Taisez-vous ! La vérité incite à la haine !

dans Editos

Les médias officiels n’ont de cesse de démonter les fausses nouvelles qui ne viennent, bien sûr, que des sites et journaux qualifiés gentiment « d’extrême-droite » et moins gentiment de « fachos ». Malheureusement, ils sont bien souvent obligés de reconnaître, avec un ou plusieurs jours de retard, que les nouvelles en question sont parfaitement vraies. La liesse populaire des “supporters” Algériens a laissé des traces, des morts.


Rédaction NSP
Rédaction NSP

Un match de baballe entre algériens et un quelconque autre peuple et voilà la France à feu et à sang. Pourtant, n’évoluons-nous pas dans le monde merveilleux du vivre-ensemble ? La presse officielle fait ses choux gras des gentils supporters, des bons français enthousiasmés par les victoires de leurs copains algériens. C’est compter sans l’abominable fachosphère qui a le chic pour gâcher la fête en parlant ouvertement et sans pincettes des dégradations, exactions, pillages, violences, agressions et crimes perpétrés à l’occasion de cette merveilleuse fête populaire algérienne. Pas de chance, voilà nos confrères du Figaro et du Huffington Post – il y a des jours où on a honte d’exercer le même métier- contraints d’admettre du bout de leurs lèvres méprisantes que, oui, bon, les supporters algériens ne se sont pas tous comportés comme des Bisounours à loukoums, que, oui, bon, à Roubaix, un lycée catholique a été un peu envahi, pas pillé et saccagé, non ! Tout cela était très bon enfant bien sûr et le fait de quelques avinés. Je croyais que les musulmans ne buvaient pas d’alcool.
Attention, Allah ne va pas être content. Panpan cucul au paradis d’Allah !
Les mêmes journaux découvrent, horrifiés, qu’une pauvre dame a été écrasée à mort avec son bébé lors de la fête populaire mais bon, c’est encore le fait d’un aviné, surtout pas d’un supporter complètement décérébré. Et de vous marteler que cela n’a rien à voir puisque l’assassin motorisé n’était pas algérien mais marocain. Ah ! Vous voyez bien ! Quant à la station de métro incendiée près de Lille, il ne s’agissait que d’un banal fumigène festif qui a mal tourné, un peu comme le mégot de Notre-Dame… Et les pillages des magasins des Champs- Elysées ou d’ailleurs, rien de bien grave, le fait de quelques isolés mal élevés. Les supporters algériens piquent nos drapeaux et les remplacent par celui de l’Algérie en criant « Nique la France ! » ? Bah, c’est juste de l’enthousiasme sportif et un cri comme on en pousse dans les stades face à l’adversaire. C’est bien connu, le supporter est facétieux et dans sa joie, peut être un peu vulgaire contre l’équipe adverse.
Pourtant, l’Algérie ne jouait pas contre la France.
Que vient donc faire ce « Nique la France ! » dans ce joyeux débordement footballistique ? La presse aux ordres ne se pose pas de questions, continue de faire la promotion du vivre-ensemble et se vautre dans la pire complaisance à l’aide d’euphémismes de trottoir pour ne pas inciter à la haine et au racisme. Mais, chers journalistes, si ces exactions n’avaient pas lieu, il n’y aurait aucune incitation à la haine et au racisme. Aussi vendus et bêtes que vous le soyiez, vous pouvez tout de même comprendre que quand les dégradations sont toujours commises par les mêmes, les français soient un peu énervés par ces « mêmes. « Voilà que je me mets à parler comme eux. Rétablissons la phrase en langage normal : « Quand ce sont toujours les immigrés qui foutent le bordel, il est normal que les français aient envie de leur en mettre une et de les voir au gnouf ou renvoyés dans leur beau pays. » Ah j’oubliais, ils sont français. Alors, pourquoi fêtent-ils aussi bruyamment la victoire d’un pays étranger ? Un problème d’intégration peut-être ? Je sais, cher journaliste de l’Alliance, dans votre langage putassier, le « problème d’intégration » signifie le racisme des méchants blancs français de souche. Que je sache, ce n’est pas un méchant blanc facho qui a écrasé la pauvre dame et son bébé, pillé le lycée Saint-Rémi et saccagé les boutiques de luxe des Champs-Elysées. On n’ose imaginer vos cris d’orfraie si cela avait été le cas. Quelle cacophonie ! Vous nous avez plus habitués à des chuchotements gênés.

Quand tous les morts ne se valent pas

Le comble a été atteint ce vendredi 19 juillet, lors de la finale Algérie-Sénégal avec le meurtre sauvage d’un jeune universitaire guinéen Mamoudou Barry. Le jeune homme, doctorant en droit à Rouen, a été sauvagement agressé et massacré à coups de bouteilles par un Turc à papiers estampillés français présentant comme toujours, des « antécédents psychiatriques » 1. La nouvelle est aussitôt sortie dans les médias libres, ceux que vous qualifiez de fachos et de menteurs. Pas de chance, les réseaux sociaux se sont enflammés et vous voilà, aujourd’hui dimanche 21 juillet soit deux jours après les faits, obligés de reconnaître qu’il s’est bien passé quelque chose. Quelle réactivité ! Quel professionnalisme ! Rapportons les faits dans un langage normal : un noir a été lynché et laissé pour mort par un individu qui l’avait auparavant traité de « sale nègre » 2 . Voilà, messieurs les journalistes rampants, ça c’est un fait et les faits sont têtus comme disait Lénine.
Vous passez votre temps à mentir, à dissimuler, à édulcorer les faits qui ne vous arrangent pas. Mensonge par omission est toujours mensonge.
Vous parlez de « violente altercation ». Je vais vous expliquer le sens du mot « altercation ». Il vient du latin « altercatio » de altercor, se disputer, se quereller et de alter « l’autre » Crassus in altercando invenit parem neminem (Cicéron, Brut.43). Une altercation est donc une vive querelle entre deux personnes puisqu’elle suppose un « autre ». Ici, rien de tout cela. Pas d’altercation mais une ignoble agression verbale qui s’est soldée par un lynchage pur et simple, c’est-à-dire une exécution sommaire et sans jugement. Mamadou Barry a été exécuté parce qu’il était noir.
Et vous n’avez même pas le courage de le reconnaître. De plus, le suspect est identifié puisque la scène a été entièrement filmée par les caméras de surveillance. Alors, pourquoi ne pas dire la vérité ? Le suspect vu et identifié, il  a commis un crime raciste contre un noir. Comment allez-vous vous débrouiller avec cette vérité-là ? Je sais, il est difficile de reconnaître que le racisme n’est pas le seul fait du mâle blanc qui vote RN mais pourtant, il va bien falloir en parler. Je vous fais confiance pour user de toutes les métaphores et euphémismes de notre belle langue pour ne pas attiser la haine. Les titres des journaux de l’Alliance – et des canards à la solde- vont vous donner l’occasion d’exercer votre grand art : le mensonge par omission.
En cela, vous vous faites complices des assassins.
Car que veut la justice ?
Que l’on reconnaisse la vérité des faits afin que la famille puisse faire son deuil et être dédommagée. Quand une vieille dame du peuple élu a été sauvagement assassinée, vous n’aviez pourtant pas hésité et avec raison à hurler à la mort pendant des jours, des mois, des années. Vous n’hésitez pas à remettre l’horrible forfait sur le tapis à la moindre occasion favorable, en grand justicier de l’antiracisme que vous êtes. Il y aurait donc des crimes racistes à géométrie variable ? Un guinéen noir aurait-il pour vous moins de valeur qu’une vieille dame ?Messieurs, vous êtes la honte du journalisme mais cela n’a guère plus d’importance car vous avez de moins en moins de lecteurs et vous finirez par disparaître un jour sous le poids de vos mensonges. Vous aurez enfin compris, ce jour-là, pourquoi la vérité incite à la haine.


 

  1. https://www.valeursactuelles.com/societe/chercheur-tue-rouen-le-suspect-dorigine-turque-avoue-109208?fbclid=IwAR2xzDDsq76RULxylVSO9B5PP3bqS0Sn69oItFeo8R21He1ih59q7Pau-oA  
  2. De sale noir, selon le média local qui avait fait un premier article évoquant un mort suite à une altercation. Le carcatère raciste pour l’heure n’est qu’une rumeeur (sic) https://www.paris-normandie.fr/actualites/faits-divers/un-docteur-en-droit-de-l-universite-de-rouen-meurt-apres-une-agression-a-canteleu-NB15363529

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