Paris blues : je suis une légende …

dans Zones occupées

Un lecteur nous écrit. Ceux qui pensent que Paris sera toujours Paris sont des imbéciles ou des aveugles. Pour des raisons diverses et variées, je fus amené à passer une journée complète dans notre belle capitale et j’en suis revenu bouleversé. Il a fallu tout d’abord affronter la SNCF et les services du Train à Grande Vitesse dans lesquels toute trace de service a disparu. Vous voyagez en seconde ? Plus de bar à votre disposition. Vous espériez un café ? Un jus d’orange ? Même à un prix prohibitif ? Mourez de soif, les gueux.


J’eus la chance d’avoir une place dans le « carré », là où quatre places se font vis à vis, ce qui me permit d’avoir pour voisins de voyage une famille de bobos bien-pensants probablement vegans et affublés de deux enfants adoptés d’origine visiblement subsaharienne. Quand on a les génitoires vides et le ventre sec, on a au moins la décence de s’occuper d’associations d’aide à l’enfance et on n’est pas obligé de prêter le flan à une accusation possible de néo-colonialisme en adoptant subsaharien et on épargne ainsi à Bonne-Maman d’expliquer aux voisins pourquoi ses petits-enfants sont des congoïdes.
Je lisais tranquillement Rivarol lorsque je perçus une certaine agitation chez mes voisins, agitation tempérée par une lâcheté parfaite d’occidental castré. Le bobo se contenta de jeter des regards furibonds vers mon journal et sa femelle d’expliquer posément aux deux bambaras que non, ce n’était pas discriminant que les filles soient assises sur une banquette et les garçons sur l’autre, c’était juste le hasard.
Face à moi, un monsieur bien mis expliquait tranquillement à son voisin de siège à quel point son fils était un être extraordinaire car il avait participé à un jeu télévisé survivaliste intégralement bidonné, tandis que deux asiatiques hurleurs s’écharpaient pour la possession d’un fauteuil. Un vrai plaisir, ce voyage.
Arrivé à la gare du Nord, le bain de foule intense qui m’attendait n’était guère pour me réjouir, d’autant plus qu’ayant un rendez-vous à l’autre bout de Paris, il me fallait choisir un moyen de transport : métro, bus, taxi, trottinette électrique, vélib ou cette nouvelle invention de notre uberisante société, le VTC ?
Ayant largement passé l’âge des deux roues, électriques ou pas, et étant assez pressé, j’optais pour le taxi non sans remarquer qu’à la descente du train, pour peu que vous soyez un voyageur de première, la SNCF avait proposé un service de réservation de VTC (Voiture avec Chauffeur).
Vous voyagez en seconde ? Marchez, les gueux. Finalement, je me retrouvais dans un VTC de maraude qui m’avait alpagué fort courtoisement en dehors du circuit officiel et pour tout dire au marché noir du transport. Le brave homme poussa la politesse jusqu’à me mettre ma station musicale préférée sur sa TSF motorisée et à me faire vivre les sueurs froides du grand 8 en traversant Paris à toute allure. Finalement, j’arrivai largement à l’heure à destination. Le marché noir, ça a du bon et ça nous rappelle le bon vieux temps.
Mon rendez-vous vivait dans les beaux quartiers à proximité de l’Etoile et j’avoue que je retrouvais là le beau Paris, celui des bâtiments art nouveau aux charmantes mosaïques et aux fenêtres fleuries, le Paris de Brasillach où les gardiennes d’immeuble sourient aux passants en sortant les poubelles, à la différence près que les gardiennes du XXIème siècle parlent une langue inattendue et sont vêtues de boubous colorés.
A peine mes obligations liquidées et le temps m’étant favorable, je décidai de remonter tranquillement à pied vers la rue du Simplon afin de faire quelques emplettes dans le quartier serbe. Pour qui ne connait pas cette petite rue parisienne, on y sert un alcool de prune fort aimable, on peut s’y procurer le kajmak et le Hajvar qui feront les délices des enfants à votre retour, on y parle un serbo-croate châtié et si vous avez de la chance, vous pourrez croiser au bar une bande de joyeux popes qui boivent le coup avant de retourner dans leur petite église au milieu de la rue. Un inconvénient cependant, le Simplon est une enclave en territoire mahométan et à peine franchi le coin de la rue, vous vous retrouverez à Bab-el-Oued.
Je ne sais ce qu’il me prit de vouloir me rendre là-bas à pied. Un rayon de soleil ? Un air de printemps sur Paris ? Je quittai donc les beaux quartiers progressivement pour me diriger vers l’avenue de Clichy et ce fut le début du calvaire. Plus je progressais, plus la couleur s’imposait, le comble étant atteint aux alentours de La Goutte d’Or, quartier populo si habilement décrit par Zola dans L’ Assommoir.
Toujours populo, mais infiniment moins européen. Une foule grouillante composée de big mamas en boubou, de salafistes en robe blanche, de jeunes rappeurs mal élevés, de subsahariennes obèses en short moulant d’une rare vulgarité, des boutiques halal, des coiffeurs racialisés, des détritus, des cris, des vendeurs à la sauvette tentant de me fourguer illégalement qui des cigarettes de contrebande, qui un parfum de marque tombé du camion, des marabouts insistants décidés à sauver mon avenir, toute une foule bigarrée où la couleur blanche a entièrement disparue. Parfois, au coin d’une rue, un vieux monsieur de type caucasien, en costume bien mis, erre, son cabas à la main, à la recherche d’une pitance du terroir. Ses yeux hagards, qui semblent ne rien comprendre, parcourent la foule dense et colorée tandis qu’une vieille dame qui pourrait être son alter ego féminin marmonne seule au milieu du trottoir. Les quelques blancs qui restent dans ces quartiers semblent tous avoir perdu le sens commun. Plus rien n’arrête leurs pensées, plus rien ne les rattache à leur ville. Ils sont en exil sur leur propre terre.
Quelques touristes japonaises, fines comme des porcelaines de Saxe, au teint protégé du soleil par de gracieux parapluies de dentelle fleurie, survolait le quartier de l’air dégoûté d’une chatte de pure race au poil lustré qui a croisé un chien des rues nauséabond et galeux. Gageons que nos nipponnes ne remettront jamais les pieds dans le beau Paris.
Et le calvaire continuera jusqu’à Simplon puis jusqu’à la Gare et le train où, haletant, je me jetai après avoir, épuisé, décidé d’utiliser le métro.
Grossière erreur.
Dans une rame de métropolitain, je comptais environ cinq aryens sur la foule immense des mâtinés cochon d’Inde. Parfois, une lueur d’espoir : un peu de couleur plus claire à l’horizon. Hélas, trois fois hélas, il s’agissait d’un mahométan ou d’un rabbin à chapeau.
Le grand remplacement est une vue de l’esprit pour l’homme blanc qui s’est réfugié dans les beaux quartiers, protégé par l’argent qui empêche le peuple coloré de s’offrir des logements dont le loyer approche le PIB de l’Ethiopie et de la Lybie réunies. Mais qu’il prenne garde, la foule tentaculaire s’étend, grossit, enfle comme la marabunta qui dévore tout sur son passage. Un voile obscur recouvre tout, dévore tout, étouffe tout.
Je sais aujourd’hui que moi, homme blanc, français de souche, aryen de race, je ne suis plus qu’une légende.

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