Syndrome du « cou texto » et de la bête à cornes

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Depuis quelques années, se développent de curieuses pathologies dues à l’usage intensif des smartphones, tablettes et autres instruments à décérébrer : le syndrome du cou texto et la protubérance occipitale externe élargie, à savoir la corne qui pousse à l’arrière de la tête.


Rédaction NSP
Ivan Lévy

La plupart des jeunes gens que nous croisons dans la rue ne sont plus que des appendices de smartphones ; ils marchent, la tête courbée, vous bousculent, ne communiquent plus entre eux dans la vraie vie et s’avachissent à la moindre occasion le nez dans leur petite machine à rêve. Le téléphone portable dont l’intelligence est inversement proportionnelle à celle de ses utilisateurs propose une multitude d’applications parfaitement inutiles et fort coûteuses qui font la joie des adolescents trop stupides pour se rendre compte qu’ils en sont devenus les esclaves. Les conséquences de son utilisation sur la vivacité intellectuelle des jeunes ne sont plus à démontrer : ils ne lisent plus, ont le vocabulaire d’un chien anémique et la culture d’une huître morte. Le système a bien réussi son coup : ils ne risquent pas de se révolter, la tête rivée sur les écrans dispensateurs de bêtise. Ils ne pensent plus, ne réfléchissent plus, ne regardent plus le monde, ne s’intéressent plus à rien de ce qui est le monde réel. L’inventeur du premier engin curieusement appelé IBM Simon peut être fier.
D’ailleurs pourquoi avoir nommé le prototype Simon ? Si l’on se penche sur l’étymologie de ce prénom d’origine hébraïque, il peut signifier « qui a le nez camus » ou « dont Yahvé a entendu la souffrance ». Yahvé semble avoir entendu la souffrance de l’inventeur qui depuis ce jour béni, est certainement à l’abri du besoin. Laissons-le à sa conscience face aux dégâts provoqués par sa technologie. Nul ne pourra dire : « je ne savais pas ».

Le syndrome du « cou texto »

Non content de détruire les capacités intellectuelles des jeunes générations, l’utilisation intensive du smartphone commence à provoquer des dégâts physiques, en particulier ce que les ostéopathes nomment le syndrome du « cou texto ». Les praticiens voient affluer dans leurs cabinets des adolescents qui pour avoir passer le plus clair de leur temps éveillé sur leur ordinateur portatif ressentent de violentes douleurs au cou et dans les épaules, des migraines et des engourdissements des membres supérieurs. Il s’agit en fait d’un spasme du muscle trapèze causé par le fait d’avoir continuellement la tête baissée et le regard tourné vers le bas. Le remède est évident : jeter la machine mais nos sociétés mercantiles préfèrent payer des soins prohibitifs à de jeunes malades en attendant qu’ils deviennent des vieux perclus de douleurs à qui on pourra vendre tout un tas d’anti-douleurs. Big Pharma se frotte les mains.
Pire encore, le crâne de nos chères têtes blondes se déforme à force d’être penché en avant, posture aussi peu naturelle que peu digne d’un être humain évolué. Une protubérance occipitale externe élargie, phénomène observé pour la première fois en 1885 chez des personnes âgées au cou courbé par certaines pathologies, se développe comme un nouvel os afin de permettre au corps de rééquilibrer le poids du crâne.

Les nouvelles bêtes à cornes

Les chercheurs ont étudié un groupe de 1200 personnes âgées de 18 à 86 ans et ont découvert une proportion alarmante de cas de « corne » chez les jeunes de 18 à 29 ans. Une seule explication possible, la tête courbée en permanence comme chez les sujets très âgés mais pour d’autres raisons, en particulier le regard toujours rivé sur les tablettes et autres bidules portables. D’après le magazine Forbes 
Toutes ces cornes chez nos enfants n’ont bien sûr rien de démoniaque et il vaut mieux en rire. De la part d’un magazine qui vient de mettre au point le journaliste artificiel, subtilement nommé Bertie du nom du fondateur du journal, voilà qui ne manque pas de sel, ni de soufre. Bertie, l’Intelligence Artificielle au service du journalisme, sera étendu à l’ensemble des 2500 contributeurs qui écrivent dans le magazine, d’ici fin 2019, aux Etats-Unis et en Europe. Bertie n’est rien d’autre qu’un outil rédactionnel qui propose à ses utilisateurs un brouillon tout fait sur le sujet qu’ils envisagent de traiter, assorti d’images sélectionnées d’avance sur internet. Le contributeur n’a plus qu’à peaufiner la chose prémâchée avant de la publier. On savait déjà que les médias mainstream étaient aux ordres de l’oligarchie financière et n’étaient plus que des outils de propagande au service du système , on n’imaginait pas que les journalistes pourtant copieusement serviles seraient si peu remerciés de leurs multiples reptations et aussi vite remplacés par des Bertie électroniques.
Finalement, tout se tient : cou courbé, soumission au système, posture d’esclave, cerveau d’esclave et regard vers le monde souterrain pendant que poussent les cornes. Mais ne soyons pas complotistes et songeons que, même si la bête agit au grand jour et tire littéralement nos enfants vers le bas, elle a déjà perdu comme il est démontré dans la parabole de la femme au cou courbé : « Jésus enseignait dans une synagogue le jour du sabbat. Il y avait là une femme tenue depuis dix-huit ans par un esprit qui la rendait infirme : elle était courbée et ne pouvait absolument pas lever la tête. L’ayant vue, Jésus l’appela et lui dit : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. » Il lui imposa les mains et aussitôt elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. Mais le chef de synagogue, indigné de ce que Jésus avait guéri un jour de sabbat, prit la parole et dit à la foule : » Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là et non le jour du sabbat. Le Seigneur lui répliqua : hypocrite ! Est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas son âne ou son bœuf pour le faire boire ? Et cette femme, une fille d’Abraham, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » Pendant qu’il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient couverts de confusion et toute la foule se réjouissait des choses merveilleuses accomplies par Lui. »  (Luc 10.17)
Laissons donc les pharisiens refuser de délivrer nos enfants et, à l’image du Christ-faisons-le nous-mêmes en les préservant des écrans qui leur feront courber la tête car comme le dit saint Basile : « Les animaux ont la tête inclinée vers la terre et ne regardent que les choses de la terre, tandis que la tête de l’homme est tournée vers le firmament, et ses yeux contemplent le ciel ; car il est appelé à chercher les choses du ciel et à porter ses regards au dessus de la terre. »