Tenesoun : “Le clan est une réalité naturelle constituant un corps intermédiaire pour l’individu contre l’état”

dans Résister

Tenesoun vient de voir le jour à Aix-en-Provence. Ce mouvement fidèle à l’esprit des “clans” regroupe  des jeunes qui ont compris que les sociétés, dont la nôtre, sont toutes menacées au profit d’un nouveau monde « multiculturel » mais en réalité uniforme, informe et dominé par la consommation.


Rédaction NSP
Clotaire de La Rue

Votre mouvement vient de voir le jour à Aix-en-Provence. La devise que portent avec fierté vos compagnes et compagnons de résistance interpelle : « Bâtir quand tout s’écroule ». Pensez-vous que la société française s’écroule ?
Tenesoun : Lorsque l’on parle de décadence ou d’effondrement, on peut nous rétorquer, non sans raison, que de nombreuses civilisations se sont effondrées et ont pu renaitre, que les processus de décadence font partie de l’histoire. Bref, il n’y aurait rien de bien grave en soit.
Mais notre époque connait une décadence s’appuyant sur un « progrès » technique presque illimité. On assiste donc à un effondrement anthropologique inédit avec le développement de la théorie du genre (maintenant il existerait des dizaines de genres), l’apparition du transhumanisme, la légalisation du trafic de corps humains avec la GPA et la PMA et le développement de l’intelligence artificielle. Ces bouleversements sont inédits et menacent gravement l’Homme tout en étant légalisé par le pouvoir.
A côté de cela, tout en tuant l’Homme, on détruit les peuples et les identités pour favoriser l’apparition d’un consommateur uniforme et docile.
Immigration massive et grand remplacement, conflits communautaires et colonialisme occidental, les sociétés sont toutes menacées au profit d’un nouveau monde « multiculturel » mais en réalité uniforme, informe et dominé par la consommation. Alors oui, la société française s’écroule mais l’Europe également et un certain nombre de pays du monde entier.

Comme vous l’indiquez dans votre manifeste Tenesoun qui signifie la tenue, la persévérance, ce qui tient, dans un pays où la mobilisation pour l’enracinement, pour la terre et une vraie solidarité est vouée aux fourches caudines de la République, il faut tout de même avoir du courage ?
Alors oui il y a une certaine forme de courage quand on affronte la répression du système. Mais il faut surtout de la rigueur et la discipline au quotidien pour pouvoir résister efficacement. Et surtout il faut la Foi, pour ne jamais abandonner quand tous les camarades abandonnent. Le véritable danger pour un militant réside dans sa volonté et sa rigueur. Trop de militants arrêtent au bout de quelques années. C’est toujours plus compliqué de bâtir tout en devant pallier les abandons.

Vous avez choisi comme emblème le castor en raison de son esprit constructeur, clanique. Cela fera sans doute grincer des dents vos adversaires qui pourraient avoir comme totem la taupe … Le clan est-il pour vous l’avenir face à un monde, une France en déroute ?
Il ne peut y avoir aucune alternative sérieuse sans esprit clanique. Un des fléaux modernes majeurs est l’individualisme. Pourquoi ? Le clan est une réalité naturelle constituant un corps intermédiaire pour l’individu contre l’état. La vraie séparation des pouvoirs est verticale. De plus, l’individu a des devoirs dans le clan et s’impose une discipline librement; contrairement au consommateur individualiste, égoïste et déraciné.

Vous faites référence à une belle citation de Drieu La Rochelle : « on est plus fidèle à une attitude qu’à des idées ». Quel est le moteur de votre attitude et comment cette attitude va -t-elle se traduire sur le terrain, dans votre quotidien ?
Si les idées sont vitales, la valeur d’un Homme repose sur les actes qu’il pose. Critiquer le système ne vaut pas grand-chose si notre mode de vie se résume à métro-boulot-dodo. Il faut donc poser au quotidien des petits actes permettant de tuer l’esprit bourgeois afin de ne pas vivre comme un esclave.
Par conséquent, notre communauté se retrouve tous les mardis et vendredis soir au local pour la formation intellectuelle, des moments de camaraderie et pour y vivre les fêtes essentielles. Ce local est auto-financé par un impôt militant. Il y a également tout le militantisme traditionnel (affiches, tracts, autocollants) et les séances sportives. L’attitude, c’est donc de poser des actes concrets au service d’une grande cause désintéressée.

Vous avez annoncé l’ouverture d’un local. Ce genre d’initiative est réservé dans notre « pays » aux supplétifs du système républicain, les « antifascistes ». Vous ne craignez pas une vague de répression et de désinformation ?
Il y aura comme toujours de la répression et de la désinformation. C’est le prix à payer mais il faut tenir quoi qu’il arrive ces espaces de liberté. C’est tout l’enjeu.

Vous souhaitez endiguer la laideur réelle du monde moderne ; finalement, ne serait-ce pas plus serein et tout aussi actif de mener ce combat loin des réseaux sociaux et de la dictature qui en découle ?
Les réseaux sociaux ont deux utilités essentielles:
– La première c’est de pouvoir inspirer les autres structures locales et donc d’être plus efficace. Une structure sérieuse comme L’Alvarium nous a permis d’envisager une structure purement locale. En communiquant sur ses activités, on peut montrer la voie à d’autres structures et les inspirer voir les inciter à en créer.
– La deuxième, c’est de pouvoir toucher les personnes isolées. Comment rejoindre une communauté si l’on ne sait pas qu’elle existe? Nous ne voulons pas cultiver l’entre-soi mais tisser de nouveaux liens sociaux.
– Enfin de nombreux Français habitent dans des villes où il n’y a pas de structures organisées, mais peuvent garder espoir en se rattachant aux réseaux sociaux, en voyant que certains Français ne se laissent pas faire.

Dernière question, comment les personnes intéressées peuvent-elles vous rejoindre ?
Toutes les personnes intéressées peuvent nous contacter via notre adresse mail: tenesoun.aix@gmail.com ou via les réseaux sociaux (Facebook, Instagram) et passer au local.
Mais nous allons tout mettre en oeuvre pour avoir une véritable présence de rue et dans les universités. Aujourd’hui plus que jamais, nous invitons les Français à ne plus rester seuls et à rejoindre une structure près de chez eux.

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