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Migrants à Ouistreham : une situation bientôt apocalyptique ?

dans Résister/Une

Ouistreham dans le Calvados, charmante cité balnéaire de Normandie, subit depuis 2016 une véritable invasion migratoire. La ligne de ferry qui relie Ouistreham à Portsmouth est régulièrement la cible des migrants clandestins bien décidés à passer au Royaume Uni. Face à cette situation dramatique, les habitants se sont regroupés dans un mouvement de résistance avec l’association pour le Retour au Pays des Expatriés  (ARPE).

Klara Von Kustniz
Par Klara Von Kustniz

Vous avez fondé à Ouistreham l’ARPE, Association pour le Retour au Pays des Expatriés. Pourquoi avoir choisi ce nom ?

ARPE : Nous avons choisi ce nom, parce qu’on nous reproche souvent d’être « contre les migrants », alors que ce que nous demandons, c’est au final une solution très simple et de bon sens : le rapatriement des expatriés.
Appeler les choses par leur vrai nom nous préserve des manipulations politiques. Par exemple le terme « sans papiers » induit que ce qui est anormal, c’est que ces personnes n’aient pas de papiers. Le terme « migrant », ou « réfugié », induit que ces personnes sont en fuite et doivent être secourues. Or ce n’est pas la vérité, un nombre incalculable d’articles et d’enquêtes le démontre.
Ces personnes, qui se trouvent chez nous sans aucune autre raison particulière que le hasard des routes de la traite des êtres humains (qui rapporte plusieurs milliards de dollars par an aux trafiquants et à leurs alliés), créent de l’insalubrité, de l’incivilité et de l’insécurité. Et au-delà de ces nuisances à court terme, il y a également le danger à moyen et à long terme que la présence massive d’expatriés originaires d’Afrique efface notre identité et modifie notre modèle de civilisation et notre art de vivre. C’est inacceptable.
Voilà pourquoi nous ne luttons pas « contre »  qui que ce soit, mais « pour » la sauvegarde de ce que nous sommes et pour le retour des expatriés dans leurs pays d’origine.

Combien y a-t-il actuellement de clandestins à Ouistreham  et où sont-ils installés ?

Nous estimons qu’il y a actuellement au moins 250-300 clandestins régulièrement à Ouistreham. Ce chiffre n’est pas encore apocalyptique mais il ne fait qu’augmenter depuis 2016. Nous demandons aux autorités de profiter du fait que les clandestins ne soient « que » quelques centaines pour remettre de l’ordre, car on sait, « grâce » au précédent de Calais, ce qui se passe quand les clandestins sont plus nombreux : explosion de l’insalubrité et de l’insécurité, et création de camps et de bidonvilles qui nous plongent au niveau du tiers-monde.

Vous avez produit une vidéo qui montre que la situation semble très très tendue. Comment les habitants de Ouistreham vivent-ils ce difficile quotidien ?

Les habitants avec qui nous sommes en contact attendent avec impatience que les clandestins soient enfin expulsés. Les cas d’incivilité, d’agressions et même de squats de résidences sont nombreux. Par ailleurs, nous avons été informés mardi dernier que des cas de gale ont été déclarés, ce qui rend la population nerveuse est suspicieuse, notamment dans les transports en commun. Ce stress que les pouvoirs publics infligent à la population ouistrehamaise en ne réglant pas le cas de l’immigration clandestine est insupportable.
Au quotidien, certains Ouistrehamais ont dû changer leurs habitudes. Par exemple, nous avons reçu le témoignage d’un père qui ne laisse plus sa fille rentrer seule de l’école depuis qu’elle s’est plainte du comportement des clandestins. Autre exemple, mais il y en a beaucoup, certaines femmes nous ont confié ne plus sortir le soir dans certaines parties de Ouistreham, alors qu’il s’agit d’une ville touristique de taille très raisonnable et que c’est une station balnéaire réputée.
A cela, s’ajoute la perte de valeur de certains biens immobiliers et la baisse du chiffre d’affaires de certains commerces qui vivent essentiellement du tourisme, c’est-à-dire qu’ils vivent aussi de la bonne réputation de Ouistreham.

Quelles sont les associations pro-migrants actives dans votre ville et quelles difficultés rencontrez-vous avec elles ?

Il y a beaucoup d’associations pro-migrants qui viennent essentiellement de Caen. A Ouistreham, la principale association pro-migrants est le CAMO (collectif d’aide aux migrants de Ouistreham). Le CAMO essaie de faire croire à tout le monde que les clandestins sont des « enfants » et a poussé le ridicule jusqu’à les appeler « les copains ».
La première difficulté que nous avons rencontrée est l’existence de notre page « non aux migrants à Ouistreham » sur Facebook. Elle a en effet a été l’objet de nombreuses tentatives de censure de la part des pro-migrants et de la gauche, notamment au cours d’une campagne contre nous relayée avec complaisance dans les médias.

Ensuite, les organisations extrémistes de gauche sont venues contre-manifester en toute illégalité face à notre rassemblement du 03 février dernier, accompagnées de certains syndicats de travailleurs, ce qui laisse songeur.
Mais la plus grande difficulté, ce sont les riverains qui la rencontrent, car les associations pro-migrants, dont trois associations musulmanes, organisent des distributions de repas qui fixent les clandestins à Ouistreham et en attirent d’autres. Ces associations veulent même institutionnaliser la clandestinité, en demandant de manière incessante à la mairie l’ouverture d’un centre d’accueil et d’hébergement .

Quelles forces de police et moyens de sécurisation ont été déployés à Ouistreham ?

Il y a désormais en permanence des gendarmes autour de la place du marché au poisson de Ouistreham (là où vous pouvez voir en continu des clandestins courir sur la chaussée entre les camions et les voitures…), mais ces gendarmes n’ont pas d’autre mission que de s’assurer que les clandestins n’entrent pas dans la zone d’embarquement des ferries. Ils ne reçoivent aucun ordre d’expulser les clandestins en dehors de la commune. Pourtant, certains d’entre eux ont noté comme nous que les clandestins sont de plus en plus dangereux, notamment les clandestins qui viennent des camps démantelés en Île de France, comme par exemple celui de la Porte de la Chapelle.

Quels sont vos rapports avec la municipalité  et le maire Romain Bail ?

Nos rapports avec la municipalité sont quasiment inexistants. Ils nous ont laissé organiser notre rassemblement du mois de février malgré la pression de l’opposition de gauche, et nous avons répondu à leur confiance en organisant un événement calme, sérieux et de bonne tenue. Mais depuis 2016 la situation migratoire à Ouistreham ne fait qu’empirer et rien de sérieux n’est mis en place par la mairie. D’ailleurs, nous n’oublions pas que lorsque nous avons organisé notre première manifestation en mai 2016, Romain Bail avait déclaré qu’il était « très surpris » de notre démarche car il n’y avait soi-disant aucune « présence migratoire » à Ouistreham.

Nous imaginons que votre combat est mal perçu par la presse locale. Pouvez-vous nous en dire plus ?

La presse prend systématiquement le parti des clandestins, qu’elle ne présente pas comme un parti-pris mais comme la normalité, ce qui est malheureusement classique dans les médias.
Par exemple, une manifestation pro-migrants avec trois retraités qui tiennent une banderole devant la préfecture bénéficiera d’un article complaisant et avec une photographie. Alors que pour que les opposants à l’immigration clandestine soient relayés, il faut qu’ils organisent des événements assez importants pour que la presse n’ait pas d’autre choix que d’en parler.
Au-delà de ça, la presse locale a rendu compte de nos actions de manière plutôt neutre, hormis une journaliste de l’hebdomadaire Liberté qui a tenté de nous discréditer en publiant un article complètement mensonger sur notre manifestation du mois de février. Nous avions écrit un article pour répondre à ses mensonges, et elle a saisi la justice pour faire interdire notre article ! Comme nous n’avons aucun moyen financier, nous avons été obligés de censurer notre propre article, car nous ne pouvions pas payer pour un procès.

Quelles actions comptez-vous mener dans l’avenir ?

La prochaine action que nous allons mener, c’est un rassemblement contre l’immigration clandestine le samedi 27 octobre 2018 à 14h, esplanade Alexandre Lofi à Ouistreham. Ce genre d’événement est indispensable pour faire entendre notre voix. Nous attendons nombreux tous les opposants à la politique migratoire qui est en train de transformer Ouistreham en carrefour du trafic d’êtres humains.

Vidéo sur Facebook des attaques de camions dans le centre-ville.

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