrent envers et contre tout la dernière armée des fidèles, le dernier cercle des partisans verts – Dénikine 1 est bien dépassé – contre l’ost grandissant des « identitaires », « judéosceptiques » et autres « complotistes » qui ravagent les campagnes en livrée jaune. Il fallait la discipliner, cette plèbe gouaillante ! La triquer à coup de confinement et de contrôles !
Près de 20 millions de gueux dans la rue d’après le Premier ministre, ça en fait des pleurs et des grincements de sans-dents ! Bleu, Blanc, rouge, la France était de retour. Il fallait donc bien inventer un nouvel élément de langage que les cuistres de la presse aux ordres allaient rabâcher, remâcher et vomir à longueur d’antenne : « le fameux monde d’après », avant même que la petite élite financière au pouvoir n’ait sonné le rappel de son ruineux et hystérique confinement. L’épidémie avait enfermé les gueux, le « monde d’après » en fera de doux esclaves.
Quid de ce « monde d’après » ?
Un monde où l’on verra une révision générale de la politique française ?
Un monde où le Beau, le Bien et le Vrai seront de retour ?
Que nenni. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la banque de France, ne parlait lors de son audition en commission à l’Assemblée du 6 mai que de « concurrence loyale européenne » et de « neutralité carbone  pour 2050 » .
Traduire : le refus d’une implication trop grande de l’état dans l’aide aux entreprises et dictature verdâtre. Et voilà que ça budgète en centaines de milliards leur « nouveau monde » agenré, amorphé, monocolore, l’arc-en-ciel devant bientôt se fondre en un douteux marron verdâtre, mais – pour les daltoniens du Système – très vert ! Dans le gris des villes sans âme, il faudra bien une spiritualité et une religion à ces ombres d’hommes, une belle religion universelle et une Pachamama en stuc.
Le vert c’est beau, ça couvre tout : les milliards du foot divertissement sous un gazon en plastoc, la nécessité du grand métissage par les « réfugiés climatiques », la petite maladresse de quelque laborantin distrait au fin fond de l’empire du Milieu. Et peut-être, mais vraiment ce n’est que délire de complotiste, la main spoliatrice et crochue de la haute finance ?

Mammon reprend les choses en main

Il est vrai que ces salopards de nationalistes voudraient bien faire du monde un paradis : des peuples vivant libres d’après leurs traditions, leur spiritualité et les lois innées de leur ethnie, ça nous ferait parfois verser une larme. Oui, mais y a le gros pognon, la dernière fusion avec le fond de pension Blackrock, ou un GAFAM (géant du web) qui nous rachète pour travailler sur le morcellement d’enfants in-vitro afin d’offrir un nouveau poumon ou un cœur tout neuf à un barbon un peu inquiet de son éternité. Voilà pourquoi la haute finance doit reprendre les choses en main. Et le pognon c’est formidable, mais quoi de mieux qu’une religion pour manipuler le pauvre peuple : et pas une religion pour rire, parce que l’autre avec son Christ, ça ne rapporte pas grand chose.
Une religion comme dans les films, comme à Hollywood et sur Netflix que le peuple bêlant aime tant. Une bonne gélatine de kabbale, de Loges et de Lumières, l’illumination des temps derniers, le règne de la communauté des élus : un mondialisme de bon aloi qui n’est pas une race, comme le disait Ryssen mais une eschatologie et une croyance.
Tout un chacun, avec un peu d’ambition, peut être mondialiste. Même moi. Ah certes pas comme les madonnes dépravées qui hantent les petits cercles new-yorkais.
Restons modestes, il y a les messianistes et les autres. Je peux faire dans le new age, l’antifascisme crasseux et le socialisme. Le socialisme, ça marchait bien avant. Demandez à Jaurès, Trotsky et son copain Lénine d’où venait leur pognon pour faire la guéguerre au tsar et aux ahuris de l’Action Française. Que des gros banquiers mais pas le genre capitalisme national ou Charles Gave, plutôt le style banque d’affaires, philosophie nomade et investissement à tous les coins du multivers avec une pincée d’ esclavage des masses laborieuses par les élites lucifériennes.
J’aurais pu faire aussi dans la Loge pour hobereau. On y est bien, on y croise pas mal de patriotes paraît-il, de grands français qui sirotent leur wiskey sous le portrait du Frère Victor Basch qui présida la Ligue des droits de l’homme dans les années 20, un véritable saint laïque ! On peut y discuter sécurité avec le Frère Alain Bauer, un vrai « homme de droite » comme le dit  Valeurs actuelles . Et puis même entre très grands droitards de la Grande Loge Nationale (sic) Française, on peut même s’instruire grâce à des conférences humanistes comme celle du Grand Rabbin Haïm Korsia, le 2 avril 2019 avec un sujet fort édifiant: « la construction du temple, symbole de la construction de soi ». Titus avait une autre idée sur la question, mais on ne va pas rentrer dans une querelle d’exégètes. Et pire encore, j’aurais pu aussi être un gentil bobo tout vert comme M. Hulot.

Revenons à nos moutons

Ce qui nous amène à notre Larzac parisien, celui des beaux quartiers. Parmi les quelques anars autonomistes qui font les dhimmis en cultivant leur potager entre deux trottoirs, il passe encore du beau monde dans ces rues. Cela grouille dans les locaux du Monde, il faut parler du sexe des anges et mériter ses subventions. Avec plus de 5 millions d’euros d’aide publique en 2019 , les scribouillards dorés ne risquent pas de ruer dans les brancards. Que nos lecteurs se rassurent, à Nous Sommes Partout, on ne subventionne pas et c’est plus souvent kebab (au jambon !) que homard comme disait la charmante Sibeth.
Et voilà le bobo en chef expédié au turbin, comme la pire des gourgandines babyloniennes, afin de sonder le petit peuple . C’est beau, le principe des cahiers de doléances, surtout quand les réponses sont faites d’avance, comme dans le Manifeste de M. Hulot.
La république n’en est pas à son coup d’essai pour faire croire au peuple que les idées les plus infâmes viennent de lui : marre des usuriers ? « A bas l’aristocratie !» éructe la république. Marre des exploiteurs ? « A bas la calotte !» hurle l’Assemblée Nationale. Et puisque que, comme disait le Maréchal « les français ont la mémoire courte », le grand cirque républicain peut bien recommencer : « Marre du monde d’avant ? ». « Vive le Nouveau Monde » braille M. Hulot, un des préférés de la plèbe abêtie devant sa télé, un des chouchous des français avec Yannick Noah, Omar Sy ou Jean-Jacques Goldman.
Alors j’ai chaussé mes lunettes de grand professeur, exégète, grand maître, théolobistule, grand rabbin, fameux brama, divin derviche, pour vous annoncer son message, chapitre par chapitre, verset par verset, sourate par sourate. J’avoue quand même que je ne me suis  pas attardé sur toutes les propositions dont certaines, navrantes de platitude, ne méritaient même pas qu’on s’y arrête.  Voici donc un choix purement arbitraire des saillies les plus savoureuses du cuistre vert avec quelques commentaires de bon aloi:

100 propositions pour « un nouveau monde »

1. Le temps est venu, ensemble, de poser les premières pierres d’un nouveau monde.
On va reconstruire le Temple ou la Loge, c’est au choix.
2. Le temps est venu de transcender la peur en espoir.
Et la Gaule en Afrique.
3. Le temps est venu pour une nouvelle façon de penser
Les mondialistes auraient-ils peur du retour du bâton ?
4. Le temps est venu de la Lucidité
Oui oui les lumières on connaît… Trans-lucide maintenant, c’est moins cisgenre !
5. Le temps est venu de dresser un horizon commun.
L’arc-en-ciel comme disait la reine d’Angleterre. Ordo ab chaos…
6. Le temps est venu de ne plus sacrifier le futur au présent
Non maintenant il est temps de sacrifier les européens à Baal-Moloch, envoyez les bateaux !
7. Le temps est venu de résister à la fatalité.
Et les banquiers d’affaire c’est la fatalité ça ?
8. Le temps est venu de ne plus laisser l’avenir décider à notre place.
Je ne pensais pas que notre élite arrogante se flagornaient comme ça ; se prendre pour l’  « avenir », c’est mignon ça.
9. Le temps est venu de ne plus se mentir.
Mais de continuer à mentir à tout le monde. Celle-là ça lui était soufflée par Fabius, Ndiaye et Salomon.
10. Le temps est venu de réanimer notre humanité.
Avec l’esprit du premier serpent, la grosse Liberté du mauvais coucheur, du proxénète et du tambouilleur des collectivités. Réanimator, le retour…
11. Le temps est venu de la résilience.
La quoi ?
13. Le temps est venu de traiter les racines des crises.
On n’en a pas encore fini avec l’homme blanc hétérosexuel ? Va falloir s’y remettre.
16. Le temps est venu de créer du lien.
« Religare », relier, créer une religion, non ?Du genre de celle qui enchaîne.
17. Le temps est venu de miser sur l’entraide.
Uniquement entre frangins.
18. Le temps est venu d’applaudir la vie
Tous les soirs à 20h, ça évite de réfléchir.
20. Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil.
Oui, pour les dissidents à quelques articles du code pénal.
22. Le temps est venu de respecter la diversité et l’intégrité du vivant.
La diversité humaine n’étant pas comprise dans cette définition.
23. Le temps est venu de laisser de l’espace au monde sauvage.
Je croyais qu’on n’avait plus droit au Lebensraum ? Ou bien s’agit-il de territoires aux mains des « sauvageons » ?
25. Le temps est venu de reconnaître l’humanité plurielle.
Je suis d’accord, je suis pour tous les communautarismes, noir, jaune, blanc…
26. Le temps est venu d’écouter les peuples premiers.
Je prends le train pour la Suède dès demain, si j’ai bien compris ?
27. Le temps est venu de cultiver la différence.
Avec un peu d’engrais et de la bouillie bordelaise.
29. Le temps est venu de reconnaître notre vulnérabilité.
Vers 23h à Barbès c’est plus évident.
31. Le temps est venu de l’inventaire de nos faiblesses et de nos vertus.
Dans 10 ans on en sera toujours aux faiblesses… Et la vertu, ça fait mauvais genre, ça fait empire romain, fasciste, tout ça, tout ça…
35. Le temps est venu de redéfinir les fins et les moyens.
La préservation de l’écologie humaine et la remigration.
36. Le temps est venu de redonner du sens au progrès.
Il serait pour l’instant dans un bouge du Marais, dépouillé de son bonnet phrygien et alourdi par un sac d’or.
37. Le temps est venu de l’indulgence et de l’exigence.
“Madame, je n’ai point de sentiments si bas”. Mon cœur n’est point assez magnanime pour de tels sentiments. Ceux des vieux françois non plus.
38. Le temps est venu de s’émanciper des dogmes.
Les dogmes, les dogmes, faudrait s’entendre sur l’universalité de la définition des dogmes. Les lois mémorielles en font-elles partie ?
40. Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, qui coopère et qui donne aux plus faibles.
85 % de taxation pour les travailleurs, colonisation insensée et revenu universel pour les crasseux.
44. Le temps est venu de la solidarité universelle.
L’Humanité brisant ses chaînes ! Solidarité à géométrie variable, seulement pour les autres. Les nôtres peuvent crever.
46. Le temps est venu d’une économie qui préserve et redistribue à chacun.
Y a des nouveaux venus à nourrir ! Tu me donnes ta bagnole, Manu ?
48. Le temps est venu d’effacer la dette des pays pauvres.
Après les centaines de milliards qu’on a données à l’Afrique. C’est un restaurateur bien généreux que celui qui efface TOUJOURS l’ardoise.
50. Le temps est venu de s’extraire des idéologies stériles
Surtout du souverainisme métissophobe. Le communisme bureaucratique c’est extraordinaire ça !
51. Le temps est venu des démocraties inclusives.
Mais exclusive pour les européens.
53. Le temps est venu d’appliquer le principe de précaution.
Promis, on ne donnera plus notre pognon et nos voix à des membres d’un « état dans l’état » communautaire ou sectaire.
54. Le temps est venu de graver dans le droit les principes d’une politique écologique, sociale et civilisationnelle.
Dans la Constitution même ! Dans le bloc et le marbre, à jamais in saecula saeculorum ! L’esclavage des français pour la parousie !
55. Le temps est venu de faire mentir le déterminisme social.
Pour certains, c’est comme la terre, il ne ment pas.
56. Le temps est venu de combler les inégalités de destin.
Et d’appliquer une discrimination positive afin que les souchiens insolemment talentueux ne nuisent pas aux minorités rappeuses.
57. Le temps est venu de l’égalité absolue entre les femmes et les hommes
Même de la sujétion de ces derniers parce que la complémentarité relève du vilain patriarcat.
58. Le temps est venu de tendre la main aux humbles et aux invisibles.
Est-on plus généreux encore si l’on tend le bras ?
59. Le temps est venu d’exprimer plus qu’une juste gratitude à celles et ceux, souvent étrangers,qui dans nos pays, hier et aujourd’hui, exécutent des tâches ingrates.
Et aussi pour tous ceux qui bénéficient de la solidarité nationale, c’est fasciste  d’exclure un immigré parce qu’il ne travaille pas !
60. Le temps est venu de valoriser prioritairement les métiers qui permettent la vie
Banquier, sorcier, policier ?
64. Le temps est venu de relocaliser des pans entiers de l’économie.
Dont la production de manioc et de semoule.
66. Le temps est venu d’éduquer nos enfants à l’être, au civisme, au vivre ensemble, et de leur apprendre à habiter la terre.
Par une rééducation massive de ces enfants de beaufs crypto-fascistes ! Life on Mars…
70. Le temps est venu de nous réapproprier le bonheur.
Je suis allé voir le cadastre, mais apparemment Warburg a déjà le droit de propriété. A défaut je me tourne vers le bon Dieu, qui fait du mal un grand bien.
71. Le temps est venu de nous libérer de nos addictions consuméristes.
Vous n’y pensez pas malheureux ? Ce serait la ruine de Greg Lansky, de Dorcel et des pornocrates !
72. Le temps est venu de ralentir.
Pas plus de 80 km/h.
73. Le temps est venu de voyager près de chez nous.
Entre le supermarché, l’usine, et le gymnase pour le vaccin.
75. Le temps est venu de faire naître des désirs simples.
Faire une grande école de commerce, épouser une catin et acheter un beau gros bateau pour en parler dans la paroisse !
77. Le temps est venu d’arbitrer dans les possibles.
Encore plus dur que d’arbitrer France-Croatie avec ces gaulois incivils.
81. Le temps est venu de croire en l’autre.
Même quand il tient un surin.
82. Le temps est venu de revisiter nos préjugés.
Nous pouvons vous aider dans cette mission.
83. Le temps est venu du Discernement.
Tant il est vrai que nous manquons de prêtres…
85. Le temps est venu de synchroniser science et conscience.
Et ça se prend pour Rabelais. Et de sauver les gosses dans le ventre brûlant de Baal.
91. Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales.
Et le cosmopolitisme la pire des pollutions nocturnes.
93. Le temps est venu de combler le vide entre nos mots et nos actes et d’agir en grand.
Ca va donner…On va tous finir sous un ventilateur géant…ou une éolienne en ruines.
94. Le temps est venu où chacun doit faire sa part et être l’artisan du monde de demain.
Personne ne pourra s’exempter de ses responsabilités citoyennes ! Tous au taf et aux impôts !
95. Le temps est venu de l’engagement.
Oyez oyez cyberwarriors et SJW (Social Justice Warriors) vous nous écoutez ?
96. Le temps est venu de croire qu’un autre monde est possible.
Le Dar-al-islam est une possibilité.
97. Le temps est venu d’un élan effréné pour ouvrir de nouvelles voies.
La voiture France n’a pas fini de partir dans le fossé …
98. Le temps est venu, partant de ces principes, de choisir, encourager et accompagner nos dirigeants ou représentants.
Leur brûler un peu d’encens ne serait pas de trop.
100. Le temps est venu de créer un lobby des consciences.
Pourquoi ? Il n’existe pas déjà ?
En réunifiant enfin les loges divisées, par un sain œcuménisme.
Bref, on aime bien ce catéchisme des songe-creux tout en clichés et en métaphores à deux balles pour présentateurs de journal de TF1. Le catéchisme, c’est émouvant, cela nous fait penser à celui de Saint Pie X, bon pour les gosses comme pour les plus grands.  Le pontife a parlé par l’inspiration pythique de l’Humanité, de la Vérité de Badiou et du bel Or bien lumineux du gros argent ! Voilà qui plaira au banquier de Rothschild qui veille benoîtement à la gestion de la France occupée. Mais le bon gros peuple violent et maladroit pourrait bien éteindre la Lumière par inadvertance… En attendant et comme nous le rappelait Yvan Benedetti dans son dernier entretien, cultivons comme Candide notre verger, notre jardin intérieur et physique.

 

 

  1. Anton Denikine, 1872-1947, général russe, commandant en chef de l’armée des volontaires pendant la guerre civile russe en 1918. 

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