Slate, le journal de Rothschild

dans La voix de son maître

Slate, organe de presse américain fondé en 1996, dont le président est Jacob Weisberg  s’est enrichi d’une filiale française créée en 2009 par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde. Eric Leser, ancien du Monde lui aussi, Johan Hufnagel, ancien de Libération et le sublime philosophe Jacques Attali.  Tous plus crédibles les uns que les autres dans leur attachement à « l’indépendance » des médias. Ce média bien entendu bénéficie des subsides de l’Etat 1


Rédaction NSP
Franc sudiste

Depuis juin 2017, les principaux actionnaires du Slate français sont Ariane et Benjamin de Rothschild. La prise de contrôle qui s’est opérée via la société Cattleya Finance domicilié au Luxembourg. leur a permis de restructurer entièrement l’équipe de direction avec l’homme d’affaires Marc Sillam au poste de directeur général et de Christophe Carron comme rédacteur en chef. Cette  refonte totale s’est soldé par une diminution du nombre des journalistes de la rédaction …  si un actionnaire était un philanthrope, cela se saurait.
Les nouveaux actionnaires comptent bien faire de Slate un outil rentable et ce n’est pas avec d’anciens gratte-papier du Monde et un vieux thuriféraire de la mondialisation en mode « Jerusalem capitale du Nouvel Ordre Mondial » qu’on va se gratter des dividendes.
Le Slate français pourrait  remplacer Le Monde comme outil de propagande mondialiste. Voilà qui fait quand même plus sérieux qu’un journal cacochyme sous perfusion et qui ravira les vieux profs et autres cadres dynamiques de notre pays désireux de changer de spiritualité. Il était temps de s’adapter à l’air du temps avec un outil médiatique à la pointe du progrès new-yorkais et d’enfiler le caftan à la place de la soutane pour mieux promouvoir la démocratie globale.
Les lecteurs attentifs de Slate reconnaîtront dans ce média mainstream une patte élitiste et parfois d’un anti russianisme primaire où Poutine est mis à toutes les sauces, comme dans ce dossier très complet sur le président russe accusé notamment « davoir peut-être tué des soldats turcs » de « vouloir changer la constitution pour garder le pouvoir » ou encore de « vouloir attaquer un pays mais on ne sait pas lequel ».
Si ça continue, avec Slate, Poutine sera responsable de la fin des dinosaures et de l’attaque des martiens.
Quant au côté culturel élitiste du magazine, inutile de faire un dessin, Slate s’en charge bien  en promouvant la pornographie sous couvert de refléter la société, mais rassurons-nous, Slate ne se contente pas de parler de fesses mais peut aussi écrire sur le cinéma, même celui de science-fiction arabe …
Dieu merci, il reste un media indispensable en ce qui concerne le devoir de mémoire
.
Voilà qui devrait faire plaisir à Eric de Rothschild, président du Memorial de la Shoah et cousin du principal actionnaire Benjamin.


  1. http://www.slate.fr/story/15375/slate-et-les-subventions.

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