Malheur au barbu !

dans Zones occupées

Le breton barbu d’Haïfa, baron de la drogue enfin jugé…. Et condamné ! C’était il y a un an  que l’on a commencé à parler de cette affaire : C’est à Plusquellec, petite commune costarmoricaine de 500 habitants, que résidait Gal Vallerius.

Rédaction NSP
Claude Timmerman

Un décor inhabituel pour une histoire qui l’est tout autant : à la fin du mois d’août, ce Franco-Israélien de 35 ans a été arrêté à son arrivée à Atlanta, en Géorgie, alors qu’il se rendait à un concours international de barbe à Austin (Texas). La justice américaine le soupçonne d’avoir tenu « un rôle essentiel » dans un des plus grands supermarchés de la drogue en ligne, Dream Market. »
Gal Vallerius est en fait né à Haïfa et était revenu s’installer sur la terre qu’occupaient ses parents avant leur alya.
La question n’est pas d’ironiser sur le « celto-maranisme » de l’individu, ni même sur la pilosité du monsieur (une barbe rousse de 45 cm) qui lui vaut de figurer très régulièrement dans le top 10 des concours de barbus…
Non, la vraie question est de bien comprendre que cette arrestation marque un véritable tournant dans l’activité du Darknet et de l’impunité que conférait l’anonymat technique qui y était jusqu’ici attaché …

Vive le bitcoin !

Ce très discret Gal Vallerius (c’est apparemment ci-dessus la seule photo connue de lui) serait donc un des principaux barons des marchés parallèles dont le darknet est le siège (armes, drogue, œuvres d’art volées, animaux rares et ivoire), mais aussi, et c’est le plus grave : organes et êtres humains (femmes, et enfants pour pédophiles) …
« La justice américaine soupçonne Gal Vallerius d’être le véritable nom d’OxyMonster, l’une des principales figures de Dream Market. Après la fermeture cet été d’AlphaBay, énorme site de vente de drogue et d’armes, Dream Market est devenu l’un des leaders du marché – et un point d’intérêt considérable pour les enquêteurs de la DEA (Drug Enforcement Administration), les stups américains. »

Le tout, utilisant dans sa réalisation la fameuse monnaie virtuelle, le bitcoin, dont la génération et la circulation échappent aux circuits financiers officiels et font objet d’une spéculation effrénée.
La conjonction de ces deux facteurs a conduit à la réalisation de fortunes illicites d’autant plus considérables qu’elles échappent évidemment à tout contrôle et à toute fiscalisation…
« En fait, Gal Valerius a été trahi par ses bitcoins. Lorsque les autorités américaines l’arrêtent à Atlanta, elles saisissent son ordinateur. Elles y découvrent ses identifiants pour se connecter à Dream Market ainsi qu’une clé de chiffrement nommée « OxyMonster ». Sur son compte, figurent 70 ventes où stationnaient notamment 500.000 dollars en bitcoins. »

Depuis voici le dénouement : « Mardi 9 octobre, Gal Vallerius, habitant de la petite commune bretonne de Plusquellec (Côtes-d’Armor), a été condamné à vingt ans de prison par un juge fédéral de Miami, en Floride, pour trafic de stupéfiants. »

« Gal Vallerius risquait une peine maximale deux fois plus longue. Son avocat, Anthony Natale, a déclaré que son client coopérait avec les autorités dans leurs enquêtes sur le trafic de stupéfiants en ligne, et qu’il espérait une réduction de peine. »

On parie que dans cinq ans il est sorti de prison, sous la pression des lobbies de sa communauté ?