L’avertissement de Michel Poniatowski, il y a … 47 ans

dans Zones occupées

D’éternels vrais et surtout faux naïfs, évoquant la submersion migratoire que l’ensemble de la classe politique n’aurait prétendument pas vu venir et la fatalité présidant sans doute à son déferlement – ce qui, selon eux, les innocenterait à bon prix -, ne retrouvent une (fausse) hardiesse que pour vilipender les plus clairvoyants de leurs contemporains, ceux qui ont alerté à temps et contretemps contre la catastrophe qu’engendrerait inéluctablement une immigration durablement incontrôlée.

Rédaction NSP
Antoine Talandiet

A quelques exceptions près, nous savons que l’immense majorité de ces clairvoyants appartiennent à ce qu’il semble convenu d’appeler l’extrême-droite devant les figures de laquelle les ouvriers de la onzième heure devraient chaque jour s’incliner avec déférence.
Parmi ces notables exceptions, citons Michel Poniatowski, qui recouvra, au sujet de l’immigration, une lucidité dont nous eussions aimer tirer parti avant la parution de ses mémoires, en 1997. « Mieux vaut tard que jamais ». Voici donc ce qu’écrivait Michel Poniatowski, par ailleurs proche de Giscard et soutien de la loi Veil, en 1997, voici quarante-sept ans, il y a près d’un demi-siècle, lorsque tout était encore possible sinon facile :

« Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluriethnique et pluriculturelle que l’on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer.
Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but. (…)
Ces pages peuvent apparaître cruelles, mais elles correspondent à un sentiment très profond.
Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l’immigration africaine et notamment musulmane.
Si tel n’est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain.
Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours.
Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d’abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées.
Nos temps sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes.
Nous allons vers des Saint-Barthélemy si l’immigration africaine n’est pas strictement contrôlée, limitée, réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un effort d’intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire répression.
Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu’un charter rapatriera des envahisseurs illégaux.
Il faut donc ainsi que ce cher vieux pays restitue à l’état sa place normale.
Les libéraux l’ont affaibli, les socialistes l’ont détruit. Où sont les grandes tâches dévolues à l’État ?…
La Justice, l’Armée, l’Éducation nationale, la Sécurité, la Police, notre place en Europe ?… En miettes !! … La France est à l’abandon, et en décomposition à travers le monde.
Sa recomposition est dans un retour énergique à l’unité et à la cohérence, et de la Nation et de l’État.”
Si la vérité vous choque, faites en sorte qu’elle devienne acceptable mais ne bâillonnez pas celui qui en dénonce l’absurdité, l’injustice ou l’horreur … »

Qu’ajouter à ce constat, hélas sans suite, posé il y a près de cinquante années ?

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