Thomas Beauffet : « nous vivons par amour de notre peuple »

dans Entretiens/Résister

Soutenir les militants qui créent des Bastions Sociaux, les former,  aider ceux qui pourraient poursuivis par la justice,  développer une vraie solidarité nationale … C’est une partie des objectifs que se sont donnés les créateurs de l’association Cicero, présidée par Thomas Beauffet.

Thomas Beauffet, vous avez récemment créé l’Association Cicero. Quel est le but de cette association et quels seront ses moyens d’action ?

Klara Von Kustniz
Par Klara Von Kustniz

TB : Tout d’abord je tiens à vous remercier de l’intérêt que vous portez à Cicero car, en dehors des réseaux sociaux, il est parfois difficile de se faire entendre lorsque nous tenons un discours aux antipodes de la doxa dominante.
Cicero a trois objectifs essentiels. Le premier et le plus important à mes yeux est le soutien moral, financier et juridique que nous apporterons aux prisonniers et justiciables militants du Bastion Social et à leurs familles. Le second objectif est un soutien inconditionnel, par tous les moyens légaux, aux locaux autonomes ouverts par le Bastion Social. Les municipalités et autres préfectures cherchent à tout prix à nous faire fermer. Ce qui est cocasse c’est le deux poids deux mesures des maires, je vous prends l’exemple de Strasbourg où le maire, Roland Riess, a promis de nous faire fermer et a même fait voter une motion en ce sens lors d’un conseil municipal. Cette même municipalité a octroyé, comme chaque année, des subsides conséquents (plusieurs milliers d’euros) au Molodoï, salle de concert et de conférence d’extrême gauche où vous pouvez entendre notamment qu’il faut abattre les militants du BS, casser du « facho » ou encore promouvoir l’accueil sans limite de migrants.
En somme, un beau nid de frelons.
Le troisième objectif sera la mise en place de formations afin que les militants du Bastion Social puissent appréhender au mieux les différentes interactions qu’ils auront avec la police, la justice, voir le milieu carcéral.

Pourquoi avoir choisi une référence à Cicéron ?

TB : J’ai choisi cette référence car d’une part j’ai toujours admiré le personnage et d’autre part il fut un grand avocat, entre autres, défenseur du bien commun face à la tyrannie. C’est ce que nous nous proposons de faire. Car soyons clairs, nous vivons au sein d’un nouveau genre de tyrannie, cette démocrature au service d’intérêts qui ne sont pas ceux du peuple français.

Vous êtes directement en lien avec le Bastion Social qui a pour but la défense « les nôtres avant les autres ». Comment en êtes-vous arrivé au concept « d’espace communautaire » ?

TB :  C’est d’une simplicité absolue, sans un lieu de vie communautaire il est impossible de créer une véritable communauté. La vie réelle, la communauté, ont besoin de bien plus que de faire des collages ou de manifester une fois par an. Nos locaux sont des lieux de vies, nous nous y sentons chez nous car notre cœur y bat.

Récemment, lors de l’inauguration de l’Arcadia, local du BS à Strasbourg, vous avez eu quelques démêlés avec la justice . Pouvez-vous vous expliquer sur ce qu’il s’est réellement passé ?

TB :  C’est une histoire passée sur laquelle je ne souhaite pas revenir.

Quel est votre parcours au sein de la mouvance nationaliste ?

TB : J’ai commencé à militer aux Jeunesses Identitaires à 17 ans, nous étions en Franche Comté à cette époque. C’était une période exaltante. Puis les problèmes internes ont fait exploser notre rêve. Je suis resté autonome pendant quelques années, fondant mon foyer comme chaque européen doit le faire, puis suite à l’attentat contre Charlie Hebdo je ne pouvais plus agir seul comme je le voulais. En 2016 j’ai rejoint la Dissidence Française, le projet était intéressant et j’étais trop vieux pour devenir gudard.
En 2017, lorsque Steven Bissuel et quelques camarades ont pris un bâtiment à Lyon je l’ai rejoint et soutenu en tant que responsable local de la DF. C’était impressionnant de voir tous ces militants, issus de tant de mouvements différents, s’unir pour créer ce dont nous rêvions tous depuis si longtemps. A la fin de l’été 2017 j’ai définitivement rejoins le Bastion Social et ai activement participer à la création du Bastion Social Strasbourg.

Dans une vidéo, vous vous revendiquez clairement « fasciste », ce qui est votre droit le plus strict. Que représente pour vous le fascisme ?

TB : Pour moi c’est l’ordre, la beauté et la préservation sans nostalgie. De mon point de vue la troisième voie est une ode à l’humanité, elle nous pousse à chercher l’équité et les meilleures conditions de vie pour tous.

Les antifas du site La Horde dont Nous Sommes partout a révélé les liens avec les financiers Niel et Pigasse gérant le journal Le Monde organisent régulièrement des manifestations contre l’Arcadia et appellent à la haine sur la page Fermons l’Arcadia, local fasciste à Strasbourg. D’autres locaux du Bastion social ont été dégradés ou murés en France. Des poursuites ont-elles été engagées contre les milices antifascistes ?

TB : Je peux vous assurer que des plaintes ont été déposées contre les dégradations que nous avons subies, notamment pour nos assurances. Car contrairement à eux, nous ne pouvons compter que sur nos propres deniers pour entretenir nos locaux.
Ceci étant dit, les antifas nous indiffèrent. Nous avons des luttes à mener pour notre peuple, notre identité et la justice sociale. Les antifas ne vivent que par haine de nous, alors que nous, nous vivons par amour de notre peuple.

Le maire de Strasbourg Roland Ries, socialiste classé dans le Top 10 des cumulards par Anticor et mis en examen en juin dernier pour soupçon de favoritisme dans l’affaire du « tram de Bamako », s’est insurgé contre l’ouverture de votre local, au nom de la fraternité universelle, allant jusqu’à faire voter une motion de fermeture au conseil municipal. Qu’en est-il de votre lutte contre la si « fraternelle » municipalité socialiste de Strasbourg ?

TB : Roland Riess s’agite en vain. Nous continuerons d’exister pour la bonne raison que nous agissons toujours dans la légalité la plus stricte. Lui et le prefet du Bas-Rhin, assistés par les groupes violents antifas, ne pourront pas nous faire taire. Comme pour le reste, Roland Riess nous indiffère, nous avons un travail à faire et nous le faisons bien…et légalement.

Plus que jamais, les nationalistes doivent continuer le combat. Ne vous arrive-t-il pas de vous sentir abattu face à la propagande bien pensante et aux manipulations des idiots utiles du système ?

TB : Le défaitisme, le pessimisme, sont des aveux de faiblesse, des boulets que les nationalistes traînent depuis trop longtemps. Nous avons décidé d’avancer et si nous tombons, nous nous relèverons. Nous vivons un renouveau de l’idéal nationaliste, pourquoi perdre du temps avec des questionnements inutiles ?

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