« Vouloir développer l’Afrique selon un modèle consumériste européen est un leurre »

dans Entretiens

NSP : La remigration est un slogan politique utilisé par différents partis et groupuscules politiques. N’est-ce pas une futilité politique qui rassure ? En effet, vouloir arrêter l’émigration massive en mettant des murs, des barbelés voire des soldats, ne présente aucune garantie de succès, si la source n’est pas tarie. Ces émigrés (clandestins ou non) viennent pour profiter d’un système économique supérieur à celui de leur pays. Ne faudrait-il donc pas les aider ou leur donner les moyens de développer leurs pays en terme d’infrastructures (écoles, routes, entreprises, etc) sans retomber dans l’ingérence et la tutelle dominatrice ?

CT : Qu’on veuille le reconnaître ou non, la colonisation a imposé un système politique et économique global, étranger au monde africain qui est pluriel, assorti d’une vision commerciale jacobine nord-sud entre l’ex-métropole et les pays devenus indépendants.

Il n’existe aucun héritage colonial économique transverse en Afrique, et encore aujourd’hui aucune infrastructure logistique d’envergure permettant les échanges entre les divers pays qui n’ont – surtout en zone sahélienne – que très peu de capacités de création de richesses.

Et n’en déplaise au président Macron – totalement navrant lors de son discours de Ouagadougou – ce n’est ni avec l’extension d’internet ni avec la création de start-up qu’on fera pousser des fruits et des légumes !

Le système politique « démocratique » imposé par les droitsdelhommistes européens est étranger à l’Afrique, comme l’est le système bancaire international : ce sont des concepts d’importation imposés qui n’ont rien à voir avec les cultures et les mentalités africaines qui, en outre, n’ont pas le même rapport au temps que la nôtre.

L’Afrique a deux problèmes majeurs à résoudre préalablement à tout développement économique : 

  • la capacité d’autosuffisance alimentaire.
  • la capacité de création d’emploi pour une population massivement aussi peu éduquée.

Ces deux problèmes sont démultipliés par la menace majeure qu’est la démographie galopante.

C’est le pire des maux de l’Afrique que les religions primitivement importées, de source musulmane ou chrétienne, vont indiscutablement contribuer à aggraver.

La maîtrise de la démographie est la première condition à toute recherche d’un développement possible pour ces pays.

Bien avant que Bernard Lugan ne l’énonce, s’inquiétant des directives de l’OMS dans le cadre de la lutte contre le paludisme, j’ai souligné que les deux pires maux dont souffre l’Afrique sont les antibiotiques et la vaccination ! (Au passage, la lutte chimique telle qu’elle est envisagée contre le paludisme, si elle s’avérera très rentable pour les industriels de la chimie, est une menace majeure, pour ne pas dire un cataclysme annoncé, pour la faune, la flore et finalement les populations elles-mêmes. Un constat de mort très angoissant, déjà avéré aux Antilles dans la lutte contre le chikungunya, mais qui ne décourage pourtant pas les bureaucrates.)

Vouloir à tout prix développer l’Afrique selon un modèle consumériste européen est un leurre et risque de retarder encore son développement.

Le vrai racisme, ce n’est pas de considérer que « les Africains ne sont pas comme nous », mais bien de refuser d’admettre « qu’ils ont leurs originalités, leurs potentialités et leurs personnalités propres ».

L’idéologie antiraciste mal comprise (et c’est bien le cas pour nos idéologues de gôche) conduit nécessairement à la négation de cette négritude dont Léopold Sédar Senghor faisait l’apologie …

Comprendre enfin cela conduit à admettre que le développement de l’Afrique ne peut se faire que selon un autre schéma que celui qui règne en Europe et qu’on veut lui imposer, concocté dans les salons feutrés de Paris, Rome, Bruxelles ou Washington … pour le seul profit des multinationales. Les migrants, essentiellement « économiques », qui servent d’idiots utiles à ceux qui veulent détruite l’Europe ne sont pas là par hasard !

Ceux du Niger, du Tchad ou du Mali n’ont pas même l’excuse de dire qu’ils auraient « perdu » quoi que cela soit du fait de guerres ou de troubles divers !

Ils ne sont là que pour profiter d’un système et trouveront toutes les parades pour rester, usant – comme vient de le faire très justement remarquer Gérard Collomb, qui n’est franchement pas de mes amis – des aides et des libéralités nationales qu’ils choisissent : «les migrants font du « benchmarking».

Ceux-là ne repartiront jamais sauf à prendre des mesures politiques simples telles que l’Australie les a mises en pratique avec le succès que l’on sait.

Tous les pays seraient « pour », mais l’Europe supranationale immigrationniste veille et fera tout pour empêcher les peuples européens de se défendre !

La plupart des vrais migrants fuyant les guerres, ceux de Syrie, ou d’Irak ne souhaitent pas rester en Europe et regagneront leur pays dès qu’ils le pourront, s’ils ne sont pas intégrés à la société française en y apportant déjà leur contribution.

La « remigration » ne concernerait en fait que les profiteurs du système, qui sauront la contourner, comme ces Roms expulsés qui reviennent en France au bout de trois mois. C’est donc un leurre !

D’autant que localement, ceux qui fuient l’Afrique pour aller tenter leur chance en Europe sont en général localement des individus très mal considérés : des lâches ou des fainéants qui abandonnent leurs villages et leurs familles, ou ceux qui ont ponctionné l’argent de leur tribu pour se payer le voyage ; d’où le fait qu’ils savent qu’ils seraient très mal accueillis à leur retour !

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