“Symboles de haine”

dans Tour d'horizon

La haine est un concept très à la mode et extrêmement lucratif ! Tout est bon pour justifier une récrimination, voire une plainte judiciaire, car les spéculations mentales les moins justifiables sont prises en compte à partir du moment où elles sont portées par des groupes ethniques spécifiques ou des associations ad hoc.


Rédaction NSP
Claude Timmerman

 Et là, l’imagination est sans limites…
On voit ainsi dénoncés les liens les plus improbables avec le racisme, l’antisémitisme, le LGBTQIsme et autres « ismophobies » à travers des plaintes, devenues lucratives dans la mesure où avec la complicité de nos dirigeants, de ses tribunaux, de la presse aux ordres, les dommages et intérêts, manne de ce siècle, pleuvent dans l’escarcelle des « pompes à phynances » créées cet effet…
Chacun se rappellera la sentence de Finkielkraut à propos de la fameuse quenelle de Dieudonné : « une France multiethnique se constitue autour de Dieudonné à travers ce geste obscène de la quenelle, geste antisystème peut-être, mais dans la mesure où le système est sioniste, geste antisémite. »
Partant de là, tout est dit, et l’étalon de la haine étant l’antisémitisme, certains, ayant trop bien assimilé la reductio ad Hitlerum s’en donnent à cœur joie…
La dénonciation de cette « haine » est un sport international qui conduit parfois à des développements inattendus auxquels chacun est prié – sinon contraint – de s’associer…Même dans des cas les plus loufoques où le rapport des faits à une quelconque manifestation d’antisémitisme avéré est pour le moins acrobatique, sinon cocasse…
C’est ainsi qu’il a été souligné le travail inlassable de l’Antidiffamation league pour traquer et dénoncer des « symboles de haine » qui n’ont rien d’évident pour l’observateur non averti, même en se donnant beaucoup de mal…
De même on devra saluer la vigilance obsessionnelle de ceux qui font du nazisme l’alpha et l’oméga du nouvel horizon politique …
La question trouve pourtant ses limites dans les rapports d’appréciation du sujet concerné soit par un élu, soit par un goy.
Ainsi il est de bon ton de vilipender Wagner parce que cet immense compositeur était admiré par Hitler.
Wagner est même quasiment interdit de représentation en Israël…
En revanche, on se doit de porter Charlie Chaplin aux nues par ce qu’il était communiste et juif…
Pourtant Hitler l’adorait et se faisait passer ses films (notamment « Le dictateur ») dès qu’il avait un moment de loisir !…
Si vous avez bien compris, puisque Hitler aimait les deux : Chaplin bien – Wagner pas bien…
C’est dogmatiquement limpide non ?
Instrumentaliser les symboles du nationalisme devient aussi aujourd’hui une obligation pour dénoncer le « souverainisme », dernière conceptualisation de l’antisémitisme et du racisme suivant la vindicte du gourou Attali…
Il ne faut donc pas avoir peur de tirer tous azimuts !

Application …

A l’occasion d’un article du Times of Israël du 4 octobre dernier sur la sortie d’une autobiographie des Goscyny, la question se poserait en bonne logique avec une nouvelle acuité :
Le « double portrait » des Goscinny dessiné par Catel.
« Figure de proue de la BD française, Catel Muller, dite Catel, est auteure de romans graphiques dans lesquels elle se donne pour mission de mettre à l’honneur des femmes dont le rôle a été occulté par l’Histoire. Alors, qu’on ne s’y trompe pas : si le dernier album de la dessinatrice féministe est, pour la première fois, consacré à un homme – René Goscinny – il comprend une héroïne en la personne d’Anne Goscinny, fille du célébrissime scénariste. Et voilà que prend vie, sous les traits d’un trio inattendu, le foisonnant « roman des Goscinny », dessiné, conçu, écrit par Catel, avec la complicité d’Anne Goscinny et les mots de René Goscinny. La dessinatrice raconte également comment ce travail lui a fait prendre conscience de ses origines juives. »
L’article est illustré par l’image ci-dessous que j’ose à peine reproduire : Goscinny coiffé d’un casque ailé ! J’attends les hurlements du CRIF, du BNVCA, de la LDJ, etc…

Parce que faire coiffer Astérix d’un casque celte, cela peut s’imaginer, et c’est ce qu’a fait Gosciny sans comprendre que c’était aussi le casque des Walkyries, et que l’on entrait par-là dans l’univers des Nibelungen… Il y a fort à parier que Catel Muller n’y a pas songé non plus…
Mais, elle, elle bénéficiera de toute façon de la clause ethnique d’indulgence … On ne lui reprochera donc pas, pas plus qu’on ne l’a reproché à Goscinny, d’apologiser le IIIeme Reich…
Vous ne voyez vraiment pas pourquoi ?
La ressemblance est pourtant frappante : l’aile a le même nombre de plumes : 6 !
Pour ceux qui n’auraient pas fait le lien, cet écusson est l’insigne de la 38 division SS « Nibelungen ».

Créée dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, le 27 mars 1945 par l’intégration des cadets de la Junker-Schule de Bad Tölz, cette division ne vécut que 6 semaines (dissoute le 8 mai 1945). Ce fut la dernière division SS … C’est historiquement bien le cadre d’un « crépuscule des dieux »…
C’est le titre d’un sublime opéra de Wagner que je préfère retourner écouter plutôt que de me pencher gravement sur les délires hallucinatoires de ceux qui voient Hitler dans une théière, ou penseraient à faire un procès pour « apologie de crime contre l’humanité » à une illustratrice !


Les Nibelungen, Fritz Lang 1924. Ce monument de Fritz Lang reprend la saga originelle des Nibelungen et non pas l’adaptation en  livret de la Tétralogie de Wagner. 

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