Théorie du genre : “Cet homme est dangereux!”

dans Tour d'horizon

Le Point n’y va pas quatre chemins en usant de ce qualificatif !  Mais quel comportement qualifie-t-on en ces temps de « dangereux » ? On n’est plus au temps des affiches « wanted » qui font encore les beaux jours cinématographiques des Western …


Rédaction NSP
Claude Timmerman

Un agriculteur conspué par la profession, car il refuse, à la différence de ses collègues, de vaporiser des pesticides à dix mètres d’une cours d’école ?
Un chauffard qui roule à 83 Km/h ?
Un maniaque qui démontre que les études sur la nocivité du tabac ne reposent sur rien de statistiquement irréfutable?
Un négationniste qui ose dire que sur le plan physiologique les carences en cholestérol sont bien plus nocives – voire mortelles – que les excès supposés dénoncés par la médecine, dont les traitements superfétatoires enrichissent les laboratoires ?
Un islamiste qui se fait exploser avec une ceinture d’explosifs ?
Vous n’y êtes pas du tout !
Christopher Dummitt est un universitaire canadien honnête – comme quoi cela existe – qui fait son coming out : il reconnaît avoir raconté n’importe quoi durant des années pour satisfaire au politiquement correct dans les conclusions de ses recherches qui portent… sur la théorie du genre !
L’article, que l’on espère voir susciter une réprobation mondiale contre lui, met les pieds dans le plat : il relate les aveux de ce “chercheur” qui reconnaît avoir tout inventé dans ses élucubrations qualifiées d’études…
Plus grave, Dummitt démonte l’inanité des constructions sociologiques : pour lui, il suffit de prendre pour acquis les élucubrations de quelqu’un pour qu’en citant dans certains travaux les affirmations qu’elles contiennent, celles-ci deviennent des vérités absolues alors qu’aucune analyse n’en a été faite!

Théorie du genre : confessions d’un homme dangereux

Un historien canadien, expert en « gender studies », avoue avoir falsifié les conclusions de ses recherches, au service de sa propre idéologie politique.
“Selon les enquêtes sur les domaines de spécialisation menées en 2005 et 2007 par l’Association des historiens américains, les plus gros effectifs se comptaient dans l’histoire des femmes et du genre, suivis de près par l’histoire sociale, l’histoire culturelle et l’histoire raciale et sexuelle. Autant de domaines partageant avec moi une même vision du monde : que pratiquement toutes les identités ne sont qu’une construction sociale et que l’identité n’est qu’une question de pouvoir.
…/…
À l’époque, pas mal de gens n’étaient pas de mon avis. Toute personne – c’est-à-dire pratiquement tout le monde – n’ayant pas été exposée à ces théories à l’université avait bien du mal à croire que le sexe n’était globalement qu’une construction sociale, tant cela allait à l’encontre du sens commun. Mais, aujourd’hui, ma grande idée est partout. (sic!)
…/…
Aujourd’hui, j’aimerais faire mon mea culpa. Mais je ne me contenterai pas d’être désolé pour le rôle que j’ai pu jouer dans ce mouvement. Je veux détailler les raisons qui me faisaient faire fausse route à l’époque, et celles qui expliquent les errements des socio-constructionnistes radicaux contemporains. J’ai avancé les mêmes arguments qu’eux et que je sais qu’ils sont faux.
…/…
La question du pouvoir alors, est-elle réellement omniprésente ? Peut-être. Et peut-être pas. Pour prouver que c’était le cas, je ne faisais que citer d’autres chercheurs qui en étaient persuadés. Et encore mieux s’ils étaient philosophes avec un nom français. Je me suis aussi beaucoup appuyé sur les travaux d’une sociologue australienne, RW Conwell. Selon elle, la masculinité est avant tout une question de pouvoir – et permet d’affirmer la domination des hommes sur les femmes.
Sauf que ses travaux ne permettent pas de le prouver.
Tout ce qu’elle fait, comme je le faisais, c’est d’extrapoler à partir de petites études de cas. J’ai donc cité Connell. Et d’autres m’ont cité. Voici comment l’on « prouve » que le genre est une construction sociale et une question de pouvoir. Comment on peut prouver n’importe quoi et son contraire.
…/…
Mon raisonnement bancal et d’autres travaux universitaires exploitant une même pensée défectueuse sont aujourd’hui repris par des militants et des gouvernements pour imposer un nouveau code de conduite morale. Lorsque je prenais des verres avec d’autres étudiants et que nous bataillions tous pour la suprématie de nos ego, cela ne portait pas trop à conséquence. Mais les enjeux sont aujourd’hui tout autres. J’aimerais pouvoir dire que ce domaine d’études s’est amélioré – que les règles de la preuve et la validation par les pairs sont plus exigeantes. Sauf que, en réalité, l’acceptation aujourd’hui presque totale du socio-constructivisme dans certains cercles est bien davantage le fruit d’un changement démographique au sein du monde académique, avec des points de vue désormais encore plus hégémoniques qu’ils ne l’étaient à l’époque de mes études supérieures.”
On n’est pas plus clair!
On regrettera que cette introspection, cette sincérité et ces aveux n’aient pas encore atteint les universitaires français…
Et pas seulement en ce qui concerne les domaines du “genre”…

 

Derniers articles Tour d'horizon

Haut De Page