Mulhouse : avec PSA, en voiture les clandestins !

dans Zones occupées

A Mulhouse, chez Peugeot, on embauche des migrants. Pour information, Mulhouse est une des villes de France les plus touchées par le chômage : 28%. Un article de l’Est Républicain en date du 3 novembre2018 fait pleurer dans les chaumières sur le sort des migrants, kosovar , syrien, afghan, soudanais qu’il nous présente comme « fuyant la misère et (ou) les persécutions ». Nos lecteurs apprécieront le « ou » qui dit bien ce qu’il veut dire : nous avons affaire à des migrants économiques qui, au lieu de se créer un avenir dans leurs propres pays, préfèrent venir profiter des largesses du nôtre.


Klara Von Kustniz
klara Von Kustniz

Et des largesses, il y en a. Mélanie Heintz-Berger, responsable gestion-développement-RH du site PSA Groupe de Mulhouse, se réjouit. Enfin des travailleurs motivés. De là à insinuer que le travailleur français n’est pas, lui, motivé, voire ne serait qu’une insigne feignasse, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. Citons les paroles du responsable de l’école de formation qui accueille nos chers migrants : « En matière de motivation, c’est le jour et la nuit. Ils ont la volonté pour apprendre étonnante. Et ce sont des gens incroyablement respectueux et polis. » Les chômeurs de Mulhouse, sans motivation, incapable d’apprendre un métier, malpolis et mal-élevés apprécieront. De plus, les chers réfugiés économiques font preuve de cohésion, ce qui n’est visiblement pas le cas des feignants locaux qui doivent passer leur temps à s’enguirlander à la cafétéria.
Nos Bisounours apprentis monteurs à la chaîne se réjouissent en effet d’être bientôt des esclaves du système pour la somme mirobolante de 1500 euros par mois, de quoi vivre comme des nababs motivés et polis. Eux au moins, ils ne vont pas se syndiquer et casser le profit à coups de grèves injustifiées.
Certes, ils n’ont aucune idée du travail qui leur est demandé et parle à peine le français mais ils bénéficient d’un formateur pour neuf alors que les français de souche profitent d’un pour douze. Qu’importe les difficultés de compréhension, on ne demande pas à un esclave de tout comprendre. Il lui suffit d’obéir à ses maîtres et au moins, quand on ne parle pas français, on n’enquiquine pas le patron avec des revendications salariales.

FACE to FACE

Derrière ce splendide conte de fées se trouve la fondation FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion) fondée par 13 grands groupes (16 actuellement) sous l’égide de Martine Aubry et présidée par le président du CA Engie Gérard Mestrallet, . Il est aidé dans sa tâche par trois vice-présidents : Alain Roumillhac, Manpowergroup France, André Renaudin AG2R La Mondiale, Thomas Buberl Axa et par un collège de personnalités de droit ou «  qualifiées » : Gérard Collomb, Muriel Pénicaud, Jacques Mézard, Julien Denormandie , Agnès Buzyn, Jean-Charles Naouri (PDG de Casino) et Caroline de la Marnierre (Capital Com). Une belle brochette de philanthropes.
La fondation FACE parraine le projet Bienvenu.e.s qui ne s’est pas seulement occupé de l’avenir de nos neuf Bisounours mais a permis à 840 « primo-arrivant.ae.s » de trouver un emploi dans douze territoires français. Entendre par « primo-arrivant » : personne en situation régulière vivant depuis moins de cinq ans en France et signataire du contrat d’intégration républicaine. L’histoire ne dit pas si l’intégration républicaine a l’intention de fournir un avenir aux 28% de chômeurs mulhousiens.
La Fondation FACE, toujours aussi philanthropique, a reçu du FAMI (Fonds Asile Migration Intégration ) de l’Union Européenne la somme astronomique de 294 431 400 euros pour la période 2014-2020, de quoi assurer un bel avenir à nos gentils Bisounours et soutenir la migration légale dans notre beau pays de France, terre d’accueil de toute la misère du monde, sauf de celle de ses concitoyens chômeurs.
Chez PSA, on se frotte les mains. Voilà de futurs salariés qui auront la reconnaissance du ventre. Cela change de ces feignasses de français qui osent réclamer des pauses-pipi sur la chaîne de montage et empêchent les philanthropes de s’enrichir en rond.
Mais attention qu’un jour, le brave Bisounours qui aura bien appris le français ne sache lire les revendications de ses camarades et ne se révolte contre ses maîtres. Qui joue avec le feu un jour se brûlera.

 

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